Le cas de Zack Smith incertain

Indéniablement, Zack Smith est fort apprécié par ses... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Indéniablement, Zack Smith est fort apprécié par ses coéquipiers dans le vestiaire, non seulement pour ses performances sur la glace mais également son souci du détail.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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(Buffalo) La saison tire à sa fin, les blessures continuent de s'accumuler chez les Sénateurs d'Ottawa.

Jeudi matin, Zack Smith n'était pas à l'entraînement.

Comme d'habitude, on ne sait pas grand-chose à son sujet. Dave Cameron a reconnu qu'il s'est infligé un nouveau bobo durant le match de mardi soir contre le Wild du Minnesota. Il a dit, du même souffle, que le petit bobo l'a contraint à subir une journée de traitements intensifs.

C'est donc une bonne nouvelle. Généralement, les joueurs qui ratent une séance d'entraînement pour « subir des traitements » n'ont pas besoin de rater de matches.

En respectant cette logique, on déduit que le surprenant Smith sera à son poste, vendredi, lorsque les Sénateurs affronteront les Sabres de Buffalo au First Niagara Center.

« Je ne veux pas trop m'avancer », réagit l'entraîneur-chef.

« Toute cette histoire me fait penser à toutes ces fois où j'ai laissé ma voiture au garage pour un simple entretien de routine. Il m'est déjà arrivé de recevoir un coup de fil de mon garagiste. Vous savez, le coup de fil qu'on redoute tous? Celui durant lequel on nous annonce qu'il y a un problème plus grave sous le capot? Comme je ne sais pas exactement ce qui se passe dans le cas de Zack, je préfère ne pas trop commenter. »

En l'absence de Smith, jeudi, le bon Clarke MacArthur a patiné avec Jean-Gabriel Pageau et Mark Stone.

« Clarkie avait de bien grandes chaussures à remplir », a plus tard blagué le centre gatinois, sourire en coin.

Un joueur minutieux 

Il va sans dire qu'avec ses 21 buts marqués cette saison, Smith a pris du gallon dans le vestiaire.

« C'est juste un gars qui n'a jamais rien pris pour acquis, soutient Pageau. Smitty a travaillé très fort et il mérite pleinement ce qui lui arrive en ce moment. Ce que vous ne pouvez pas voir, c'est toute l'attention qu'il porte aux plus petits détails. Il accorde beaucoup d'importance aux exercices d'étirements, par exemple. Il passe beaucoup de temps dans notre gymnase. Nous avons aussi une salle fraîchement rénovée dans laquelle nous pouvons pratiquer nos lancers. Je peux vous garantir qu'il fait partie de ceux qui en profitent le plus. »

Non. Sans l'ombre d'un doute, les Sénateurs ont besoin de lui et ils le savent.

Moral à la baisse, mais...

Mercredi, alors qu'ils profitaient d'une soirée de congé, de nombreux joueurs étaient bien installés devant leurs écrans de télévision. Ils ont vu les Flyers de Philadelphie surprendre les puissants Blackhawks de Chicago au United Center.

C'est démoralisant. Même lorsqu'ils ne jouent pas, leurs - minces - chances de prendre part aux séries diminuent jour après jour.

« Nous avons besoin que d'autres équipes nous aident et les autres équipes en question ne nous aident pas beaucoup », reconnaît Cameron.

« On regarde les matches impliquant nos clubs rivaux en se croisant les doigts, admet pour sa part Mike Hoffman. À la fin de la journée, nous ne pouvons cependant pas contrôler ce qui se passe dans les autres villes. Tout ce qu'on sait, c'est que nous avons la possibilité d'aller chercher 22 points au classement d'ici la fin de la saison. On va essayer d'en échapper le moins possible. »

Anderson ou Hammond contre Lehner?

On ne sait pas quel gardien sera devant le filet du club visiteur, vendredi, au First Niagara Center.

Dave Cameron hésite. Il sait que son équipe doit disputer deux matches en autant de soirs.

Après avoir rendu visite aux Sabres, elle doit rentrer à la maison. Le Canadien de Montréal effectuera sa dernière visite à Kanata samedi.

Verra-t-on Craig Anderson dans un match et Andrew Hammond dans l'autre?

«Pas nécessairement. Je suis en train de réfléchir à tout cela», dit-il.

Les Sénateurs doivent cependant s'attendre à retrouver leur vieil ami Robin Lehner à Buffalo.

Le gaillard suédois a l'air de se ficher du fait que les Sabres ne sont pas impliqués dans la course aux séries. Il en est pratiquement venu aux coups avec la recrue du Canadien Michael McCarron, mercredi.

«Lehner a surtout été très bon dans tous les matches où nous avons eu à l'affronter jusqu'ici cette saison. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent cette fois-ci», opine Jean-Gabriel Pageau.

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