Un dernier match chez Gretzky

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La fermeture de l'ancien Northlands Coliseum, qui a vu grandir la dynastie menée par Wayne Gretzky, Mark Messier et Grant Fuhr, suscite des émotions de toutes sortes chez les Sénateurs.

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Les Oilers vont déménager dans un nouvel amphithéâtre moderne au centre-ville d'Edmonton la saison prochaine, ce qui signifie que les Sénateurs effectueront leur dernière visite au Rexall Place mardi soir.

La fermeture de l'ancien Northlands Coliseum, qui a vu grandir la dynastie menée par Wayne Gretzky, Mark Messier et Grant Fuhr, suscite des émotions de toutes sortes chez les Sénateurs, eux qui ont une fiche à vie de 8-8-2 dans la capitale albertaine, y ayant remporté six de leurs sept dernières sorties.

Pour Dion Phaneuf, qui est natif de l'endroit, c'est la fin d'une époque. 

«Pour moi, ça a toujours été spécial de retourner à la maison, je peux jouer devant ma famille et mes amis. Ça va être mon dernier match à cet endroit qui est spécial pour moi. En grandissant, j'allais voir des parties comme simple amateur. Quand j'ai pu jouer là, c'était un rêve qui se réalisait. J'ai toujours adoré jouer là, les partisans sont des connaisseurs. Cet aréna a été bon pour eux, mais ils vont en avoir un flambant neuf et c'est pleinement mérité pour la Ville d'Edmonton», a confié Phaneuf, qui avait cinq ans lors de la dernière conquête de la coupe Stanley des Oilers, en 1990.

Curtis Lazar a ses propres bons souvenirs de l'endroit où il a joué chez les juniors avec les Oil Kings, y remportant un de leurs deux championnats consécutifs de la LHOuest. «Ça va être une soirée émotive pour moi, c'est là que je me suis mouillé les pieds dans la LHOuest. C'est mon deuxième chez moi après Ottawa. C'est toujours cool de mettre le pied sur la glace et de regarder les bannières du championnat de la LHOuest et de la coupe Memorial», mentionne celui qui s'en allait souper dans son ancienne pension en arrivant à Edmonton lundi soir.

Il y en a un qui préfère que cet endroit disparaisse de la carte au plus tôt, comme l'entraîneur des gardiens Rick Wamsley, qui a affronté Gretzky et compagnie du temps où ils ont commencé à dominer la LNH.

«Je n'ai pas un seul bon souvenir de cet endroit, pas un. Je ne pleurerai pas quand cet édifice va être détruit. Je ne me souviens pas d'avoir gagné là-bas... J'ai perdu dans l'uniforme du Canadien, de St. Louis et de Calgary aussi. Je ne pense pas avoir joué là avec les Maple Leafs, mais j'aurais perdu aussi avec eux si ça avait été le cas», a-t-il lancé.

Il y a ceux, enfin, qui ne sont pas trop sentimentaux de voir un autre vieil amphithéâtre arriver à la fin de sa vie utile, le Rogers Place construit au coût de 450 millions $ venant le remplacer.

«Je ne sais pas s'ils déménagent l'an prochain. Tout ce que je sais, c'est qu'ils ont la meilleure glace de la ligue à cet endroit. C'est ça qui m'excite d'aller jouer là», soulignait de son côté l'attaquant Bobby Ryan.

En attendant la limite des échanges

Les Oilers vont déménager dans un nouvel... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

À moins d'une semaine de la date limite des transactions, les joueurs des Sénateurs n'avaient pas l'air particulièrement nerveux qu'un autre échange majeur puisse chambarder leur alignement avant de prendre la direction de l'Ouest canadien.

«La bonne chose, c'est que ça arrive annuellement à peu près à la même date, donc tout le monde sait que ça s'en vient. Est-ce que ça affecte chaque joueur individuellement? Probablement certains plus que d'autres, parce que vous rapportez les rumeurs et ils les lisent. Mais ça fait partie des défis qu'un athlète professionnel doit relever», a souligné l'entraîneur-chef Dave Cameron avant le départ du club pour Edmonton lundi.

«Moi, j'aime mon équipe et je dirige les joueurs qui sont ici», a-t-il ajouté.

Arrivé de Toronto il y a deux semaines dans une mégatransaction impliquant huit autres joueurs et un choix de repêchage, le défenseur Dion Phaneuf a vu son ancien club échanger trois autres joueurs dimanche (Shawn Matthias au Colorado) et lundi (Kevin Polak et Nick Spaling à San Jose). Il estime qu'à ce temps-ci de l'année, presque tous les joueurs devraient être en mesure de composer avec les rumeurs d'échange d'ici à lundi prochain.

«Ça fait partie de la business, il faut comprendre que c'est le cas. Tu dois être un professionnel, tu viens au travail, tu fais ce que tu es payé pour faire. Tout ce qui est à l'extérieur, tu ne peux pas contrôler ça. Comme joueurs, on doit se concentrer sur notre travail sur la glace. Le reste, c'est le côté business et les échanges en font partie», a-t-il souligné.

Bobby Ryan est curieux de voir si le d.g. Bryan Murray, qui a fait le voyage avec le reste de son état-major (Pierre Dorion, Randy Lee et Daniel Alfredsson), va bouger à nouveau.

«Tu espères toujours que le club va être amélioré, mais en même temps, ce groupe est un des plus proches que j'ai jamais vus. Il n'y a pas beaucoup de désir de changement dans ce vestiaire», estime-t-il.

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