Coulés par les Islanders

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Matt Martin a marqué le deuxième but des Islanders en deuxième période. En tout, les New-Yorkais au marqué trois fois au deuxième vingt.

Kathy Willens, AP

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(BROOKLYN) Ça va tellement mal pour les Sénateurs d'Ottawa en cette fin de saison qu'ils ont même perdu le numéro des Islanders de New York sur leur patinoire.

Évidemment, ces derniers ont déménagé du vieux Nassau Coliseum au moderne Barclays Center de Brooklyn, et cet endroit n'a pas été très hospitalier mercredi soir alors que la troupe de Dave Cameron y effectuait sa première visite.

Les locaux ont explosé pour trois buts en deuxième période en route vers un gain de 3-1 qui mettait fin à leur séquence noire de quatre défaites consécutives, le gardien québécois Jean-François Bérubé, à son cinquième match seulement dans la LNH, se chargeant du reste en repoussant 21 des 22 tirs dirigés vers lui.

Les Sénateurs, qui avaient une fiche de 5-0-2 à leurs sept derniers matches à Long Island (et 25-9-6-3 à vie), encaissaient de leur côté un quatrième revers de suite à l'étranger et surtout un deuxième en 24 heures après que leur propriétaire Eugene Melnyk ait promis des changements majeurs au cours de la saison morte après une campagne décevante.

John Tavares, puis Matt Martin et Brock Nelson à 21 secondes d'intervalle, ont déjoué le gardien Andrew Hammond au cours de cette deuxième période fatidique.

C'était un 49e match cette saison où les Sénateurs allouaient le premier but du match, en passant. Ils ont une fiche de 13-29-7 quand ça se produit.

Leur jeu de puissance, ou d'impuissance si vous préférez, a été blanchi pour un 11e match de suite, quoiqu'il n'a pu être déployé qu'une seule fois.

Les Sénateurs ont obtenu leurs meilleures chances de compter en désavantage numérique en début de rencontre quand Zack Smith a été frustré par Bérubé sur une descente à trois contre un.

«On avait si bien commencé le match en écoulant deux punitions et on aurait dû compter sur ce trois contre un. Et on a eu un autre deux contre un sans compter, ça aurait pu être 2-0 et c'est un match différent. Mais c'est l'histoire de notre vie présentement», a dit le capitaine Erik Karlsson.

Bérubé a aussi effectué un bel arrêt aux dépens de Jean-Gabriel Pageau et il a ensuite semblé effectuer un arrêt spectaculaire aux dépens de Mark Stone sur le retour, sauf que le tir de ce dernier s'en allait hors cible.

Stone s'est repris en troisième période quand Karlsson l'a envoyé seul contre Bérubé, qu'il a déjoué d'un beau coup de revers pour le priver d'un premier jeu blanc en carrière. La passe permettait à Karlsson d'enregistrer son 75e point, ce qu'il a réussi une autre fois dans sa carrière.

«Baisse de régime»

«Nous avons eu une très bonne première période, on jouait bien des deux côtés de la rondelle. Ça aurait été énorme si on avait pu compter un but. Ensuite, on a eu une baisse de régime en deuxième et ils en ont profité», analysait l'entraîneur-chef Dave Cameron, quand même très détendu après cette défaite.

Hammond a fait face à 23 tirs devant la cage des Sénateurs. «On a contrôlé la première période, mais ça s'est gâté par la suite. C'est dommage, notre talon d'Achilles toute la saison a été de ne pas jouer 60 minutes et la plupart du temps, c'était en début de rencontre», a-t-il rappelé.

Les Sénateurs sont rentrés à la maison après le match et ils disputeront leur prochain match samedi alors que les Ducks d'Anaheim seront les visiteurs au Centre Canadian Tire.

La soirée des assistants

Mark Stone prend au sérieux le «A» d'assistant-capitaine qui lui a été confié en l'absence de Dion Phaneuf et Chris Neil.

L'ailier droit à sa deuxième saison a encore été le meilleur joueur des siens dans la défaite de 3-1 aux mains des Islanders, marquant le seul but des visiteurs.

Ce 23e but de la campagne lui permettait d'atteindre le plateau des 60 points pour une deuxième année de suite pour amorcer sa carrière dans la LNH. Le seul autre Sénateur à avoir fait la même chose est Daniel Alfredsson. 

Stone continue d'être un joueur de deuxième moitié de saison: lors des mois de février et mars 2015 et 2016, il totalise 19 buts et 34 passes en 53 matches.

«Je veux être un leader avec cette équipe et c'est bien s'ils (les entraîneurs) le remarquent, a-t-il dit après la partie. J'espére continuer à avoir un tel rôle dans l'équipe, j'essaie de jouer de la bonne façon afin que les plus jeunes du club prennent exemple sur moi un peu.»

Stone s'en voulait un peu pour une chance manquée en première période, quand le gardien Jean-François Bérubé l'a frustré sur un retour de lancer.

«Il venait de faire un bel arrêt contre Pager (Jean-Gabriel Pageau) et j'ai pris un peu trop de temps pour lancer, ça lui a donné le temps de revenir», a-t-il relaté.

Le 600e match de Ryan

L'autre joueur qui portait le «A» pour l'occasion était Bobby Ryan, qui disputait le 600e match de sa carrière.

«C'est bien d'arriver à ce chiffre, c'est une autre étape vers les 1000 que tout le monde vise. Pour la lettre, on m'en a donné une l'an passé à l'occasion, mais j'ai eu une léthargie, donc ils hésitaient peut-être à me la redonner cette année. C'était correct, mais là avec tous les blessés, ils ont atteint le fond du baril», a blagué Ryan, qui a changé de trio pendant le match, délaissant Scott Gomez pour retrouver Mika Zibanejad sur le deuxième trio avec Mike Hoffman.

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