Pas de retour au jeu pour MacArthur...

«J'aurais dû prendre mon temps quand je savais... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«J'aurais dû prendre mon temps quand je savais que quelque chose n'allait pas», a affirmé Clarke MacArthur.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Clarke MacArthur ne pourra finalement pas avoir l'esprit tranquille au cours de la longue saison morte des Sénateurs d'Ottawa, qui s'amorcera dans deux semaines.

L'attaquant a raté presque toute la présente campagne en raison d'une sévère commotion cérébrale et a vu ses derniers espoirs de retour au jeu être anéantis en fin de semaine.

Les dirigeants et médecins de l'équipe se sont entendus pour décider qu'une participation aux dernières parties sans signification de cette saison ne valait pas le risque qu'il se fasse sonner les cloches à nouveau.

«C'est frustrant, c'est certain. J'ai composé avec ça toute l'année et lors des dernières semaines, on hésitait à savoir quoi faire. C'est difficile, je vais continuer à patiner avec les gars tant que je vais  pouvoir afin d'en retirer le plus de bénéfices possible, puis je vais recommencer à patiner dès le mois de juin afin de revenir prêt pour le camp d'entraînement... Malheureusement, où nous sommes au classement, ça ne fait pas de sens (de revenir). Si quelque chose arrivait dans ces quelques parties qu'il nous reste, ça mettrait l'an prochain à risque... C'est la décision intelligente à prendre», a commenté MacArthur après avoir participé à un autre entraînement de l'équipe, ce qu'il fait depuis un mois.

Plus tard, il a ajouté que si son club était encore dans la course aux séries éliminatoires, «je les aurais suppliés de me laisser jouer».

Rappelons que MacArthur a subi une commotion cérébrale en février 2015 dans une collision impliquant aussi le gardien Robin Lehner, mais il était revenu en fin de campagne pour compter deux buts lors de la série contre Montréal.

Au camp d'entraînement, il a été sonné lors d'une partie hors concours contre le Canadien, alors que le défenseur des mineures Mark Fraser l'a atteint d'un coup d'épaule qui était destiné à Alex Galchenyuk. Il avait toutefois caché ses symptômes de commotion aux soigneurs du club afin d'être prêt à disputer le match inaugural de la saison à Buffalo. 

Blanchi lors des trois premiers matches, il a ensuite subi une sévère commotion lors du match du 14 octobre à Columbus, s'étant cogné la tête sur la glace en trébuchant sur un joueur adverse.

Une saison de «malchance»

«Je pense que c'est une malchance, ce qui m'est arrivé cette saison. Je ne veux pas être étiquetté comme un joueur qui a des problèmes à la tête, je ne jouerai pas de cette façon quand je vais revenir. J'aurais dû prendre mon temps quand je savais que quelque chose n'allait pas. Je ne l'ai pas fait, et je ne répéterai pas cette erreur... J'ai été égoïste et c'est revenu me hanter», a-t-il affirmé.

MacArthur se dit chanceux que les Sénateurs comptent sur des médecins spécialistes des commotions cérébrales, comme le Dr Mark Aubry, une référence au niveau de la Fédération internationale de hockey sur glace. 

Alors que les commotions cérébrales sont un problème dans la ligue et que d'autres joueurs sont tentés d'ignorer leurs symptômes à ce temps-ci de l'année afin d'aider leur équipe en fin de saison, MacArthur espère que son histoire en fera réfléchir plus d'un.

«J'espère que les gens vont voir ce que j'ai vécu cette année et en prendre note. Je ne suis pas le seul, il y a des tonnes de joueurs qui ont eu des problèmes de commotion. J'ai déjà été frappé et j'étais sonné un peu, puis en un rien de temps j'étais correct. C'est quelque chose qui est difficile à comprendre, on va souhaiter qu'avec la recherche, on va arriver à comprendre pourquoi on ressent les symptômes que l'on a et ce qui arrive à notre cerveau. Il y a bien des questions sans réponse pour les victimes», a-t-il ajouté.

Le vétéran de 30 ans, qui a écoulé la première année d'une prolongation de contrat de cinq ans pour 23,25 millions $ (4,65 millions par an), a certes gardé son sens de l'humour à travers cette épreuve, blaguant qu'il devra «éviter de se faire frapper par une balle de golf» pendant l'été.

... ni pour Dion Phaneuf

Dion Phaneuf... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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Dion Phaneuf

Etienne Ranger, Archives LeDroit

La saison 2015-2016 de Dion Phaneuf a aussi pris fin de façon prématurée.

Au rancart depuis mercredi dernier en raison d'une blessure au bas du corps, le défenseur acquis des Maple Leafs de Toronto manquera à l'appel lors des six dernières parties du calendrier régulier alors qu'il a une fêlure au pied droit combinée à une légère déchirure à un muscle oblique de l'abdomen. La première blessure a été causée par un tir bloqué contre les Leafs le 12 mars, et les premières radiographies n'avaient rien révélé même si Phaneuf avait encore de la douleur.

«Je planifiais revenir de la blessure au muscle oblique, qui était une question d'une semaine. Je me sentais mieux samedi et j'espérais jouer mercredi (à Winnipeg), mais après avoir parlé à Gerry (Townend, le soigneur) et notre personnel médical de mon pied qui avait encore enflé, il a été décidé que je devrais passer un test de tomodensitométrie, qui a révélé que l'os était craqué. Il faut maintenant que je recouvre la santé, au bout du compte», a expliqué Phaneuf.

Contrairement à une fracture, une fêlure ne nécessite pas de plâtre pour garder l'os bien en place, mais Phaneuf a parlé d'un diagnostic de six semaines de réhabilitation avant d'être complètement rétabli.

«Normalement, on cache nos blessures au hockey, mais là, il faut que j'explique pourquoi je ne pourrais pas finir la saison. C'est une décision collective entre la direction, les docteurs et moi. C'est décevant, j'aime jouer et je planifiais revenir. Mais comme il y a une fêlure dans mon pied, il faut que je récupère afin d'avoir un bon été d'entraînement. C'est difficile de se remettre d'une telle blessure si tu continues à jouer... Et il y a un risque de l'aggraver si je reviens», a-t-il répondu quand il s'est fait demander s'il aurait continué à jouer si les dernières parties avaient eu une quelconque signification.

Acquis le 9 février dernier dans une transaction impliquant huit autres joueurs et un choix de deuxième ronde, Phaneuf a récolté un but, sept passes et 23 minutes de punition en 20 parties avec les Sénateurs, présentant un différentiel de -3 en jouant la plupart du temps aux côtés de Cody Ceci sur une deuxième paire de défenseurs.

«L'échange a été bon pour moi, l'organisation a été de première classe, j'aime beaucoup notre équipe. Nous ne sommes pas heureux où nous sommes au classement, mais on pourra parler de ça à la fin de l'année. 

Ça reste inacceptable avec le talent qu'il y a ici, on s'attend à plus. Mais il reste que j'ai bien aimé le temps passé ici, la transition s'est effectuée sans douleur, on m'a bien accepté», a-t-il ajouté.

«Dans les deux cas, c'est logique de mettre un terme à leur saison», a simplement noté l'entraîneur-chef Dave Cameron au sujet de Phaneuf et de Clarke MacArthur.

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