Boucher, «le premier choix» de Dorion

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« [Guy Boucher] représente tout ce que les Sénateurs recherchaient comme organisation, mais plus important encore, ce que moi je recherchais », a déclaré Pierre Dorion.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le dépisteur en Pierre Dorion adore les choix de première ronde.

Le nouveau directeur général des Sénateurs d'Ottawa a beau avoir discuté longuement avec Bruce Boudreau vendredi, puis avec Bob Hartley au téléphone samedi, il a répété sur toutes les tribunes lundi en présentant Guy Boucher comme 12e entraîneur-chef de l'histoire du club que celui-ci était « mon premier choix ».

« Guy a été la première entrevue que j'ai faite, on s'est rencontré à Hawkesbury, à mi-chemin (entre Ottawa et Montréal). La première entrevue a duré quatre heures, puis la deuxième, avec Randy Lee et Daniel Alfredsson, a duré un peu moins de huit heures. C'est le candidat avec qui j'ai passé le plus de temps... Pour moi, il a toutes les qualités que je recherchais dans un entraîneur. Il représente tout ce que les Sénateurs recherchaient comme organisation, mais plus important encore, ce que moi je recherchais. Avec lui, ça a cliqué dès le début », a dit Dorion en rencontre avec l'équipe des sports du Droit lundi matin.

Plus tard, à la fin d'un long point de presse où il a présenté officiellement Boucher, Dorion a réitéré son point : « Il y a beaucoup de spéculations, mais Guy était mon premier choix. Si certains des entraîneurs les mieux payés comme Mike Babcock ou Joel Quenneville avaient été disponibles, Guy aurait quand même été mon candidat », a-t-il lancé, mentionnant en entrevue à la radio qu'il était aussi certain de son choix que de la sélection d'Erik Karlsson en première ronde en 2008.

Dorion a avoué avoir discuté de paramètres de contrats avec certains candidats, dont Boudreau - qui a finalement accepté l'offre d'un pacte de quatre ans du Wild du Minnesota alors que Boucher a signé un contrat de trois ans dimanche - et Mike Yeo, l'autre finaliste pour le poste. Il a mis fin aux pourparlers quand il s'est entendu avec l'agent du Québécois de 44 ans.

Congédié par les Flames de Calgary mardi dernier, Hartley se serait joint au processus alors qu'il était déjà trop avancé. « Même si Bob avait été ma première entrevue, je pense que Guy aurait été (choisi), sans aucun doute », a mentionné Dorion.

Retour dans la LNH

Quant à Boucher, il savoure évidemment son retour dans la LNH après un exil de trois ans passé majoritairement en Suisse. Il pense avoir grandi depuis qu'il a été congédié par le Lightning de Tampa Bay en mars 2013, après près de trois saisons à leur barre.

« Quand j'ai connecté avec Pierre, c'était clair qu'il y avait un partenariat qui pouvait être très solide. Cette connexion-là est ce qui m'intéressait en premier lieu avec les Sénateurs, on a cliqué du début à la fin, c'était sérieux. Après ça, c'est le type de joueurs qu'on a et les possibilités qu'on a avec l'équipe... J'ai dirigé plusieurs superstars, les Subban, Keith, Benn, St. Louis, Lecavalier, Stamkos, ça devrait me permettre de bien gérer un gars comme (Erik) Karlsson et de connecter plus vite avec lui », a-t-il indiqué.

Alors que la tâche première que lui a confiée Dorion est de resserrer une défensive qui a terminé 29e pour les tirs accordés et 25e pour les buts alloués, Boucher ne veut pas pour autant menotter ses piliers en attaque comme Karlsson et son ancien protégé à Drummondville, l'attaquant Mike Hoffman, qu'il a décrit comme un « game breaker, le genre d'atout qu'il faut chérir ».

