Les racines outaouaises de Marc Crawford

«Je suis capable de faire des entrevues en... (Peter Schneider, Archives AP)

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«Je suis capable de faire des entrevues en français et les amateurs vont pouvoir rire de moi parce que je fais des fautes tout le temps!» a affirmé Marc Crawford aux journalistes.

Peter Schneider, Archives AP

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Son français est un peu plus rouillé qu'il l'était il y a un peu plus de 20 ans quand il a dirigé les Nordiques de Québec à leur dernière saison dans la LNH, mais Marc Crawford a bien hâte de le pratiquer au contact de Guy Boucher et Pierre Dorion.

«Mon français est pas pire, je cherche mes mots quelques fois. Guy est meilleur que moi, c'est sûr. Mais je suis capable de faire des entrevues en français et les amateurs vont pouvoir rire de moi parce que je fais des fautes tout le temps. Mais j'imagine que mon français devrait s'améliorer dans le vestiaire au contact de Guy, Pierre et toutes les autres personnalités avec les Sénateurs», a-t-il confié lors d'un point de presse convoqué mercredi matin pour discuter de son embauche annoncée lundi comme associé au nouvel entraîneur de l'équipe.

Comme Boucher, Crawford est un fin orateur. Il a pris plus de 20 minutes pour répondre à une dizaine de questions, en plus de rester pour discuter à bâtons rompus avec quelques journalistes qui le connaissaient du temps où il dirigeait les Royals de Cornwall, où il a toujours sa résidence estivale.

On y a alors appris qu'il a des racines outaouaises, sa mère Pauline Duval étant native de Buckingham, où elle a grandi quelques années avant de déménager avec sa famille à Chicoutimi. Le père de celle-ci, donc le grand-père maternel de Crawford, Joseph Duval, a été conseiller municipal à Buckingham de 1906 à 1908. Son deuxième cousin du côté de sa mère est le chef de police d'Ottawa, Charles Bordeleau.

Comme quoi le monde est petit - et la Suisse l'est encore plus.

C'est là que le contact entre Crawford et son nouveau patron, Guy Boucher, s'est effectué il y a plus de deux ans. «Je lui ai dit à ce moment-là de me garder en tête pour un poste d'adjoint s'il retournait un jour dans la LNH. Je lui ai offert de venir avec moi si jamais c'était moi qui obtenais un poste en premier, mais il ne voulait pas (être assistant)», a-t-il blagué.

La Suisse a été une bonne terre d'accueil pour plusieurs entraîneurs francophones, dont Bob Hartley et, en remontant à la fin des années 1970, Jacques Lemaire, qui est un mentor pour Boucher.

Le bon choix

Crawford est convaincu que ce dernier est l'homme de la situation dans la capitale nationale.

«Je parlais à Jacques Martin l'autre jour et il a fait le commentaire que Mike Sullivan (l'entraîneur des Penguins de Pittsburgh) est bien meilleur maintenant. Ses expériences à Phoenix et Boston le servent bien. Guy a la même chose, il a eu une excellente expérience à Tampa Bay, composant avec beaucoup de joueurs de premier plan en plus des personnes intelligentes qui sont là, comme Steve Yzerman. La deuxième fois (comme entraîneur-chef), tu es prêt à faire les choses un peu mieux. Comme entraîneur, tu fais toujours ça, mais la deuxième fois, tu es mieux préparé, plus à l'aise qu'en arrivant la première fois. Connaître des moments difficiles va t'aider également», a-t-il souligné.

L'ancien entraîneur de l'Avalanche, des Canucks, des Kings et des Stars en plus des Nordiques ne sait pas trop encore quel sera son rôle dans le personnel d'entraîneurs, cela va dépendre des autres hommes de hockey qui seront embauchés par Boucher. Il s'attend certes à toucher à l'unité de désavantage numérique, «qui doit être améliorée, c'est certain», a-t-il noté.

Quand on lui a demandé s'il y a un joueur des Sénateurs qu'il a particulièrement hâte de diriger, il n'a pas hésité un instant: «Erik Karlsson. Je ne le connais pas mais j'ai entendu tellement de bonnes choses à son sujet. J'ai eu la chance de diriger tellement de bons Suédois, à commencer par Peter Forsberg, Markus Naslund, Mathias Olund, Loui Ericksson.»

«J'aime les joueurs suédois, ils ont du talent et ont été élevés d'une manière bien différente. J'ai bien hâte de voir en personne, jour après jour, ce qui le motive. Il est un joueur dynamique et avec Guy, on va tenter d'établir une relation où il va vouloir en donner encore un peu plus (go the extra mile)», a-t-il rétorqué.

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