Match à haute intensité

Jean-Gabriel Pageau a envoyé tout le monde en... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Jean-Gabriel Pageau a envoyé tout le monde en prolongation, un dixième de seconde avant la fin de la troisième période. Ottawa a finalement perdu en fusillade.

Etienne Ranger, LeDroit

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Kyle Turris est absent pour un bout de temps? Pas grave. Jean-Gabriel Pageau semble bien décidé à le remplacer.

Grâce à ses efforts en fin de match, les Sénateurs d'Ottawa ont réussi à récolter un gros point contre les Blues de Saint-Louis, mardi.

Sans lui, l'équipe n'aurait pu atteindre la fusillade pour s'incliner 4-3 devant les Blues de Saint-Louis.

Le Gatinois a d'abord marqué son 15e but de la saison quand restait deux minutes et 40 secondes à écouler à la troisième période.

Il n'avait pas fini. Il a battu Jake Allen avec un tir des poignets dans la partie supérieure alors qu'il restait précisément un dixième de seconde à jouer. Le 16e but de Pageau a permis aux Sénateurs de forcer la tenue d'une prolongation.

«Je ne fais pas ça pour moi. Nous avons besoin de tous les points dont nous avons besoin à cette période de l'année», dit celui qui totalise huit points à ses six dernières parties.

Quand les officiels ont consulté les juges vidéo pour s'assurer que son deuxième but était bon, Pageau a certainement eu une impression de déjà-vu. Il s'était retrouvé dans une situation identique, le 26 janvier, contre les Sabres de Buffalo.

La seule différence, c'est que ce soir-là, les officiels avaient déterminé que la rondelle avait franchi la ligne des buts une fraction de seconde trop tard.

«Je doutais. André Tourigny a parlé avec notre entraîneur vidéo. Ils étaient convaincus que mon but était bon. Mais contre Buffalo aussi, ils pensaient que mon but était bon», raconte Pageau.

La remontée tardive des Sénateurs leur a permis d'oublier pendant un moment qu'ils ont perdu leur gardien de buts numéro un.

C'était presque trop beau pour être vrai. Craig Anderson avait réussi à participer à 51 des 63 premiers matches de la saison sans se blesser.

Au match 64, la réalité l'a rattrapé.

L'Américain de 34 ans a quitté la patinoire sur ses deux jambes, mais flanqué du thérapeute en chef Gerry Townend, alors qu'il restait un peu plus de six minutes à écouler en deuxième période.

Blessure au «bas du corps», apparemment.

Ceux qui veulent continuer de croire aux chances des Sénateurs noteront qu'Andrew Hammond a bien fait. Il a plus que bien fait. Il a été parfait pendant 29 minutes. Il a stoppé les 17 lancers dirigés vers lui par les joueurs d'une des cinq meilleures équipes de la Ligue nationale de hockey.

Il a stoppé 10 autres rondelles dans les tirs de barrage avant d'accorder le but décisif à Patrik Berglund.

Ce n'est pas mal, pour un gardien qui n'avait pas joué un seul match au cours des trois dernières semaines.

Si la blessure subie par Anderson s'avère sérieuse et qu'il doit reprendre le collier, le Hamburglar aura fort à faire. Sa première tâche sera de retrouver le sentier de la victoire. Il n'a pas gagné depuis le 4 janvier.

Jaden Schwartz a été le meilleur joueur des Blues. Il a participé aux trois buts en temps réglementaire. Un but et deux passes. Les Russes Dmitrij Jaskine et Tarasenko ont aussi déjoué Anderson.

Ryan Dzingel a inscrit l'autre but d'Ottawa.

Hammond à la rescousse

Le scénario peut-il se répéter? Alors que tous les espoirs sont disparus, ou presque, Andrew Hammond peut-il sauver la saison?

Si on a besoin de lui, le Hamburglar sera prêt.

«Je n'ai pas encore eu la chance de parler à Andy. Je ne sais donc pas trop comment il se sent. Mais je peux vous dire que j'ai passé l'année à me préparer pour vivre une situation comme celle-là. J'attendais ma chance. Si on veut me l'accorder, je ferai tout pour la saisir.»

Hammond n'était pas nécessairement satisfait de sa performance.

Même s'il a tout fait pour permettre à son équipe de l'emporter, il n'a pas été capable de terminer le travail. «À cette période de l'année, avec la situation dans laquelle nous nous trouvons, nous ne pouvons pas nous satisfaire de récolter seulement un point dans un match», dit-il.

«Nous avons échappé trop de points dans des situations comme celle-là plus tôt cette saison. Tous ces points sacrifiés lors de séances de tirs de barrage pourraient bien finir par nous coûter cher en fin de saison.»

Hammond était quand même capable de lever son chapeau à son vis-à-vis Jake Allen, qui a réussi une dizaine d'arrêts dans les tirs de barrage. Il se trouve que les deux gardiens sont amis.

«Je suis convaincu qu'il aura le goût de me parler de cette partie lorsque nous nous retrouverons sur un terrain de golf l'été prochain.»

Pas de détails

Dans sa conférence de presse d'après-match, Dave Cameron ne voulait surtout pas donner de détails sur l'état de santé de son gardien Anderson. Il s'est quand même dit à l'aise d'offrir plus de glace à Hammond prochainement.

«Il a travaillé fort chaque jour cette saison. Ses coéquipiers l'aiment bien. Ils ont confiance en lui», dit-il.

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