La moins pire équipe canadienne...

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Devant le filet, Andrew Hammond n'a pas eu beaucoup d'arrêts difficiles à effectuer sur les 20 qu'il a faits, les Jets ratant la cible lors de la plupart de leurs bonnes chances de compter.

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(WINNIPEG) C'est une mince consolation à la fin d'une saison décevante, mais les Sénateurs d'Ottawa vont au moins être la moins pire des équipes canadiennes de la LNH.

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Zach Smith a célébré son 22e but de la saison avec Cody Ceci, Mark Stone et Jean-Gabriel Pageau, en première période.

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Malgré son gain de 2-1 au MTS Centre contre les Jets de Winnipeg, l'équipe de Dave Cameron a été mathématiquement éliminée mercredi soir - la dernière des sept équipes canadiennes du circuit Bettman.

Qui plus est, ils terminent la saison avec un dossier de 12-4-0 contre leurs rivaux de l'Ouest canadien, de Toronto et de Montréal, les cinq autres parties qu'il reste à leur calendrier étant contre cinq formations américaines, à commencer par le Wild du Minnesota jeudi soir.

Rien pour écrire à sa mère, mais c'est mieux que rien et une série de trois revers de suite a également pris fin.

Zack Smith, encore lui, a réussi le seul but des 40 premières minutes de jeu, et ce dès la quatrième minute. Mark Stone l'a repéré à découvert en plein milieu de l'enclave et son tir du poignet précis a aisément déjoué le gardien des Jets Michael Hutchinson. Le défenseur Cody Ceci a obtenu une passe sur le jeu pour ainsi souligner son 200e match en carrière dans la LNH.

Mark Scheifele, échappé en repli par Mika Zibanejad, a créé l'égalité à 6:55 du troisième tiers, mais Alex Chiasson a répliqué moins de deux minutes plus tard quand une passe de Ryan Dzingel a dévié sur le patin de Scheifele pour le retrouver fin seul dans l'enclave.

«Nous avons pris de meilleures décisions avec la rondelle, on en parle depuis longtemps. C'était noir et blanc par rapport à samedi (contre Anaheim). J'ai été un peu chanceux sur mon but, ils font probablement ce jeu neuf fois sur 10 mais là, la rondelle s'est retrouvée sur ma palette. C'est bien d'être récompensé», a indiqué Chiasson.

Jeu de puissance blanchi

Le jeu de puissance des Sénateurs a encore été blanchi, pour un 13e match de suite, étant incapable de capitaliser sur leurs deux chances. L'attaque à cinq est 0 en 34 pendant cette séquence, s'approchant de la marque de futilité de 0 en 43 établie en janvier 1993, lors de la première saison de la franchise.

Les visiteurs ont été plus dangereux en désavantage qu'en avantage numérique, Mika Zibanejad étant frustré par Hutchinson à une première occasion tandis qu'il a frappé le poteau à une deuxième.

Les Jets sont ce rare club qui est pire qu'Ottawa avec l'avantage d'un homme, leur moyenne de 14,3% étant la pire de la LNH avant qu'ils ne soient blanchis en trois occasions. Les Sénateurs étaient 28e à 15,7% avant le match.

Devant le filet, Andrew Hammond n'a pas eu beaucoup d'arrêts difficiles à effectuer sur les 20 qu'il a faits, les Jets ratant la cible lors de la plupart de leurs bonnes chances de compter. Il s'est cependant illustré contre Dustin Byfuglien et Drew Stafford en troisième période.

«En troisième période, ils ont obtenu plus de tirs, mais il y a eu des tirs bloqués au bon moment devant moi aussi, que ce soit en désavantage numérique ou à la fin du match, quand Erik (Karlsson) a bloqué un lancer dangereux de Stafford», a commenté Hammond.

À l'autre bout, Hutchinson a fait face à 19 lancers.

Byfuglien a «gelé» Stone

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Il y a eu un peu de bisbille en fin de partie aussi alors que Byfuglien a tenté de faire un mauvais parti à Pageau.

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Le train Dustin Byfuglien est passé et Mark Stone a survécu quand il lui est passé sur le corps.

Le meilleur attaquant des Sénateurs s'est relevé et a immédiatement pris le chemin du vestiaire après la percutante mise en échec du défenseur des Jets au deuxième tiers. Il est revenu au banc des siens quelques minutes plus tard cependant, mais il n'est pas revenu après l'entracte en raison de ce que les Sénateurs ont appelé une «blessure à la poitrine».