« C'est un défi extraordinaire que j'ai hâte de relever... Je suis un gars offensif, bien plus que défensif, c'est pour ça que c'est assez ironique (d'être reconnu pour le système 1-3-1). Oui, mes équipes sont structurées défensivement, mais c'est mon offensive qui m'a fait gravir les échelons. Je me situe toujours dans le haut du classement pour ça. Il faut balancer les choses, mais sans faire baisser l'attaque. Il faut jouer selon les forces du club, mais tu ne peux plus être un entraîneur strictement offensif ou défensif aujourd'hui », estime-t-il.

Au sujet plus précisément de Karlsson, il a ajouté : « Les joueurs qui sont ici ont atteint la LNH grâce à certains atouts. Il faut reconnaître leurs forces d'abord au lieu de trop se concentrer sur les lacunes. Il est un défenseur offensif fantastique, c'est le meilleur de la LNH. Il faut apprécier ça et pousser ton équipe selon ses forces. Est-ce qu'il doit évoluer dans certains aspects de son jeu? Certainement, mais c'est le cas de tous les joueurs. »

Il a l'intention de s'asseoir avec son capitaine et les autres leaders du club, dont Dion Phaneuf et Marc Méthot, qu'il a dirigés au Championnat mondial, dès que possible.

Marc Crawford épaulera l'entraîneur

Marc Crawford... (Photo: AP) - image 5.0

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Marc Crawford

Photo: AP

Les Sénateurs voulaient un entraîneur d'expérience pour bien appuyer leur directeur général recrue. Finalement, ils en auront deux.

En plus de présenter Guy Boucher officiellement comme entraîneur-chef lundi, ils ont également annoncé l'embauche de Marc Crawford comme entraîneur associé, qui aura également comme responsabilité d'effectuer la liaison entre le club de la LNH et le club-école de Binghamton.

Boucher a parlé du besoin de s'entourer de personnes fortes au sein de son personnel d'entraîneur et il a posé un premier geste en ce sens, ne perdant pas de temps à convaincre celui qu'il a côtoyé dans la Ligue nationale A de Suisse à se joindre à lui. Crawford a signé un pacte de trois ans lui aussi.

Gagnant de la coupe Stanley avec l'Avalanche du Colorado en 1996 qui a aussi dirigé les Canucks de Vancouver, les Kings de Los Angeles, les Stars de Dallas et les Nordiques de Québec (avant leur déménagement au Colorado) en 15 saisons dans la LNH (fiche de 549-421-100-77), Crawford avait lui aussi été interviewé pour la succession de Dave Cameron.

« Pierre m'a donné la liberté d'embaucher mes adjoints et on a rapidement fait les démarches pour l'un d'eux. Je tenais à avoir un adjoint avec l'expérience de la LNH comme entraîneur-chef. C'est un homme que j'avais en tête depuis deux ans, pour le moment où je reviendrais dans la LNH, si ça arrivait. Je m'étais promis de travailler avec lui. Dès que j'ai eu le poste, j'ai appelé Marc. Je suis extrêmement heureux de pouvoir l'avoir à mes côtés... Je veux être entouré des personnes les plus fortes possible, car tout part du leadership. Si tu as des suiveux, les choses vont stagner », a indiqué Boucher.

Bilingue lui aussi, Crawford réside à Cornwall pendant la saison morte. Au cours de la dernière campagne, il a dirigé les Lions de Zurich pour une quatrième année, ayant sous ses ordres le probable premier choix au prochain repêchage, l'Américain Auston Matthews.

Un autre entraîneur qui travaillait en Suisse, Léo Luongo (frère de Roberto, des Panthers), serait pressenti pour s'occuper des gardiens de l'équipe, selon RDS, tandis qu'il ne faudrait pas se surprendre de voir Martin Raymond, ancien adjoint de Boucher à Tampa Bay qui est libre comme l'air après avoir été congédié à Drummondville cette saison, être un candidat pour l'autre poste d'assistant.

« Je laisse Guy choisir son personnel d'entraîneurs, tous les entraîneurs que j'ai connus dans la LNH ou dans la Ligue américaine préfèrent toujours avoir le champ libre », a souligné le DG Pierre Dorion.

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