Des ratés en désavantage numérique

Jeudi, les Sénateurs ont accordé trois buts lorsqu'ils... (Sean Kilpatrick, PC)

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Jeudi, les Sénateurs ont accordé trois buts lorsqu'ils se défendaient à court d'un homme.

Sean Kilpatrick, PC

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Le grand naïf dirait que les Sénateurs d'Ottawa ont dominé leur dernier match lorsqu'ils jouaient à cinq contre cinq.

Le réaliste lui rappellerait alors qu'ils ont alloué trois autres buts alors qu'ils se défendaient à court d'un homme. Ces trois buts ont causé leur perte face à l'Avalanche du Colorado.

Le réaliste clouerait ensuite le bec au naïf en lui rappelant que les Sénateurs croupissent encore et toujours au 30e rang dans la Ligue nationale de hockey, avec leur famélique taux de succès de 73,8% en infériorité numérique.

L'entraîneur-chef Dave Cameron et son adjoint Jason «Gator» Smith se positionnent quelque part entre les deux.

«Ce matin, quand ils nous ont réunis, Davey et Gator voulaient nous dire que nous ne sommes pas si loin de connaître du succès dans les unités spéciales», raconte le défenseur Mark Borowiecki.

Cameron et Smith ont rappelé à leurs joueurs qu'ils ont récemment apporté des changements à leur façon de jouer à quatre contre cinq. Ils sont revenus à un système plus passif, dans laquelle la protection du filet prime.

Cette approche semblait donner de bons résultats. Les Sénateurs n'avaient pas alloué un seul but en infériorité numérique dans les trois parties qui ont précédé la visite de l'Avalanche.

Alors... Que s'est-il passé face au club de Patrick Roy?

«Les gars étaient frustrés après la partie. J'ai essayé de leur dire qu'il ne fallait pas se décourager. Si nous avions commencé la saison en misant sur notre système plus passif, nous présenterions probablement un des 10 ou 15 meilleurs taux de réussite en infériorité numérique à travers la ligue. Notre performance face à l'Avalanche aurait alors été considérée comme une anomalie. Un accident de parcours», croit Borowiecki.

Il n'est pas tout seul à penser comme ça.

«L'an dernier, on avait un système de jeu qui ressemble beaucoup à celui que nous venons d'adopter. Si je me souviens bien, on était dans le top-10 dans la ligue. Ou presque», dit Jean-Gabriel Pageau.

«Là, on vient de revenir à la base, à ce qu'on faisait l'an dernier. On fait des bonnes choses. Des fois, on peut avoir des petits problèmes d'exécution. Un pied de trop à gauche, un pied de trop à droite... Ça peut arriver.»

Les Sénateurs se sont envolés vers Columbus en milieu d'après-midi, vendredi.

Samedi soir, au Nationwide Arena, ils tenteront de retrouver le chemin du succès en rendant visite aux faibles Blue Jackets.

Alors que son équipe tentera de remporter un premier match sur la route en près de trois semaines, Cameron continue de miser sur le renforcement positif.

Son équipe se montre plus constante qu'en première moitié de saison, martèle-t-il.

«À cinq contre cinq, nous jouons de façon très constante depuis un certain temps. À l'heure actuelle, ce sont les unités spéciales qui nous posent des problèmes.»

Les trois buts alloués en infériorité numérique l'ont laissé songeur.

Au moins, son club a profité à son tour de ses attaques massives pour marquer deux buts.

«J'ai du mal à comprendre, dit Borowiecki. À Détroit, en début de semaine, notre attaque massive ne fonctionnait pas. Elle s'est remise à marcher contre le Colorado. Tout ce que je sais, c'est que les équipes qui jouent de façon sporadique dans les unités spéciales ne peuvent connaître du succès de façon constante.»

Anderson ou Hammond? Rien n'est décidé

Andrew Hammond pourrait se retrouver devant les buts... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 3.0

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Andrew Hammond pourrait se retrouver devant les buts lors du match de samedi à Columbus.

Etienne Ranger, LeDroit

Craig Anderson devrait en principe récupérer son filet samedi, mais Dave Cameron n'est pas prêt à le confirmer. «Je n'ai pas finalisé ma décision», a-t-il déclaré avant de quitter vers Columbus, vendredi.

Anderson était d'office pour les Sénateurs lorsqu'ils ont signé leur dernière victoire au Nationwide Arena, à la mi-octobre.

Cameron ne devrait pas apporter trop de changements à sa formation pour le duel face aux Blue Jackets. Quelques joueurs sont ressortis mal en point du match contre l'Avalanche. «Il n'y a toutefois pas eu de blessures assez sérieuses pour me laisser croire que certains auront besoin de se reposer ce week-end.»

Cameron a décidé à la dernière minute d'annuler la séance d'entraînement qui était à l'horaire, vendredi matin. Les joueurs qui le voulaient ont pu chausser les patins pour se délier les muscles après une rencontre d'équipe. Les autres ont pu quitter promptement pour se rendre à l'aéroport.

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