La confiance d'Anderson ébranlée

Le gardien des Sénateurs a été chassé en... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le gardien des Sénateurs a été chassé en première période, jeudi soir.

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Comme tout le monde au centre Canadian Tire jeudi soir, Craig Anderson a entendu les applaudissements dérisoires des amateurs après un arrêt de routine, une trentaine de secondes après le troisième but des Oilers et juste avant que son entraîneur sorte son crochet.

Le gardien des Sénateurs ne leur en tenait pas rigueur une douzaine d'heures plus tard.

«Ça arrive dans cette business, les amateurs viennent nous appuyer. Ils n'étaient pas contents, et nous non plus, de la façon dont le match a commencé. Pourtant, je pensais avoir fait un bon arrêt», a-t-il blagué.

Anderson a été chassé à la faveur d'Andrew Hammond après avoir alloué trois buts sur 10 tirs en 11:16 minutes de jeu, et Dave Cameron a dit qu'il avait agi ainsi autant pour fouetter le reste de l'équipe que pour protéger son vétéran cerbère qui ne pouvait pas grand-chose sur les buts, incluant deux déviations par ses propres coéquipiers (Max McCormick et Bobby Ryan).

Quand il s'est fait demander s'il s'inquiétait de l'état psychologique d'Anderson, Cameron a rétorqué: «Je m'inquiète de la psyché de tout mon monde présentement. Et dans ce cas précis, la réponse est oui.»

Il n'avait d'ailleurs pas encore décidé s'il le renverrait dans la mêlée samedi contre Toronto. «J'ai eu 402 réunions ce matin, et la 403e sera pour prendre cette décision», a-t-il lancé.

Comme Hammond a donné un mauvais but crucial jeudi et ne ressemble en rien au «Hamburglar» qui avait mené les Sénateurs sur une épopée historique il y a un an, il ne faudrait pas se surprendre de voir Cameron continuer de miser sur son gardien numéro un. C'est Anderson qui donne la meilleure chance à son équipe de l'emporter, comme l'illustre son taux d'efficacité de ,941 lors de ses 20 victoires cette saison, alors que celui-ci est de ,862 dans ses 17 défaites en temps réglementaire (,934 lors des revers en prolongation).

Anderson ne cache pas que sa confiance est ébranlée à l'heure actuelle, la sienne et celle qu'il a en ses coéquipiers: «Pour moi, c'est une question d'avoir confiance en eux et en moi. Savoir que sur un jeu, je peux être agressif sur le tireur parce qu'un défenseur va prendre l'autre côté du but, ou qu'un avant applique de la pression en repli... Comme gardien, c'est de ne pas penser, de lire le jeu et réagir, ne pas "tricher", jouer tout de façon honnête», commente-t-il.

Il ne faut cependant pas prendre son commentaire comme une critique directe envers les joueurs devant lui.

«J'ai appris il y a longtemps que si tu pointes quelqu'un du doigt, il y en a 20 autres qui peuvent se tourner vers toi. Dans ma position, ce n'est pas une bonne chose quand ça arrive. Des erreurs, ça se produit, tout le monde en fait, nous comme eux. L'affaire, c'est de mettre la mesquinerie de côté et donner tout ce que tu as pour appuyer tes coéquipiers, c'est ce qui crée des habitudes gagnantes et une équipe gagnante», estime-t-il.

Chez les visiteurs, James Reimer devrait obtenir le départ alors qu'il a repoussé 32 tirs dans un gain de 3-2 en tirs de barrage contre les Devils jeudi.

Lui est en pleine confiance, figurant parmi les meneurs dans la LNH pour le taux d'efficacité (,932) et la moyenne de buts alloués (2,12).

Oublier la saison passée

Les Sénateurs sont à six points d'une place en séries, ce qui est une position moins précaire qu'en février de l'an dernier, quand ils accusaient 14 points de retard avant de finir l'année avec une fiche de 24-4-4.

Mais il y a plus de clubs entre eux et le huitième rang cette fois (cinq), ce qui rend leur tâche plus compliquée. «On essaie de ne plus parler de l'an passé à l'intérieur du vestiaire. Répéter ça, ce serait difficile. Heureusement, on n'est pas à 14 points d'une place. On n'est qu'à quelques victoires près d'être dans la conversation, et c'est là-dessus qu'on doit se concentrer», estimait Bobby Ryan.

Ottawa n'a aussi que sept points d'avance sur Columbus, qui détient le 30e et dernier rang du classement général.

Des difficultés en désavantage

Les Sénateurs ont accordé trois buts en trois chances en désavantage numérique jeudi contre les Oilers, une quatrième occasion à leurs cinq dernières sorties où ils allouaient trois buts à court d'un homme ou plus.

Dans cette mauvaise séquence qui les a vus sombrer au dernier rang de la LNH à ce chapitre, ils ont vu l'adversaire marquer 13 fois en 17 chances.

«On doit trouver un moyen d'en écouler une au moins, a noté Craig Anderson vendredi. Peut-être que ça commence par écoper de moins de punitions inutiles. On dirait que c'est plus facile d'écouler les punitions de gars qui ont été physiques ou qui ont empêché une chance de compter que les autres où tu te demandes: "Pourquoi a-t-on fait ça?" On dirait que la mentalité est différente quand c'est une bonne punition par rapport à une mauvaise.»

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