Cameron à bout de ressources?

Dave Cameron... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Dave Cameron

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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«Répéter. Répéter. Répéter.»

Combien de fois Dave Cameron a-t-il servi cette réponse aux représentants des médias depuis le début de la saison?

Après chaque défaite honteuse des Sénateurs d'Ottawa, quand on lui demande comment il compte redresser la situation, l'entraîneur-chef répète qu'il devra continuer de répéter son message jusqu'à ce que les choses changent.

La saison régulière tire à sa fin. En plus de les emmener un peu plus près du précipice, le revers de 6-2 subi jeudi en Floride nous laisse croire que les Sénateurs ne s'améliorent pas défensivement.

Cameron devait s'attendre à ce que cette question lui soit posée tôt ou tard.

À force de se faire répéter les mêmes directives, certains joueurs ont-ils cessé d'écouter?

Quand une collègue s'est aventurée sur ce terrain, vendredi, Cameron a d'abord fait mine de ne pas comprendre. Il a demandé qu'on reformule la question.

La question a été reformulée. Est-ce que le message passe toujours?

«Dans ma rencontre avec les joueurs, aujourd'hui, j'ai parlé de la façon dont nous devons gérer nos matches. J'ai bien aimé leur façon de réagir. Ils m'ont donné une réponse satisfaisante», a-t-il répondu.

La collègue a poussé sa question un peu plus loin. Quelle fut la réponse des joueurs, au juste?

«Eh bien, ils m'ont dit qu'ils ne vont pas lâcher. Ils vont continuer à travailler et ils vont s'efforcer de prendre les bonnes décisions qui nous permettront de mieux gérer nos parties. Ils vont jouer de façon à essayer de gagner 1-0.»

Cameron et ses joueurs sont rentrés de Floride aux petites heures du matin, vendredi.

La journée de congé dont il avait été vaguement question a été annulée. Cameron a convoqué tout son monde au Centre Canadian Tire en fin d'avant-midi. Une demi-douzaine de joueurs ont chaussé les patins pour s'entraîner. Les autres avaient été conviés au bureau simplement pour se faire répéter les mêmes messages par leur patron immédiat.

Avant de rentrer à la maison pour se préparer à leur prochain rendez-vous contre leurs ennemis jurés de Toronto, certains joueurs ont ressenti le besoin de se porter à la défense de leur entraîneur.

C'est notamment le cas de Marc Méthot. Le défenseur franco-ontarien estime que les Sénateurs ont tout ce qu'il faut pour devenir une meilleure formation en défensive.

«Je le crois. Je l'espère, déclare-t-il. Nous jouons tous au hockey parce que nous voulons gagner. Et nous avons mieux joué dernièrement. Nous allouons toujours trop de chances de marquer. Ça doit changer. Mais je crois que nous sommes capables de changer.»

Les Sénateurs jouent mieux défensivement depuis l'arrivée de Dion Phaneuf, insiste Méthot.

Pourtant, plus d'un mois après la transaction qui a permis à l'ancien capitaine des Leafs de changer de camp dans la Bataille de l'Ontario, cette amélioration tarde à se manifester. Ça ne paraît pas trop dans les chiffres, en tous cas. Les Sénateurs demeurent bon derniers dans la LNH au chapitre des lancers au but alloués. Ils demeurent aussi l'équipe qui a encaissé le premier but du match le plus souvent.

«Tout le monde peut bien jouer défensivement. Pour bien jouer défensivement, il faut d'abord se présenter au travail dans un bon état d'esprit. Il faut être prêt à se sacrifier pour l'équipe. Ce sont des toutes petites choses qui font la différence.»

Perdre n'est plus une option

Certains croient que les Sénateurs ont atteint le proverbial fond du baril quand ils ont été battus jeudi par les Panthers en Floride.

Pourtant, la situation pourrait facilement s'empirer. Il suffirait qu'ils s'inclinent samedi à la maison face aux Maple Leafs.

Les revers contre Toronto laissent toujours un goût amer dans la bouche des amateurs de hockey d'Ottawa. Ça pourrait être encore pire, en cette fin de saison misérable où les Bleus sont décimés par les blessures.

«Nous devons respecter nos adversaires, insiste Dave Cameron. Le fait qu'ils sont jeunes et inexpérimentés ne change pas grand-chose à mes yeux. Ils n'ont pas souvent été déclassés par leurs adversaires dernièrement. Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre une autre formation à la légère. Nous devons respecter tous ceux qui évoluent dans la Ligue nationale.»

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