Melnyk promet d'importants changements

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«Après une saison comme celle-ci, une montagne russe d'espoir et de désespoir, personne n'est en sécurité. Tout le monde est sous un microscope... Ce club aurait dû être un des cinq ou six meilleurs de toute la LNH», a déclaré Eugene Melnyk.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Eugene Melnyk n'est pas satisfait de la saison de ses Sénateurs d'Ottawa et il promet des changements à des postes «clés».

«Après une saison comme celle-ci, personne n'est en sécurité. Tout le monde est sous un microscope... Ce club aurait dû être un des cinq ou six meilleurs de toute la LNH... À la place, cette saison a été une montagne russe d'espoir et de désarroi,», a déclaré le propriétaire du club en marge d'une conférence de presse tenue mardi matin au Centre Canadian Tire.

Melnyk attend une décision du directeur général Bryan Murray, à savoir s'il désire demeurer en poste ou s'il passera à un rôle de consultant à la direction de l'équipe, avant de se pencher sur le reste de l'organigramme de l'équipe. Celle-ci est attendue vers la fin de la saison.

Chose certaine, l'entraîneur-chef Dave Cameron, qui termine sa première saison complète à la barre de l'équipe, semble être sur la corde raide à la lumière des commentaires de son grand patron.

«Je ne peux pas m'expliquer nos problèmes, j'en parle avec Bryan et on hoche de la tête... Il y a certes eu de la stupidité de notre part, comme utiliser un gardien substitut (Matt O'Connor) lors de notre match inaugural à domicile, notre deuxième match de la saison. C'était quoi, cette décision? Ce n'était pas juste pour lui ou nos partisans... En décembre, nous avons perdu trois parties de suite où on avait l'avance, il y a eu un manque de constance et de la stupidité», a-t-il lancé, rappelant un revers de 3-1 contre le Canadien en octobre au lendemain du premier match de la campagne à Toronto.

Melnyk a parlé d'attendre de voir quels hommes de hockey seront disponibles pendant la saison morte avant d'effectuer une embauche. «Nous formons des gens, nous regardons (ailleurs). À la fin de la saison, il va y avoir des conséquences partout. Il va y avoir beaucoup de changements dans la LNH, des entraîneurs et des directeurs généraux. Pour l'instant, je laisse ça entre les mains de Bryan», a-t-il souligné.

Appelé à commenter les états d'âme du propriétaire de l'équipe quelques heures avant d'affronter les Capitals de Washington mardi, Cameron n'en a pas fait trop de cas.

«Je suis déçu moi aussi, comme tout le monde associé à cette équipe qui n'est pas en position de participer aux séries. C'est la prérogative du propriétaire, il a le droit de faire des changements, c'est lui qui paie les factures et met l'argent sur la table. S'il veut faire des changements, il va le faire, c'est à lui de décider», a indiqué celui qui a succédé à Paul MacLean il y a à peine 15 mois.

Concernant son évaluation des Sénateurs, 11e dans l'association de l'Est alors que Melnyk les voyait parmi l'élite de la ligue, Cameron a rétorqué: «C'est son opinion et il y a droit. S'il dit ça et qu'il le croit, c'est juste comme évaluation. Moi, j'en parlerai à la fin de l'année», a-t-il dit.

Le proprio a dit que c'était du «baloney» de croire qu'il ne dépense pas suffisamment en salaires pour que son équipe soit compétitive. «Notre enveloppe salariale est de 68 millions $ US, c'est très élevé (dans la ligue) et c'est au-delà de notre budget», a-t-il mentionné.

En ratant les séries pour la deuxième fois en trois ans, les Sénateurs vont essuyer des pertes cette saison, a-t-il confirmé.

«Le statu quo ne nous ramènerait qu'au même endroit l'an prochain. Et cette équipe ne peut survivre sans participer aux séries. On ne peut pas juste lancer de l'argent à ces problèmes. Nous devons procéder d'une manière différente et c'est ce qu'on fait», a-t-il ajouté.

Quel avenir pour Alfredsson?

Depuis sa nomination en septembre dernier, Daniel Alfredsson a passé... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Depuis sa nomination en septembre dernier, Daniel Alfredsson a passé beaucoup de temps aux côtés du dg Bryan Murray et de ses adjoints.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Daniel Alfredsson a marqué le passé des Sénateurs, mais il reste encore à voir quel rôle il aura dans leur avenir.

Le conseiller senior aux opérations hockey a passé beaucoup de temps aux côtés du dg Bryan Murray et de ses adjoints Pierre Dorion et Randy Lee depuis sa nomination en septembre dernier, ainsi que sur la glace à l'occasion avec les joueurs à Ottawa et à l'occasion avec le club-école de Binghamton.

Alors que la question de la succession de Murray est brûlante d'actualité, il fallait demander à Alfredsson s'il se voyait potentiellement occuper ce poste qui semblait destiné à Pierre Dorion, l'adjoint au dg.

L'ancien capitaine n'a pas fermé la porte totalement, malgré son peu d'expérience en gestion.

«Je n'en ai pas parlé avec Bryan du tout et je ne vais pas dire quelque chose dans un sens ou dans l'autre tant qu'on n'en aura pas discuté. Je vais m'en tenir à ça», a-t-il déclaré.

«J'ai appris beaucoup dans mon poste actuel. Quand ça ne va pas bien, tu te demandes toujours si tu aurais pu en faire plus pour aider. Être autour de l'équipe dans ce rôle est très différent d'être un joueur. Pour moi, personnellement, ça a été une bonne expérience d'apprentissage. J'aurais aimé aider l'équipe plus, mais je vais prendre cette expérience et l'utiliser pour l'avenir...», a indiqué Alfredsson, qui a prêté un montage commémorant son 400e but en carrière au projet de récolte de souvenirs des 25 premières années des Sénateurs.

Alors qu'il est question qu'il redéménage sa famille de Detroit à Ottawa cet été, Alfie assure qu'aucune décision n'a été prise quant à ses fonctions. «On verra une fois qu'on saura ce que Bryan va faire», a-t-il ajouté.

Classique hivernale

Dans un autre ordre d'idées, Eugene Melnyk a indiqué qu'il n'attend pas une décision de la LNH bientôt concernant la présentation d'un match en plein air à Ottawa en 2017.

Il n'a pas caché cependant qu'il aimerait qu'un tel match soit présenté sur la colline du Parlement, plutôt qu'à la Place TD.

«C'est très dispendieux où nous voulons jouer et nous essayons de composer avec la logistique pour voir si on peut jouer là et j'ai élevé la voix pour dire que j'aimerais que le match soit sur la colline. Si on veut que ce soit un événement global, c'est là qu'il faut aller.»

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