André Tourigny serein malgré son congédiement

Sans se chercher des excuses, André Tourigny croit... (Archives Le Droit)

Agrandir

Sans se chercher des excuses, André Tourigny croit que les problèmes des Sénateurs ont commencé à la fin de la saison dernière.

Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

André Tourigny n'est aucunement amer d'avoir été emporté par la même vague que son ami et patron Dave Cameron mardi.

Entraîneur adjoint pendant une seule saison avec les Sénateurs, au final, il n'a pas perdu de temps à se remettre dans le bain du hockey.

Quelques heures après avoir été congédié par le nouveau dg Pierre Dorion, il a assisté à la victoire de 1-0 de ses Huskies de Rouyn-Noranda - dont il est un actionnaire minoritaire - à Blainville. Puis mercredi, il a pris le chemin de Grand Forks, au Dakota du Nord, pour épier les meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage européen de la Ligue canadienne de hockey prenant part au Championnat mondial U18.

«Ça fait partie de la game d'être congédié, et je suis chanceux vu que c'est la première fois que ça m'arrive en 18 ans comme entraîneur à temps plein dans le hockey.»

André Tourigny
ancien entraîneur adjoint des Sénateurs

«C'était déjà prévu à l'avance (vu que les Sénateurs étaient éliminés), mais après ce qui est arrivé hier, c'est probablement une bonne chose que je reste occupé», a-t-il indiqué mercredi alors qu'il attendait un vol de correspondance à Winnipeg. «Ça fait partie de la game d'être congédié, et je suis chanceux vu que c'est la première fois que ça m'arrive en 18 ans comme entraîneur à temps plein dans le hockey.»

Quand le personnel d'entraîneurs n'a pas été invité à participer aux dernières rencontres avec les joueurs avant leur départ, Tourigny savait que le couperet allait tomber. En fait, Cameron et compagnie s'en doutaient il y a trois semaines, dès que le propriétaire Eugene Melnyk a fait son fameux commentaire concernant la «stupidité» d'avoir donné le départ au gardien recrue Matt O'Connor lors du match inaugural à domicile.

«On a vu ça venir de loin, [Melnyk] avait certainement parlé avec quelqu'un avant de sortir ça dans les médias. Comme Dave avait dit à ce moment-là, il a droit à son opinion, c'est lui qui paie les bills et signe les chèques», mentionne-t-il.

Sur le «hangover» de l'an dernier 

L'homme de hockey originaire de la Mauricie n'était pas là la saison dernière lorsque les Sénateurs ont effectué leur remontée historique pour se qualifier pour les séries, mais il pense que leurs problèmes de cette année partent de là.

«Au début de l'année, l'équipe vivait sur un hangover de l'an passé. On est arrivé au camp d'entraînement et c'était très positif, puis le début de saison a été correct. Mais quand Kyle Turris s'est blessé, ça a fait mal. Il était un élément important. Avant sa blessure, notre jeu de puissance était huitième dans la ligue, mais après ça, il a chuté toute la saison. De mon côté, j'ai essayé des choses et j'aurais aimé en essayer d'autres, mais est-ce que ça aurait changé le cours des choses, on ne le saura jamais... On a essayé et le résultat est que ça n'a pas marché», analyse-t-il.

«À la fin de la journée, c'est la responsabilité des entraîneurs de trouver des solutions et on ne peut pas cacher les faits que ça n'a pas été comme on voulait. Ça ne donnerait rien de donner des excuses», a-t-il ajouté.

Sous contrat pour une autre saison, Tourigny entend maintenant être patient avant de se chercher un nouvel emploi. Un passage par la Ligue américaine pour occuper un poste d'entraîneur-chef est certes une possibilité, à moins qu'un autre poste d'assistant ne s'ouvre.

Quant à Cameron, il commentera son congédiement jeudi matin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer