Les Sénateurs au bord du précipice

«Vous me dites qu'il y a une lueur... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Vous me dites qu'il y a une lueur d'espoir, mais il ne faut qu'un point pour l'éteindre? Ça sera une grosse déception quand ce sera officiel», souligne Bobby Ryan.

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Avant qu'ils n'atterrissent dans la capitale du Manitoba, le «chiffre tragique» des Sénateurs d'Ottawa avait été réduit à un point.

Plusieurs pensaient qu'ils avaient été mathématiquement éliminés de la course aux séries éliminatoires dès lundi soir quand les Flyers de Philadelphie et les Red Wings de Detroit, qui luttent pour le huitième rang dans l'Est, ont tous deux gagné. Avec leurs 87 points et le fait qu'ils vont s'affronter d'ici la fin de la saison, l'un d'eux était certain d'atteindre les 89 points, le maximum qu'Ottawa pourrait obtenir en remportant ses six dernières parties.

Mais c'était oublier que les Bruins de Boston ont 88 points, eux, et qu'il était donc encore possible - quoique peu probable - de les dépasser avec six gains de suite contre six revers d'affilée pour la troupe de Claude Julien. C'était avant leur revers de 2-1 contre les Devils du New Jersey mardi soir, qui a gardé les Sénateurs sur le respirateur artificiel.

«Je pensais que c'était fait depuis hier soir, a raconté l'attaquant Bobby Ryan dans le vestiaire des siens avant le départ vers Winnipeg. Quand ça va être confirmé, ça va être très décevant. Vous me dites qu'il y a une lueur d'espoir, mais il ne faut qu'un point pour l'éteindre? Ça sera une grosse déception quand ce sera officiel.»

Pas d'équipe canadienne

Mince consolation pour les Sénateurs, ils seront le dernier des sept clubs canadiens à être écarté des séries éliminatoires de la LNH ce printemps. C'est une première depuis 1969-1970, quand les deux seules équipes de l'époque, le Canadien de Montréal et les Maple Leafs de Toronto, avaient été éliminées prématurément.

«C'est différent pour la ligue, je ne sais pas à quand remonte la dernière fois où il n'y a pas eu au moins un club canadien en séries, a souligné l'entraîneur des gardiens Rick Wamsley, remplaçant Dave Cameron en point de presse mardi. C'est notre sport national. Ça fait donc mal qu'il n'y ait pas d'équipe canadienne en séries.»

Si ces six dernières parties, en commençant par celle de mercredi soir contre les Jets, n'ont pas grande signification, Wamsley espère quand même que les Sénateurs vont se présenter et offrir un bon spectacle. Ils ont encaissé trois défaites consécutives depuis que le propriétaire Eugene Melnyk a promis des «changements majeurs» la saison prochaine.

«Les gars sont des professionnels et les gens paient beaucoup d'argent pour les regarder jouer, donc il faut leur donner un bon effort chaque soir... C'est probablement plus facile de se motiver pour les jeunes joueurs dans l'équipe qui n'ont rien de garanti pour l'an prochain et qui ont des contrats à deux sens, ils veulent laisser une bonne impression lors de ces dernières parties», a noté Wamsley.

Il y a d'autres joueurs qui veulent atteindre des plateaux personnels. Mike Hoffman a déjà mentionné qu'il voulait atteindre celui des 30 buts et 60 points (il en a 27 et 54). Jean-Gabriel Pageau a 17 buts et 37 points à sa fiche, donc trois buts lui permettraient d'atteindre deux plateaux du même coup. «Certains gars travaillent en fonction de leurs prochains contrats, c'est toujours une réalité», notait Ryan.

«Tu veux toujours te battre pour faire les séries, mais dans la LNH, il y a souvent des gars qui se battent pour leur emploi, souligne l'ailier droit de Pageau, Mark Stone. Pour ce qui est d'essayer d'alimenter Pager afin qu'il atteigne les 20 buts, quand tu te mets à faire ça, les choses ont tendance à mal tourner. Nous allons juste continuer de jouer de la même façon qu'on l'a fait depuis deux mois. Si ça arrive, ça arrive. Notre trio (avec Zack Smith) ne changera rien.»

Meneur de la LNH pour les buts en désavantage numérique avec six, le centre gatinois pourrait aussi égaler un record d'équipe appartenant à Daniel Alfredsson s'il parvient à marquer un autre but à court d'un homme.

Une première pour Lazar

Curtis Lazar... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Curtis Lazar

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Le centre de deuxième année Curtis Lazar s'apprête à vivre une grande première dans sa vie: un printemps sans séries éliminatoires.

Chez les juniors avec les Oil Kings d'Edmonton, avec qui il a remporté une coupe Memorial, comme auparavant au hockey mineur, ses équipes s'étaient toujours qualifiées pour la «vraie saison».

Lazar veut traiter les six dernières parties de la saison comme si elles étaient des parties de séries, justement. «Nous n'abandonnerons pas, c'est certain. Deux jeunes équipes vont s'affronter (à Winnipeg mercredi) et l'important pour les jeunes, c'est de se placer en bonne posture pour l'an prochain. [...] J'aimerais montrer au personnel d'entraîneurs que je suis prêt à me sacrifier jusqu'à la toute fin.»

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