Les fins de saison sourient à Stone

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Lors des 34 derniers matches de la précédente campagne, Stone avait amassé 36 points.

La Presse Canadienne

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Il faudra se rendre à l'évidence. Mark Stone est un bon petit joueur de hockey. Surtout quand la saison tire à sa fin.

Les trois points de plus qu'il a obtenus dans la victoire de samedi, contre les Maple Leafs de Toronto, ne font que s'ajouter à la preuve.

En 20 parties, depuis le début du mois de février, Stone a récolté 24 points.

Cette production nous rappelle étrangement celle de l'an dernier, à pareille date. Dans les 34 derniers matches du calendrier régulier, engagé dans une lutte à finir pour l'obtention du trophée Calder, il avait engrangé 36 points.

Il suffit de gratter un peu plus loin pour s'apercevoir que ce n'est pas quelque chose de nouveau, chez lui. Il n'est pas devenu un joueur productif en fin de saison en atteignant la LNH.

Il produisait tout autant en fin de saison durant ses deux saisons passées dans la Ligue américaine.

C'était encore pire quand il évoluait dans les rangs juniors, dans l'Ouest canadien.

Stone ne regardait pas si loin derrière, samedi, lorsqu'il discutait avec les journalistes dans le vestiaire des Sénateurs d'Ottawa au Centre Canadian Tire.

Il pensait surtout aux premières semaines de l'année 2016. Il est soulagé d'avoir pu rebondir d'aussi belle façon après avoir traversé une séquence aussi difficile.

«J'ai connu un bon début de saison, mais il y a eu cette fichue séquence au mois de janvier où j'étais vraiment faible. Absolument rien ne fonctionnait pour moi. On m'utilisait avec plusieurs joueurs différents. Je n'étais pas capable de bien travailler avec personne», se souvient-il.

«Il y a eu trois longues semaines durant lesquelles j'avais carrément l'impression de nuire à mon équipe. J'imagine que tout le monde traverse des périodes plus creuses durant une saison, mais ces trois semaines m'ont paru particulièrement longues.»

Ironiquement, Stone a recommencé à produire quand on l'a jumelé à deux attaquants de soutien.

Jean-Gabriel Pageau était considéré comme le centre numéro trois à Ottawa. Un bon joueur. Un joueur polyvalent. Mais un attaquant qui devait d'abord se concentrer sur sa défensive pour survivre au plus haut niveau.

Zack Smith était encore moins bien coté. C'était un joueur de quatrième trio. Ni plus. Ni moins.

Ensemble, ils produisent comme un trio numéro un.

Samedi, Pageau a inscrit trois points, tout comme Stone.

Smith a quant à lui marqué un autre but. Cela prolonge à huit sa séquence de parties avec au moins un point.

«Tous les joueurs qui atteignent la LNH sont capables de produire. Tous ces gars-là ont déjà été de gros producteurs de points quand ils étaient plus jeunes», rappelle Stone.

«Pageau, je savais qu'il pouvait produire. Je l'ai vu récolter des tas de points pendant un an et demi quand nous étions coéquipiers à Binghamton. Smitty... Il n'était pas différent de nous. Dans sa jeunesse, dans la LHOuest, il produisait aussi.»

«Je ne suis pas surpris de nous voir produire ainsi.»

Stone est néanmoins perçu comme le joueur clé du gros trio des Sénateurs en cette fin de saison. Il est celui qui, selon toute vraisemblance, «rend ses partenaires de jeu meilleurs».

«C'est le plus beau compliment qu'on peut me faire. Je veux être un joueur avec qui les autres aiment jouer. Mais je suis juste heureux de la façon dont se déroulent les choses. Notre équipe a besoin de connaître du succès en ce moment. Ça urge.»

Ces vétérans qui parlent

La victoire contre les Leafs a fait du bien à Dave Cameron. Vendredi, l'entraîneur avait convié ses joueurs à une rencontre d'équipe durant laquelle il ne s'était pas gêné pour se vider le coeur. Cameron dit cependant qu'il n'est pas tout seul à se plaindre par les temps qui courent. «La meilleure chose qui peut arriver à un entraîneur, c'est de compter sur le soutien de ses joueurs d'expérience. Je peux vous dire que j'ai obtenu un sérieux coup de main en ce sens quand nous avons ajouté deux vétérans comme Dion Phaneuf et Scott Gomez dans notre formation. Voilà deux gars qui ont de l'expérience et qui n'ont pas peur de s'exprimer. Ils savent aussi comment on doit s'y prendre pour jouer au hockey.» Samedi, Phaneuf a passé 22 minutes et 22 secondes sur la patinoire. Il a bloqué quatre tirs et complété trois mises en échec. Plus discret, Gomez a tout juste franchi le plateau des 10 minutes passées sur la patinoire.

Les Leafs balayés

Ça fera peut-être le bonheur de quelques partisans alors que se termine une saison où les occasions de se réjouir furent peu nombreuses. Avec leur victoire, samedi, les Sénateurs ont réussi à balayer les honneurs de leur série contre les Maple Leafs en 2015-16. Ils ont remporté leurs quatre matches contre leurs rivaux provinciaux. Un balayage des Leafs, ça s'était déjà vu. Mais ça faisait longtemps. Durant la saison 2000-01, les Sénateurs étaient sortis vainqueurs de leurs cinq duels en saison régulière. Au printemps 2001, les Leafs s'étaient vengés de la pire façon envisageable. Ils avaient balayé à leur tour les Sénateurs en première ronde des séries éliminatoires.

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