Dave Cameron n'a «aucun regret»

«Je me suis senti comme si j'avais été... (Sean Kilpatrick, Archives PC)

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«Je me suis senti comme si j'avais été congédié tous les jours pendant trois semaines», a dit l'ancien entraîneur-chef des Sénateurs, Dave Cameron.

Sean Kilpatrick, Archives PC

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Dave Cameron commence à peine à digérer son congédiement par les Sénateurs d'Ottawa.

Rencontrant la presse pour une dernière fois jeudi matin, l'ancien entraîneur-chef n'a cependant pas caché que les commentaires du propriétaire Eugene Melnyk, le 22 mars dernier, à l'effet que certaines de ses décisions avaient fait preuve de «stupidité», l'a affecté grandement.

«Ça a fait mal, je ne pense pas que c'était nécessaire. Je me suis senti comme si j'avais été congédié tous les jours pendant trois semaines», a-t-il dit d'entrée de jeu jeudi matin.

«Vous pouvez m'évaluer tant que vous voulez et me remercier, je comprends tout ça. Mais nous sommes des êtres humains à la fin de la journée... Je ne veux pas parler de ma relation avec Eugene Melnyk, à part pour dire que (ce commentaire) a fait très mal», a-t-il ajouté plus tard.

L'homme de hockey de 57 ans a indiqué que le propriétaire des Sénateurs ne l'avait pas appelé après l'annonce de son remerciement, mardi, par le nouveau directeur général Pierre Dorion, contrairement à ce qu'il avait dit qu'il ferait dans une entrevue radiophonique.

Les deux hommes ont une relation de longue date, Cameron ayant quitté un emploi avec les Senators de Binghamton en 2007 pour retourner diriger les Majors de Mississauga St. Michael's, alors propriété de Melnyk. Il avait mené cette formation à la finale de la Coupe Memorial en 2011, avant de s'amener à Ottawa comme adjoint à son prédécesseur Paul MacLean.

Pas là pour «évaluer» la saison

Cameron n'a pas voulu analyser les raisons qui ont mené à cette décision après une saison et demie à la barre de l'équipe, période au cours de laquelle il a présenté une fiche de 70-50-17. Dorion a parlé du jeu défensif déficient de l'équipe, de ses unités spéciales qui en ont arraché et du fait que l'adversaire a marqué le premier but 51 fois en 82 parties.

«Je ne suis pas ici pour évaluer les performances, on pourrait en parler pour une semaine. J'apprécie l'opportunité qui m'a été donnée, j'ai travaillé avec un excellent personnel et pris des milliers de décisions, pas toutes bonnes, mais je n'ai aucun regret, a-t-il aussi déclaré. J'ai été congédié parce que quelqu'un pense que je ne peux pas faire le travail. Je ne vais pas rentrer dans un débat à savoir si c'est juste ou injuste, ça ne donnerait rien. J'apprécie la chance qui m'a été donnée, j'ai aimé ça et je n'ai aucun regret.»

Cameron est devenu le cinquième entraîneur congédié à Ottawa depuis 2008, après les John Paddock, Craig Hartsburg, Cory Clouston et Paul MacLean. La capitale est devenue un véritable cimetière d'entraîneurs, et s'il a son opinion sur la raison de cet état de fait, le 11e entraîneur de leur histoire du club a préféré la garder pour lui.

«J'ai mes opinions, mais ce n'est pas l'endroit pour les partager. Ce que Dave Cameron pense n'a pas d'importance. Je préfère penser aux bons moments vécus ici, tout ce que j'ai appris pour devenir un meilleur entraîneur. C'est tout ce que je pense», a-t-il dit.

Il a apprécié recevoir des appels de certains joueurs de l'équipe, ainsi que leur professionnalisme lors des trois dernières semaines de la saison.

«Je pense honnêtement que l'équipe était derrière moi. Maintenant, je ne leur souhaite que du bien. J'espère qu'en tant qu'équipe, ils vont prendre le pas de côté ou vers l'arrière de cette année leur servira d'outil d'apprentissage. Bien des équipes ont besoin de composer avec la réalité avant d'atteindre leur sommet. J'espère qu'ils vont avoir beaucoup de succès et qu'ils vont donner à Ottawa l'équipe que la ville mérite», a-t-il indiqué à ce sujet.

Dave Cameron n'a pas de plans pour la saison prochaine, mais il sait à tout le moins qu'il passera le mois de mai en Russie avec Équipe Canada pour le Championnat mondial, ce qui lui permettra de se faire d'autres contacts en vue d'un futur retour dans la LNH.

«Dans ce boulot, tu cherches toujours à t'améliorer et c'est la bonne chose avec Hockey Canada, tu travailles avec d'excellents entraîneurs. Je veux être entraîneur à nouveau», a noté celui qui est sous contrat pour une autre saison.

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