Perron signera un premier contrat

«Depuis un certain temps, je sentais que ça... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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«Depuis un certain temps, je sentais que ça s'en venait. Mon agent et moi, on voyait bien que les Sénateurs avaient toujours de l'intérêt pour moi», affirme Francis Perron.

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Au bout du fil, mardi après-midi, Francis Perron semblait d'excellente humeur. Pour tout dire, il était soulagé.

On venait de lui confirmer qu'il s'est entendu avec les Sénateurs. Son premier contrat de hockeyeur professionnel, qu'il signera sous peu, vient un peu couronner sa saison de rêve.

Le jeune ailier gauche de 19 ans ne faisait pas trop d'insomnie.

Il devrait compléter la saison régulière au deuxième rang du classement des meilleurs marqueurs de la Ligue junior majeur du Québec. Il a inscrit 107 points et maintenu un différentiel de + 40 en 61 parties.

À Rouyn-Noranda, il a surtout été le capitaine d'une formation qui a subi moins de 10 revers en temps réglementaire.

Avec tout cela, il se doutait bien qu'il aurait la chance de faire le saut chez les pros la saison prochaine.

«Je savais que j'aurais ma chance quelque part, mais je préférais que ce soit avec Ottawa. J'ai grandi avec les Sénateurs. J'ai développé une belle relation avec eux au cours des deux dernières années», rappelle-t-il.

Originaire de la couronne nord de Montréal, Perron a été un choix de septième ronde des Sénateurs en 2014. Il avait jusqu'au 1er juin pour s'entendre avec eux, sans quoi son nom aurait été soumis de nouveau au repêchage amateur de la LNH.

«Depuis un certain temps, je sentais que ça s'en venait. Mon agent et moi, on voyait bien que les Sénateurs avaient toujours de l'intérêt pour moi. Il avait été difficile pour tout le monde de trouver un peu de temps pour négocier. Finalement, les représentants de l'organisation nous ont contactés lundi après-midi. Tout s'est réglé très rapidement. Je crois que tous les détails de l'entente ont été ficelés en moins de 90 minutes», raconte-t-il.

Perron avait du soleil dans la voix. On peut à peine imaginer quel genre d'effet une nouvelle comme celle-là peut avoir sur l'ego d'un jeune homme.

Se concentrer sur les séries de la LHJMQ

Le moment semble bien choisi pour faire le plein de confiance, alors que les séries éliminatoires de la Coupe du président sont sur le point de commencer.

«Honnêtement, au niveau de la confiance, ça ne changera pas grand-chose, dit-il. Je me sens déjà très bien à ce niveau. Je dirais que la mise sous contrat me fait quand même du bien car je pourrai arrêter de penser à toutes ces histoires. Je pourrai me concentrer exclusivement sur les séries, maintenant.»

À titre de champions de la saison régulière, les Huskies auront de la pression. Peu importe leurs adversaires, ils devront composer avec la pression du club favori.

«Nous savons ce qui nous attend. Nous savons surtout que nous ne pouvons rien prendre pour acquis. Il ne faut surtout pas commencer à penser à la quatrième ronde avant de remporter la première», dit Perron, fier de pouvoir compléter son stage dans le hockey junior dans la ville où elle a débuté.

«D'autres joueurs ont été obligés de quitter pour se joindre à une autre formation, à leur dernière année, pour obtenir une chance de gagner un championnat. Moi, je suis chanceux. Je suis le joueur autour duquel on a pu construire un club gagnant.»

L'automne prochain, il devra probablement participer à une nouvelle période de reconstruction. Après avoir connu une saison désastreuse, les Senators de Binghamton auront besoin de sang neuf.

«Je sais que j'aurai un gros été devant moi. Je devrai prendre mon entraînement au gymnase très au sérieux pour arriver prêt au camp.»

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