Mark Stone se dit encore «amoché»

Les effets de la retentissante mise en échec... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Les effets de la retentissante mise en échec servie par Dustin Byfuglien à Mark Stone, mercredi dernier, se font encore sentir.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Oui, Mark Stone est bel et bien encore en un seul morceau.

L'attaquant des Sénateurs a rencontré les médias pour la première fois depuis qu'il a encaissé une retentissante mise en échec de Dustin Byfuglien, mercredi dernier, contre les Jets de Winnipeg et il se disait encore «amoché» après avoir participé à l'entraînement matinal des siens jeudi. Il n'a évidemment pas affronté les Panthers en soirée.

«Je me sens assez bien, mais j'ai encore des raideurs, a indiqué Stone. J'ai l'impression que personne n'a jamais été frappé aussi solidement. C'était toute une mise en échec, livrée par un gros bonhomme. C'est certainement la plus solide mise en échec que j'ai encaissée. Mon cou est encore un peu raide, tout comme la région des pectoraux du côté droit où il m'a atteint, mais ça s'améliore tous les jours. La bonne nouvelle est que je n'ai pas eu de commotion, ce qui est toujours la première crainte avec un tel coup.»

Le meilleur attaquant du club avec 23 buts et 61 points cette saison ne sait pas s'il sera en mesure d'affronter les Bruins à Boston samedi lors du dernier match de la saison, et son entraîneur Dave Cameron a dit que les Sénateurs «vont être très prudents». 

«Oui et non, j'aimerais jouer, mais je ne vais pas courir le risque d'être blessé plus sérieusement juste pour jouer un autre match. Je suis juste heureux de me sentir mieux chaque jour. On verra demain, je veux juste revenir en santé dès que possible», a pour sa part répondu Stone quand il s'est fait demander s'il était important pour lui de revenir au jeu avant la fin de la saison.

Blessé alors qu'il jouait devant parents et amis dans son patelin de Winnipeg, Stone s'en voulait un peu de s'être placé en position vulnérable.

«Tu ne veux jamais te placer dans une telle position vulnérable. C'était un drôle de jeu et tu ne t'attends pas à ce que le défenseur vienne te chercher comme ça. Maintenant, je sais que c'est possible et je ne ferai pas cette erreur deux fois», a-t-il dit.

Stone avait pris le chemin du vestiaire dans les instants qui ont suivi la collision, mais il était revenu au banc des joueurs peu après et avait obtenu une autre présence sur la glace, avant de déclarer forfait à l'entracte suivant.

«Je ne ressentais pas trop de douleur, donc je suis revenu pour un shift, mais j'étais endolori par la suite et je n'ai pas pu finir le match. Je suis amoché depuis», a-t-il relaté.

Qu'il finisse ou non la saison sur la liste des blessés, Stone ne pense pas que cela affectera sa disponibilité pour le Championnat mondial de hockey, à Moscou en mai. Il attend toujours de savoir s'il sera invité à participer à ce tournoi.

«J'adorerais aller aux Mondiaux si je suis en santé, si je suis invité, je veux être là. J'imagine qu'on va en savoir plus quand ce sera terminé ici», a-t-il ajouté.

Karlsson mérite le Norris, estime Denis Potvin

L'ancien défenseur Denis Potvin, membre du Temple de la... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

Agrandir

L'ancien défenseur Denis Potvin, membre du Temple de la renommée

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Denis Potvin a gagné le trophée Norris de meilleur défenseur de la LNH à trois reprises et a été le meilleur compteur des Islanders de New York à quatre reprises.

Le défenseur membre du Temple de la renommée est donc particulièrement bien placé pour commenter l'actuel débat qui fait rage dans la LNH, à savoir qui devrait être le favori pour remporter le Norris, Erik Karlsson, des Sénateurs, ou Drew Doughty, des Kings de Los Angeles.

La réponse de l'ancien des 67's, qui a grandi dans le secteur Vanier, est sans équivoque. «Pour moi, c'est Karlsson all the way», rétorque-t-il. 

«C'est vrai que son équipe ne participera pas aux séries, et ce serait la première fois qu'un gagnant du trophée Norris proviendrait d'un club qui n'est pas dans les séries. Mais tout de même, le trophée doit aller au joueur défensif le plus utile à son équipe, celui qui est bon dans tous les aspects du jeu. J'ai vu Karlsson pendant quatre ans, je l'ai vu se développer. Il est bon défensivement, mais il n'a pas été aidé par son équipe à ce chapitre cette année. Reste que 80 points, c'est quelque chose pour un défenseur dans le hockey d'aujourd'hui», confiait Potvin jeudi matin.

Aujourd'hui analyste des matches télévisés des Panthers, Potvin avait occupé le même poste pendant les premières saisons de Karlsson avec les Sénateurs pour le compte de Sportsnet, rappelons-le.

Celui-ci a connu cinq saisons de plus de 80 points au fil de son illustre carrière de 15 saisons, à une époque - les années 1970 et 1980 - où le jeu était pas mal plus ouvert et les gardiens moins imposants devant leurs filets.

Potvin est bien conscient que Karlsson commet à l'occasion des erreurs coûteuses. «Il y a quelques années, je regardais la liste des revirements et le premier était Joe Thornton, le deuxième était Sidney Crosby et le troisième était Alex Ovechkin. Comme Karlsson, ce sont des joueurs qui font des choses que la majorité des joueurs ne pensent même pas à essayer... Oui, il va faire des erreurs à l'occasion, mais s'il a 80 points à la fin de l'année et qu'il a aidé son équipe à gagner, il mérite le Norris», affirme-t-il.

Le défenseur à caractère offensif des Panthers Brian Campbell, de son côté, se range plutôt du côté de Doughty, même s'il n'a que quatre revirements de moins que Karlsson (95 contre 91) et qu'il n'a soutiré le disque à l'adversaire que 10 fois (60 pour Karlsson, 2e dans la ligue).

«Les deux sont exceptionnels, mais je regarde Doughty jouer souvent et il fait tellement de bonnes choses. Il n'obtient pas autant de crédit qu'il devrait, il serait probablement plus reconnu s'il jouait dans l'Est. Je sais que ça ne compte pas pour le Norris cette année, mais il y a deux ans, lors de l'année olympique, il était le meilleur défenseur sur la planète en séries et aux Olympiques. Mais c'est certain qu'Erik a eu une bonne année, il a amassé beaucoup de points avec un club qui en arraché toute l'année. Ça va être intéressant de voir comment le vote va se dérouler», a commenté l'arrière qui a atteint le plateau des 1000 matches en carrière mardi dernier à Montréal.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer