Objectif: éliminer les Bruins

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Ça n'effacerait pas une saison de misère, mais les Sénateurs tenteront de freiner les Bruins, samedi. Boston lutte toujours pour une place en séries.

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Les Sénateurs d'Ottawa sont écartés des séries depuis longtemps, mais ils auront l'occasion d'emporter un autre club avec eux dans le précipice de l'élimination samedi après-midi à Boston.

Les Bruins ne peuvent tout simplement pas se permettre de perdre s'ils veulent conserver leurs chances soit de finir au troisième rang dans la division Atlantique (si les Red Wings s'incline devant les Rangers au même moment), soit de conserver la deuxième place de «meilleur quatrième» qu'ils occupent actuellement, un point devant les Flyers de Philadelphie.

Même avec un gain, la troupe de Claude Julien - que certains rêvent de voir être remercié par Boston afin que les Sénateurs le rapatrient dans son patelin - n'a pas le plein contrôle de sa destinée, puisque les Flyers pourraient les doubler avec deux victoires en fin de semaine, contre les Penguins et les Islanders.

Boston a perdu sept de ses 10 derniers matches en temps réglementaire pour se retrouver dans cette situation dangereuse, comme l'an dernier, alors que les Sénateurs les avaient doublés dans le dernier droit.

«Toutes les équipes ont des léthargies à un moment donné dans une saison et malheureusement, la nôtre est survenue dans ce dernier mois. C'est pourquoi nous sommes dans le trouble et c'est malheureux. Mais vous pouvez regarder dans le rétroviseur ou vous pouvez vous concentrer sur samedi, et la meilleure chose à faire est de se concentrer sur samedi», a dit Julien après le gain de 5-2 des Bruins jeudi soir contre les Red Wings.

Ottawa ne demanderait pas mieux que de terminer une saison décevante en éliminant un rival de sa propre division, d'autant plus que les Sénateurs n'ont encore jamais affronté les Bruins en séries. 

«Leur saison se résume à ce match, donc les Bruins vont nous attendre de pied ferme et nous devrons égaler leur intensité. On ne leur fera pas de cadeau, c'est certain. On a eu de bonnes batailles contre eux au fil des années, il y a une petite rivalité et on ne leur doit rien. Il faut trouver la motivation quelque part, que ce soit atteindre des objectifs personnels ou prouver aux gens qu'on n'abandonne pas», a souligné l'attaquant Zack Smith, qui disputera son 400e match en carrière à cette occasion.

«Les Panthers avaient déjà assuré leur place en séries et ça n'a pas frappé beaucoup dans ce match. Ça risque d'être bien différent contre les Bruins. Si on ne fait que mettre nos orteils dans l'eau pour tester l'eau, ils vont nous sortir de l'aréna. C'est un meilleur test pour nos jeunes joueurs», renchérissait le vétéran Chris Neil après la dernière pratique du club au Centre Canadian Tire.

L'entraîneur-chef Dave Cameron, qui délèguera le gardien substitut Andrew Hammond devant le filet, était d'accord: «Nous sommes en mode évaluation de nos jeunes qui obtiennent une chance, lors des matches comme lors des pratiques. On sait que Boston va sortir tous ses canons pour ce match, donc ça va être une autre bonne évaluation...», a-t-il souligné, lui qui espère que Curtis Lazar, amoché, soit en mesure de jouer, sinon Scott Gomez obtiendra possiblement un dernier match dans la LNH.

Zibanejad insatisfait

Le post-mortem de la saison débutera ensuite lundi, mais le centre Mika Zibanejad a déjà commencé la sienne - et il n'est pas satisfait, même s'il a atteint les plateaux des 20 buts et 50 points, jeudi, contre les Panthers.

«Je pense que je n'ai pas été assez constant, il y a eu trop de hauts et de bas, pour moi comme pour l'équipe. D'avoir marqué 20 buts et obtenu 50 points sans connaître ma meilleure saison, ça me donne de la motivation pour revenir plus fort l'an prochain», a-t-il souligné.

Un «Lady Bang» pour Neil?

Chris Neil... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Chris Neil

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Le vétéran Chris Neil est à égalité au deuxième rang pour les minutes de punition cette saison dans la LNH avec 163 - quatre minutes derrière le meneur, Derek Dorsett, des Canucks.

Il a terminé dans le top-3 à ce chapitre à sept reprises au cours de sa carrière, incluant deuxième à trois reprises (2013-2014, 2012-2013 et 2010-2011).

Sera-t-il tenté de convaincre un officiel de lui donner un 10 minutes d'inconduite lors du dernier match pour remporter un premier «Lady Bang»? «Non, je n'étais même pas au courant que j'étais deuxième. Je ne porte pas attention à mes statistiques personnelles», a-t-il confié au Droit, même s'il savait qu'il occupe le 24e rang de l'histoire avec ses 2457 minutes au cachot.

Neil était plus intéressé à rendre hommage à son ami Chris Phillips, qui a vraisemblablement fait ses adieux aux partisans d'Ottawa jeudi soir en sautant sur la glace.

«Il était sur le bord de la porte quand on est sorti et il donnait des high five à tout le monde. J'étais le dernier et j'avais la larme à l'oeil. Il en a tellement fait dans la communauté et pour l'organisation, il est un beau modèle pour moi. C'était beau de voir les amateurs l'ovationner comme ça, ça m'a donné des frissons dans le dos», a-t-il relaté.

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