Ménage du printemps chez les Sénateurs

«Ce n'est pas une journée plaisante, on parle... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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«Ce n'est pas une journée plaisante, on parle d'êtres humains ici», a d'emblée tenu à dire le nouveau dg des Sénateurs, Pierre Dorion, lors de son point de presse de mardi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Pierre Dorion n'a pas mis de temps à prendre sa première grande décision comme nouveau directeur général des Sénateurs d'Ottawa.

Sans grande surprise, il a annoncé mardi matin que l'entraîneur-chef Dave Cameron était congédié, tout comme ses adjoints André Tourigny et Rick Wamsley, l'entraîneur des gardiens.

Son autre adjoint, Jason Smith, a été relevé de ses fonctions d'entraîneur et pourrait demeurer au sein de l'organisation alors qu'un autre poste lui a été offert.

Congédié mardi, Dave Cameron ne se tiendra plus... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 2.0

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Congédié mardi, Dave Cameron ne se tiendra plus debout derrière le banc des Sénateurs.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

«Ce n'est pas une journée plaisante, on parle d'êtres humains ici. Avant de commencer, je veux sincèrement remercier Dave Cameron, André Tourigny, Rick Wamsley et Jason Smith pour leurs contributions à notre équipe et je leur souhaite la meilleure des chances. Ce sont toutes de bonnes personnes, ça n'a pas été facile à faire d'un point de vue personnel et professionnel», a déclaré Dorion au début de son point de presse, quelques heures après l'annonce.

«L'évaluation avait commencé il y a un mois... Après des discussions avec Bryan Murray et Randy Lee notamment, nous avons décidé que c'était la chose à faire pour améliorer notre équipe», a-t-il ajouté.

Le personnel d'entraîneurs n'avait pas été invité à participer aux rencontres avec les joueurs lors de la journée de la veille, ajoutant aux spéculations quant aux minces chances d'un retour de Cameron la saison prochaine. Il était sur la corde raide depuis que le propriétaire Eugene Melnyk avait mentionné qu'une de ses décisions - donner un départ au gardien recrue Matt O'Connor lors du match inaugural à domicile - avait été «une stupidité».

Des problèmes à régler

«Ça ne servait à rien de les laisser languir», a souligné Dorion, qui a été nommé dimanche comme successeur à Murray au poste de dg, citant les problèmes de l'équipe sur les unités spéciales et en défensive, ainsi que les mauvais départs de l'équipe - premier but alloué 51 fois - comme raisons principales des congédiements.

Les Sénateurs ont terminé au 11e rang dans l'Est avec une fiche de 38-35-9 cette saison, Cameron quittant avec une fiche de 70-50-17 comprenant une poussée de fin de saison l'an dernier (23-4-4) qui avait permis au club de se qualifier pour les séries après avoir comblé un recul de 14 points. Ottawa s'était ensuite incliné en six matches devant le Canadien de Montréal en première ronde.

Tourigny, 41 ans, n'aura travaillé qu'une saison à Ottawa, lui qui avait auparavant passé deux campagnes comme adjoint à Patrick Roy avec l'Avalanche du Colorado. L'ancien entraîneur-chef et dg des Huskies de Rouyn-Noranda, de la LHJMQ, était notamment responsable du jeu de puissance des Sénateurs, qui a connu des résultats désastreux (28e dans la LNH).

Wamsley, 56 ans, était avec l'équipe depuis l'été 2010. Il a aussi occupé des postes d'entraîneurs des gardiens avec les Blue Jackets de Columbus, St. Louis et Toronto.

Sixième entraîneur depuis 2007

Cameron, âgé de 57 ans, était le 11entraîneur de l'histoire des Sénateurs, le sixième en neuf ans depuis que Murray avait mené l'équipe en finale de la coupe Stanley en 2007 avant de prendre le poste de dg John Paddock, Murray par intérim, Craig Hartsburg, Cory Clouston, Paul MacLean et Cameron ont ensuite suivi et à eux cinq, ils ont dirigé moins de parties à Ottawa que le prédécesseur de Murray, Jacques Martin.

Cameron n'a pu être joint pour commenter mardi, mais il pourrait tenir un point de presse au cours des prochains jours, le club devant lui offrir la possibilité d'utiliser sa salle de conférence une dernière fois.

Embaucher «le meilleur entraîneur disponible»: Pierre Dorion obtient le feu vert

La chasse à l'entraîneur est ouverte dans la capitale nationale. Une autre.

Dave Cameron parti, les paris sont ouverts à savoir qui lui succédera. De nombreux noms sont déjà avancés, celui de Claude Julien, sur la corde raide à Boston, venant évidemment en tête de liste.

La grande question est de savoir si les Sénateurs, avec leur budget interne, sont en mesure de se payer un candidat de qualité, alors que Julien aurait un salaire de 2,75 millions $US, selon certains rapports. Ottawa aura déjà deux entraîneurs sur sa liste de paie la saison prochaine, soit Cameron, sous contrat pour encore deux saisons, et son précédesseur Paul MacLean, qui est toujours payé par l'équipe pour une autre année même s'il est maintenant adjoint à Anaheim.

«Il n'y a aucun doute que je ne peux pas me tromper dans l'embauche d'un nouvel entraîneur-chef. Le fait qu'on paie trois entraîneurs la saison prochaine ne me préoccupe pas, a dit Dorion mardi. Ce qui me préoccupe, c'est ce qu'on peut faire dans le futur avec un bon entraîneur-chef... La défense sera la priorité, toutes les équipes qui participent aux séries sont bonnes en défensive.» 

«M. Melnyk m'a dit clairement que nous avons les ressources pour embaucher le meilleur entraîneur disponible. Je viens du milieu du dépistage, où on dit toujours qu'on va prendre le meilleur joueur disponible. Nous allons embaucher le meilleur entraîneur disponible», a-t-il aussi déclaré.

D'ici juin?

Dorion a mentionné qu'il espérait embaucher un nouvel entraîneur d'ici le repêchage de juin à Buffalo, autant que possible quelqu'un qui a de l'expérience comme entraîneur-chef dans la LNH.

«Ce serait idéal avant le repêchage, mais je ne veux pas mettre de limite de temps. Ce qu'on recherche, avec un club qui a le potentiel d'avoir neuf gars qui vont compter 20 buts, c'est quelqu'un qui va obtenir un engagement de nos joueurs pour qu'ils jouent mieux en défensive. Ce n'était pas seulement l'affaire des entraîneurs (cette saison), les joueurs ont leur mot à dire là-dedans aussi. Mais on ne peut pas congédier 23 joueurs», a-t-il affirmé.

«Idéalement, quelqu'un qui a de l'expérience comme entraîneur-chef dans la LNH, ce serait excellent. Mais il pourrait y avoir quelqu'un de spécial qui n'a pas d'expérience de la LNH et il pourrait être le gars qui nous mène à la terre promise. Alors ce serait lui qu'on embaucherait», a-t-il continué.

Parmi les principaux critères, il a parlé de l'importance de la communication avec les joueurs, qui doivent être responsabilisés, et de la relation avec la direction. «L'entraîneur et le dg sont comme mari et femme. Pour voir du succès, ils doivent travailler ensemble, être sur la même page», a-t-il noté à la fin de son point de presse.

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