Richardson part relever d'autres défis

Puisque son nom ne figure pas sur la... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Puisque son nom ne figure pas sur la liste de candidats au poste d'entraîneur-chef à Ottawa, Luke Richardson préfère tenter sa chance avec une organisation qui serait prête à lui confier les rênes d'une équipe de la LNH.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le vent de changement chez les Sénateurs d'Ottawa a soufflé jusqu'à Binghamton.

L'entraîneur-chef des petits Senators, Luke Richardson, a annoncé lundi, au lendemain du dernier match du calendrier du club-école, qu'il ne serait pas de retour la saison prochaine.

Alors que son contrat arrive à échéance cet été, il quitte pour tenter sa chance ailleurs, en partie parce qu'il n'est pas sur la liste de candidats à la succession de Dave Cameron dans la capitale.

«J'ai bien apprécié mes quatre saisons ici, mais je crois en mes moyens et je pense que je suis prêt à être un entraîneur-chef dans la LNH. Quand j'ai fait part de ma décision à Randy Lee (assistant au dg) et Pierre Dorion (nouveau dg) après nos deux derniers matches en fin de semaine, ils ont apprécié de le savoir tôt, ce qui facilite la tâche de trouver un remplaçant. Je leur ai ensuite demandé si j'étais considéré pour le poste (à Ottawa) et Pierre a été bien franc, il a dit que je ne répondais pas au premier critère: avoir de l'expérience de la LNH. Il a dressé une liste de candidats et je ne suis pas dessus, ce qui est correct même si c'est décevant. Il est donc temps de passer à autre chose», a indiqué Richardson lorsque joint par LeDroit à Binghamton.

Âgé de 47 ans, l'ancien défenseur qui a joué 21 ans dans la LNH a présenté un dossier de 153-120-17-14 en 304 matches à «Bingo», menant l'équipe à deux participations aux séries. Les Senators ont cependant éprouvé de difficultés cette saison, étant éliminés avec leur fiche de 31-38-7. Les mouvements de personnel ont été nombreux, alors que 13 joueurs ont été rappelés à Ottawa, dont sept qui ont disputé un premier match dans la LNH. Sur les 33 joueurs qui ont endossé l'uniforme des Sénateurs pour au moins un match cette saison, 23 ont joué sous ses ordres.

«C'est ça le plus gratifiant de ce travail, aider des joueurs à progresser pour accéder à la LNH et à avoir un impact une fois rendu là. Ce sont eux qui font le travail, mais si on peut bien les encadrer et leur donner des conseils en chemin, c'est gratifiant», dit-il.

«L'un des plus grands atouts de Luke est sa capacité à enseigner aux joueurs les nuances de ce qu'il faut faire pour devenir un professionnel», a souligné Randy Lee par voie de communiqué, lui qui est le directeur général des Senators.

Originaire d'Ottawa, Richardson a auparavant passé trois saisons comme adjoint avec les Sénateurs, après sa retraite comme joueur en 2008-2009, travaillant sous Cory Clouston (deux ans) et Paul MacLean. C'est à cette époque, en novembre 2010, que lui et son épouse Stephanie ont eu la douleur de perdre leur fille Daron, qui s'est enlevé la vie. À l'initiative de la famille, le mouvement «DIFD» (Do It For Daron) a été créé pour inspirer des conversations concernant la santé mentale des adolescents.

«Nous désirons remercier Luke pour ses efforts et son dévouement au progrès et au perfectionnement des joueurs au sein de notre relève, a dit Dorion. En plus de l'aspect sur la patinoire, je m'en voudrais de ne pas souligner son immense contribution au sein des communautés d'Ottawa et de Binghamton en tant que grand défenseur en matière de santé mentale et du bien-être. Nous souhaitons à toute la famille Richardson la meilleure des chances alors que Luke s'apprête à poursuivre une nouvelle opportunité.»

En attendant de savoir ce que l'avenir lui réserve, Luke Richardson entend rentrer à Ottawa d'ici quelques semaines, après avoir vu son autre fille, Morgan, graduer de l'université St. Lawrence, où elle a joué au hockey lors des quatre dernières années.

Groulx ou Smith?

Parmi les candidats à sa succession, on risque certes d'entendre le nom de l'entraîneur-chef des Olympiques de Gatineau Benoît Groulx, qui a déjà dirigé les Americans de Rochester dans la LAH.

Jason Smith, l'adjoint de Dave Cameron qui s'est vu offrir un autre poste dans l'organisation, pourrait aussi être considéré.

Les «élèves» de Richardson

Pas moins de 23 joueurs qui ont joué à Ottawa la saison dernière ont déjà évolué sous les ordres de Luke Richardson à Binghamton.

Mark Stone, Jean-Gabriel Pageau, Mike Hoffman, Mika Zibanejad, Cody Ceci, Mark Borowiecki, Chris Wideman, Patrick Wiercioch, Fredrik Claesson, Buddy Robinson, Matt Puempel, Nick Paul, Andrew Hammond, Ryan Dzingel, David Dziurzynski, Michael Kostka, Ben Harpur, Philip Varone, Max McCormick, Matt O'Connor, Chris Driedger.

À noter: Zack Smith (deux matches) et Marc Méthot (un seul) ont joué des parties en séjours de réhabilitation en 2014-2015.

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