Par mesure de précaution, il est demeuré dans son patelin après le match pour subir des tests plus approfondis, au lieu d'accompagne le club au Minnesota, a indiqué son patron Dave Cameron après le gain de 2-1 de son club.

«C'est par mesure préventive et ça n'a rien à voir avec sa tête, a dit Cameron. C'est le haut du corps. On pensait tous à une commotion, et c'était un soulagement que ce ne le soit pas. Il est revenu au banc, mais en revenant, le corps a eu... je ne veux pas dire un choc, mais il se protège. Il valait mieux ne pas prendre de chance.»

L'entraîneur a aimé comment son club s'est tenu après cet incident, Zack Smith et Jean-Gabriel Pageau allant immédiatement se porter à la défense de leur compagnon de trio, même si Byfuglien pèse environ 270 livres.

«Stone est notre meilleur joueur, c'est une réaction normale de faire ça même si je n'avais pas vu la mise en échec», a dit Smith, auteur du premier but des siens sur une passe de Stone.

De la bisbille

Il y a eu un peu de bisbille en fin de partie aussi alors que Byfuglien a tenté de faire un mauvais parti à Pageau.

«(Curtis) Lazar a été frappé (par Jacob Trouba) et j'ai voulu l'aider. Smitty avait fait la même chose (sur le coup de Stone). Je ne sais pas pourquoi il (Byfuglien) était fâché, peut-être parce qu'ils ont perdu ou que je l'ai frappé plus tôt. S'il m'a frappé dans la mêlée, je n'ai rien senti, tout est correct. C'est drôle qu'il ait voulu s'en prendre à moi», a raconté Pageau.

«Pour Stoner, je pense qu'un gars intelligent comme lui l'aurait vu venir, mais Byfuglien était un peu hors position. Ce n'est jamais le fun de voir des mises en échec comme ça, même si elle était légale quand même. Tu ne veux pas voir ton meilleur attaquant être frappé comme ça, mais au moins il est revenu au banc, on va espérer qu'il va être correct», a-t-il ajouté.

Valse de signatures universitaires

Les clubs de la LNH sont aux trousses des joueurs d'universités américaines qui ont terminé leur saison par les temps qui courent.

Mercredi, c'était au tour des Jets de mettre la main sur un joueur autonome issu de ces rangs, l'attaquant Brandan Tanev, frère de Chris, des Canucks. Il est diplômé de Providence College, avec qui il a compté le but gagnant du championnat national de l'an dernier contre le gardien de l'organisation des Sénateurs Matt O'Connor, alors avec Boston University. 

Alors que le cas de Jimmy Vesey - attaquant repêché par Nashville qui a tourné le dos à leur offre pour devenir plutôt joueur autonome le 15 août prochain - fait jaser dans la LNH, il faut noter que les Sénateurs ont un espoir qui pourrait faire de même, le centre Quentin Shore. Choix de sixième ronde en 2013, ce dernier poursuit sa saison avec Denver University, qui participera au «Frozen Four», le championnat national universitaire américain, du 7 au 9 avril à Tampa Bay. Son club se frottera en demi-finale à l'université du North Dakota, qui aligne un joueur que les Sénateurs - et plusieurs autres clubs - convoiteraient, l'attaquant Drake Caggiula.

Rappelons que l'espoir Colin White, deuxième premier choix de l'été dernier, sera également à Tampa Bay, son club de Boston College affrontant Quinnipiac dans l'autre demi-finale.

Gomez de trop, Puempel à l'essai

Le vétéran Scott Gomez a été retranché pour un deuxième match consécutif par Dave Cameron alors que les Sénateurs sont en mode audition avec leurs jeunes joueurs comme Matt Puempel.

«J'ai parlé à Scott et il comprend ce qui se passe», a dit Cameron à ce sujet avant le match contre les Jets.

Puempel a aussi eu une conversation avec son patron mardi et il sait ce que le club attend de lui: «Il m'a juste dit d'être responsable, de travailler fort et de me replier comme il faut en jouant sur un quatrième trio (avec Nick Paul et Chris Neil). Je ne dois pas tricher en offensive en espérant que les buts vont venir», a noté l'attaquant recrue, qui n'a qu'un but et une passe à sa fiche en 20 parties, son but remontant au 30 octobre dernier à Detroit.

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