Les Sénateurs humiliés par les Oilers

Jordan Eberle a été l'auteur de deux buts... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Jordan Eberle a été l'auteur de deux buts dans la victoire des siens, à chaque fois aidé de Connor McDavid et de Benoît Pouliot.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il a beaucoup été question de fierté chez les Sénateurs d'Ottawa avant d'affronter Connor McDavid et compagnie.

Le dg Bryan Murray a même fait une visite dans le vestiaire mercredi pour essayer de fouetter ses troupes.

Ce qu'il a pu dire n'a pas eu l'effet désiré, car ses ouailles ont encaissé une gênante défaite de 7-2 face à des Oilers d'Edmonton qui n'en demandaient pas tant, jeudi soir, au centre Canadian Tire.

C'était une troisième défaite de suite, une deuxième en accordant six buts ou plus par surcroît. Avec 30 parties à jouer, Ottawa fait du sur place. Leurs prochains adversaires, les Maple Leafs de Toronto, ont cinq points de retard alors qu'ils occupent la cave de la division Atlantique, mais ils ont joué deux matches de moins et ils ont l'excuse d'être en reconstruction.

Une réunion d'équipe a évidemment été convoquée dans le vestiaire entre les joueurs après coup, mais il semble être déjà trop tard alors que le tapis glisse sous les pieds de cette équipe qui avait causé un miracle il y a un an.

«On s'est parlé tous les gars après, on essaie de se rassembler. C'est notre équipe, c'est nous autres qui prenons charge. C'est certain que c'est honteux de perdre en donnant sept buts à la maison comme ça», a avoué le centre Jean-Gabriel Pageau, un des rares Sénateurs à s'être présenté dans le vestiaire pour faire face aux médias.

Mike Hoffman, en avantage numérique, et Mark Stone ont réussi les buts des locaux, chaque fois sur des passes d'Erik Karlsson, qui en totalise 44, un sommet dans le circuit Bettman alors qu'il avait rejoint Patrick Kane, des Blackhawks, avant que ce dernier ne joue en Arizona.

Anderson chassé

Craig Anderson a été chassé de son filet pour une troisième fois cette saison, même s'il n'avait pas nécessairement alloué de mauvais but lorsque les visiteurs ont pris les devants 3-0.

Il n'y pouvait rien sur le tir de la pointe de Mark Fayne qui a dévié sur le centre des Sénateurs Max McCormick, ni sur le tir dans la lucarne de Jordan Eberle 41 secondes plus tard sur une descente à deux contre un où Marc Méthot, de retour au jeu après une absence de six matches, a choisi de surveiller McDavid.

La même combinaison a fonctionné sur un jeu de puissance alors que le jeune prodige des Oilers a remis juste au bon moment à Eberle à l'embouchure du filet et il a atteint la partie supérieure encore une fois.

«Donner un deux contre un comme ça en début de match, ce n'était pas le début de match que je souhaitais en revenant après une longue absence, a souligné Méthot. Les choses ont fait boule de neige par la suite. Notre façon de jouer et nos résultats sont inacceptables, mais on ne peut pas se tourner les uns contre les autres dans le vestiaire, c'est une recette pour un désastre.

Quand la foule s'est moquée d'Anderson après un arrêt de routine 25 secondes plus tard, Dave Cameron a pris son vétéran cerbère en pitié et il a envoyé Andrew Hammond en relève.

Le Hamburglar faisait le travail pour donner une chance aux siens de revenir dans le match jusqu'à ce que Zack Kassian profite d'un moment de faiblesse pour le déjouer avec un lancer qui est passé sous sa jambière. Il a cédé deux autres buts ensuite lors d'avantages numériques, à Andrej Sekera et Brandon Davidson, ainsi qu'un autre du côté rapproché à Leon Draisaitl.

À son retour à Ottawa, le défenseur Eric Gryba n'a pas été populaire avec ses anciens coéquipiers, alors qu'il a lâché les gants contre McCormick et Zack Smith, en plus de récolter une passe sur le premier but. McCormick a aussi tenté de s'en prendre à Darnell Nurse en troisième, mais ça s'est avéré une très mauvaise idée.

Le Franco-Ontarien Benoît Pouliot a pour sa part récolté deux passes sur les buts d'Eberle.

Cameron calme la tempête

L'entraîneur-chef des Sénateurs, Dave Cameron... (Sean Kilpatrick, Archives PC) - image 3.0

Agrandir

L'entraîneur-chef des Sénateurs, Dave Cameron

Sean Kilpatrick, Archives PC

Dave Cameron a gardé son calme après la débandade de son club.

L'entraîneur-chef des Sénateurs n'a pas haussé le ton, pas devant les médias en tout cas, après ce cuisant revers de 7-2, un quatrième match où ils allouaient sept buts cette saison.

«Piquer des crises, ça provoquait une étincelle dans un vestiaire de hockey dans les années 1960 et 1970. Ça ne fonctionne plus avec les athlètes d'aujourd'hui. Cette façon de diriger a pris le bord à l'époque où les bagarres générales ont disparu. Suis-je sur le point de perdre patience? Non. Pas du tout. Mes joueurs ont besoin de moi en ce moment», a-t-il lancé.

De son côté, le gardien Andrew Hammond n'a pas fait le travail en relève à Craig Anderson, mais il ne se jetait pas nécessairement la pierre.

«J'ai essayé de relancer l'équipe et au début, ça semblait être le cas. Mais finalement, ça n'est pas arrivé. On dirait que tout ce qu'on essaie de bien faire fini par mal tourner. Nous sommes des gens fiers, on est fier d'être des Sénateurs d'Ottawa et quand ça ne fonctionne pas, que les résultats ne sont pas là, c'est plus que frustrant. On réalise que nous sommes ceux qui vont changer ça, on a vu l'an passé que ça pouvait arriver vite, mais là on dirait que c'est le contraire qui se produit», a raconté le Hamburglar.

Après la réunion d'équipe tenue quelques instants plus tôt, le vétéran Zack Smith affirmait que les joueurs devaient se rassembler: «On doit se tenir ensemble plus que jamais. On va voir quel genre de club nous avons à travers ça. Je pense qu'on s'est quand même tenu (jeudi soir) malgré tout», a dit celui qui a lâché les gants contre Eric Gryba.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer