Ceci bien content à Ottawa

Cody Ceci joue son meilleur hockey en carrière... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Cody Ceci joue son meilleur hockey en carrière depuis l'arrivée de Dion Phaneuf.

Etienne Ranger, LeDroit

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Même si son nom n'a pas été officiellement lié aux rumeurs de transactions, Cody Ceci n'est pas dupe. Il est bien conscient que certains directeurs généraux se sont enquis de sa disponibilité.

Bryan Murray n'a pas sérieusement considéré les offres. Même si on lui offrait un jeune attaquant de talent.

Pour le grand patron des Sénateurs, il n'était pas question, pour l'heure, de laisser partir un de ses meilleurs défenseurs.

Ceci est reconnaissant.

«J'aime vraiment ça, jouer à la maison», confie l'athlète qui a grandi dans l'est d'Ottawa.

«Chaque soir, quand je saute sur la patinoire, je sais que je peux compter sur le soutien de nombreux parents et amis. C'est une vraie chance. Je suis chanceux de faire carrière ici», enchaîne-t-il, son chapeau bien vissé sur la tête.

Le chapeau témoigne justement de son amour pour son équipe.

Avant de faire ses entrevues, depuis quelques mois, Ceci prend soin de coiffer une casquette rétro. Elle est frappée du logo qui ornait le chandail des Sénateurs quand ils ont effectué leur retour dans la LNH, au début des années 1990. On parle ici du centurion casqué vu de profil.

«J'aimais vraiment beaucoup ce logo quand j'étais petit. Quand j'ai été convié à une séance de photos promotionnelles avec Pageau à l'approche du temps des Fêtes, j'ai tout de suite eu le coup de coeur pour cette casquette. Je l'ai gardée pour moi.»

Ceci joue le meilleur hockey de sa carrière depuis un certain temps. L'arrivée de Dion Phaneuf n'est pas étrangère à cela.

Ceci a souffert plus que quiconque du manque de profondeur en défensive à Ottawa dans la première moitié de la saison. On lui a donné tout plein de partenaires qui n'étaient pas aptes à faire partie d'un quatuor d'élite.

On vous le disait d'entrée de jeu. Ceci est reconnaissant. Doublement reconnaissant.

«Nous avons fait notre grosse transaction à l'approche de la date limite. La direction a procédé ainsi pour nous donner une chance, étant donné que nous avons besoin de gagner quelques matches consécutifs pour participer aux séries.»

«Sans l'ombre d'un doute, l'arrivée de Dion a provoqué une petite étincelle. Elle a donné une toute nouvelle profondeur à notre brigade défensive. En fait, l'arrivée de Dion m'a donné une petite poussée, à moi aussi. Je me considère chanceux de jouer avec lui maintenant. Il m'aide beaucoup.»

Vers la Coupe du monde?

Ceci espère maintenant représenter les Sénateurs et toute la région d'Ottawa lors du tournoi de la Coupe du monde.

Mercredi, les huit formations participantes dévoileront un alignement préliminaire de 16 joueurs qui prendront part au tournoi, dans la région de Toronto, en septembre prochain.

En tant que joueur né en 1993, il a de bonnes chances de faire partie de l'équipe d'étoiles nord-américaines âgées de 23 ans et moins.

«Ouais, je vais certainement garder un oeil sur ces annonces. C'est clairement quelque chose qui pourrait m'intéresser. En même temps, je ne serais pas complètement anéanti si je ne suis pas choisi. Ma priorité, c'est de prendre part aux prochaines séries de la coupe Stanley. Le reste, en ce moment, me semble un peu secondaire.»

Un vote pour la Coupe du monde

La Coupe du monde de hockey pourrait-elle offrir un spectacle supérieur à celui qu'on voit aux Jeux olympiques?

Ken Hitchcock, un vétéran du hockey international, est convaincu que oui.

«Gagner à la Coupe du monde, c'est difficile. Le jeu est plus rude parce que les matches sont présentés sur des petites patinoires nord-américaines. À la Coupe du monde, tout le monde part sur le même pied. Tout le monde a eu l'été pour se reposer. Cela fait en sorte que le niveau d'intensité de chaque match est inégalé. Ça n'a rien à voir avec les Jeux olympiques», a-t-il déclaré, mardi matin.

Hitchcock doit savoir de quoi il parle. Il était de la délégation canadienne qui a remporté la médaille d'or aux Jeux olympiques de Salt Lake City, en 2002. Dix-huit mois plus tard, il s'est une fois de plus associé à Équipe Canada, lors du dernier tournoi de la Coupe du monde.

«Après les Jeux de 2002, j'étais convaincu que j'avais tout vu. En 2004, je me suis ravisé. Le calibre de jeu à la dernière Coupe du monde était supérieur à ce qu'on peut voir dans les séries éliminatoires de la coupe Stanley. Je n'en revenais pas à quel point les matches étaient intenses.»

«Nos joueurs ne pouvaient pas s'accorder une seule minute de répit.»

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