«Blâmez-moi, pas Bryan Murray»

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«C'est à moi d'arriver à faire jouer cette équipe à son potentiel», a lancé l'entraîneur-chef Dave Cameron au cours d'un long point de presse.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Son équipe semble en chute libre, au point où il est impossible d'affirmer sans crainte de se tromper que la défaite de 7-2 contre Edmonton jeudi était le proverbial fond du baril.

Cela n'empêchait pas l'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa Dave Cameron d'être très serein vendredi après avoir tenu une série de réunions avec ses joueurs, et avoir annulé la séance d'entraînement qui était prévue à l'horaire pour la remplacer par un entraînement en gymnase.

Et ne lui demandez pas s'il a besoin de renfort en provenance de l'extérieur, ou d'un vote de confiance de son patron, le directeur général Bryan Murray.

«Si j'avais un problème avec mon dg, je ne vous en parlerais pas, j'irai le voir et je discuterais avec lui, Bryan est très juste. Ne blâmez pas Bryan Murray pour ce qui se passe, blâmez Dave Cameron. C'est à moi d'arriver à faire jouer cette équipe à son potentiel. Les joueurs doivent jouer, mais c'est à moi de les faire jouer (comme il faut)», a-t-il lancé au cours d'un long point de presse.

Son attitude face aux déboires de son équipe qui vient de perdre ses trois dernières parties contrastait avec ce qui se passe à Montréal, où le dg Marc Bergevin a pris le blâme pour les déboires du Canadien, qui a la pire fiche de la LNH depuis le 1er décembre à 5-20-1. Ottawa a la deuxième pire depuis cette date (11-17-1).

Cameron a donné congé de glace aux siens à la veille d'une visite des Maple Leafs de Toronto afin de «réinitialiser» les choses au sein de son équipe, qui a alloué 13 buts en deux sorties au retour de la pause du match des étoiles.

«Quand tu es un enseignant, tu dois clarifier à l'occasion que ce que tu dis est bien ce qu'ils entendent. C'est ce qu'on a fait. Réinitialiser, ça veut dire se remettre sur la même page, éliminer les zones grises. Comme athlète professionnel, une période creuse arrive à l'occasion et il faut être capable d'y faire face pour s'en sortir... On s'est parlé beaucoup, on verra dans les deux prochains matches quelles seront les actions qui vont en découler», a-t-il dit sur un ton bien posé.

Cameron ne veut surtout pas que ses joueurs, qui s'étaient déjà réunis après le match, commencent à jouer sur les talons.

«On doit s'assurer de ne pas perdre notre confiance totalement. Il faut avoir du plaisir à jouer, ce qui va aider notre exécution... Dans cette ligue, jouer de façon sécuritaire (safe), c'est la mort. Tu ne peux pas jouer comme ça, et c'est ce qu'on a fait au début du match (jeudi)» souligne-t-il.

Cameron donnait l'exemple du deuxième but en 41 secondes des Oilers, alors qu'Erik Karlsson s'est fait prendre profondément en zone adverse et que le joueur qui couvrait pour lui à la ligne bleue, Mike Hoffman, a pris une mauvaise décision en jouant la rondelle au lieu de reculer. «Il a essayé de trop en faire, mais il est notre catalyseur, il va prendre de telles chances. D'autres gars n'ont pas fait leur travail là-dessus», a-t-il noté.

Le capitaine Karlsson, qui ne s'était pas présenté devant les journalistes après le cuisant revers de jeudi, n'arrive pas à mettre le doigt sur le bobo, lui.

«Si vous savez quel est notre problème, partagez la solution s'il vous plaît. Moi, je ne suis pas certain. C'est évident qu'on ne trouve pas le moyen de gagner des matches... Pourtant, on a un bon club, bien meilleur que l'an passé, pense-t-il. Peut-être qu'on devrait s'en balancer un peu plus, juste jouer. Ce n'est pas grave si on ne gagne pas demain, tant qu'on joue du meilleur hockey, qu'on se donne une chance de gagner... Moi, je cherche les réponses. Je pense que je joue bien, en confiance, mais il faut que je trouve le moyen d'entraîner les autres dans mon sillon pour qu'ils aient les mêmes sensations. S'il faut que je change mon jeu pour y arriver, je suis prêt à le faire.»

Concernant son absence dans le vestiaire, qui lui a attiré certaines critiques, Karlsson a ajouté: «Je ne savais pas qu'on avait demandé pour moi. Je serais venu, je suis toujours prêt à jaser avec vous. Je n'ai pas de problème à parler quand ça va mal, tout comme je prends les fleurs quand les choses vont bien.»

McCormick et Dunn à Binghamton

L'attaquant recrue Max McCormick a livré deux combats lors... (Sean Kilpatrick, PC) - image 3.0

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L'attaquant recrue Max McCormick a livré deux combats lors du match de jeudi.

Sean Kilpatrick, PC

Au lendemain d'un match où il a livré deux combats, mais aussi écopé d'une punition coûteuse, en plus de voir le premier but dévier sur lui, les Sénateurs ont rétrogradé l'attaquant recrue Max McCormick à leur club-école de Binghamton vendredi matin.

Comme David Dziurzynski a été blessé au bas du corps et sera absent pour «quelques semaines», a indiqué Dave Cameron, les Sénateurs devraient rappeler deux attaquants en vue du match contre les Maple Leafs, possiblement après le match des petits Senators contre Hershey vendredi soir. À moins que le centre Kyle Turris ne soit en mesure de revenir au jeu, Cameron disant que ce n'était pas un «non à 100%» quant à cette possibilité.

Comme Binghamton dispute une série de trois parties en trois jours, pour pallier à la perte possible de deux joueurs, le Gatinois Vincent Dunn a été rappelé du club d'Evansville, dans la ECHL, avec qui il a récolté 9 buts, 20 points et 99 minutes de punition en 34 matches

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