Karlsson bloque aussi des tirs

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Reconnu à travers la ligue pour ses prouesses offensives, Erik Karlsson n'hésite pas à prêter main-forte aux gardiens en bloquant à l'occasion des rondelles.

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Avec le but gagnant en prolongation ainsi que deux passes, dont une sur le but égalisateur à huit secondes de la fin, Erik Karlsson a eu un impact très évident sur le résultat du match de mardi contre le Wild du Minnesota, un gain de 3-2 de ses Sénateurs d'Ottawa.

Il a ainsi établi un nouveau sommet en carrière avec sa récolte de 60 passes cette saison, et avec ses 73 points, il n'est qu'à cinq points de son meilleur total, marque établie lors de la saison 2011-2012 où il a mis la main sur le premier de ses deux trophées Norris de meilleur défenseur de la LNH.

Ce que moins de gens auront remarqué lors de cette 70partie de la campagne, c'est que l'arrière suédois de 25 ans a également bloqué trois lancers, ce qui lui en donne un total de 150.

C'est un sommet au sein de son équipe et le 11meilleur total de toute la LNH, cette statistique étant dominée par François Beauchemin, du Colorado, qui en a 225.

Source de fierté

Le capitaine des Sénateurs mentionnait mercredi en marge d'un entraînement hors glace des siens qu'il ne porte pas attention à ses statistiques en terme de points, «même si c'est inévitable parfois parce que les gens vous mettent constamment ça sous le nez», mais il semblait bien fier quand le sujet des tirs bloqués a été abordé.

«C'est une de ces années où ça arrive comme ça, je joue de cette façon dans ma zone défensive et je pense que ça m'aide. J'en tire pas mal de fierté... C'est une autre façon de se défendre dans notre zone, ça prend beaucoup d'anticipation pour bloquer des tirs. C'est efficace, donc je vais continuer», a-t-il dit.

Karlsson a tendance à rester debout lorsqu'il prête main-forte à son gardien, bloquant les tirs avec le devant de ses jambières.

On ne l'a pas vu souvent rentrer au banc en douleur cette saison, malgré les dangers encourus en bloquant des tirs de haute vélocité.

«Si vous le faites de la bonne façon, ça ne fait pas mal la plupart du temps, que le tir soit puissant ou non. J'ai eu quelques ecchymoses, mais rien de grave, Dieu merci. Parfois, tu sais avant que la rondelle arrive que ça va faire mal, mais à la fin de la journée, c'est juste un petit morceau de caoutchouc, tu dois juste espérer que ton corps va pouvoir le prendre», souligne-t-il.

La bonne technique

Ses patrons avec les Sénateurs doivent retenir leur souffle à l'occasion quand ils voient leur joueur de concession risquer une fracture à une main ou une cheville pour empêcher un but. Mais l'entraîneur adjoint Jason Smith mentionnait que son défenseur qui fait partie de l'élite de la LNH s'y prend de la bonne façon.

«Bloquer des tirs, c'est un aspect important pour qu'un club ait du succès en défensive. Erik le fait bien, il se place dans la ligne de tir et son positionnement est très bon. Quand tu es à la bonne place, la rondelle doit te traverser pour se rendre au filet», a-t-il noté.

Karlsson a aussi indiqué qu'il aime jouer en désavantage numérique: «J'aime ça aussi, c'est un des aspects les plus plaisants du jeu, en fait. Tu dois penser, lire le jeu et lire ce que d'autres joueurs habiles vont essayer de faire. J'adore ça, ce n'est pas juste une question de bloquer de gros lancers ou de pousser des gars devant le filet, il y a bien d'autres aspects qui entrent en ligne de compte. Il faut avoir des habiletés pour 'tuer' les punitions.»

Dans le débat qui bât son plein à savoir s'il mérite un troisième trophée Norris même si son club risque de rater les séries et qu'il est 29pour les buts alloués, Erik Karlsson espère que les journalistes qui vont voter sur sa candidature par rapport à celles de Drew Doughty, des Kings, et Brent Burns, des Sharks, vont prendre note de ces améliorations à son jeu défensif. «À date, tu es le seul à l'avoir remarqué», a-t-il dit au représentant du Droit.

Perron récompensé

Avec le but gagnant en prolongation ainsi... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Au lendemain de la mise sous contrat de l'attaquant des Huskies de Rouyn-Noranda Francis Perron, le d.g. adjoint Randy Lee a expliqué pourquoi les Sénateurs ont décidé qu'il était temps de négocier avec l'agent de leur choix de septième ronde en 2014, l'ancien gardien des Olympiques Philippe Sauvé.

«C'était juste le bon moment, avant ses séries. Il a fait du bon travail, il s'est amélioré en travaillant sur les aspects de son jeu que l'on voulait qu'il développe. On lui avait dit que s'il ne faisait pas ça, il serait une étoile dans la Ligue américaine, mais il ne serait jamais un espoir pour la LNH. Il devait jouer de la bonne façon, sans la rondelle et en défensive. On voulait qu'il soit un leader et qu'il compte des buts importants, quand son club tirait de l'arrière 2-1 et non quand c'était 5-0. Et c'est ce qu'il a fait. Tous les rapports de nos dépisteurs sont excellents», a dit Lee.

Le pacte de trois ans à deux sens signé par Perron lui rapportera un salaire de 625 000 $ s'il joue dans la LNH, et il comporte une prime à la signature de 235 000 $.

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