Chris Phillips ne veut pas envisager la retraite

Chris Phillips n'a pas joué depuis son 1179e match... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Chris Phillips n'a pas joué depuis son 1179e match dans la LNH, le 5 février 2015.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Chris Phillips ne peut ignorer l'anniversaire qui approche. Il a joué son dernier match de hockey le 5 février 2015. Ça fera bientôt un an.

Son dos le fait toujours autant souffrir.

Le vétéran défenseur a du mal à se rendre à l'évidence. Il est incapable de se résoudre à prendre sa retraite. Il attend le miracle qui lui permettra de prolonger sa carrière.

«Je ne me suis pas fixé une date butoir pour un éventuel retour au jeu. Je garde espoir. Je me dis qu'un changement drastique pourrait survenir; que les choses pourraient changer très rapidement. Mais je ne sais pas à quel point c'est réaliste», confiait-il, mercredi.

Dans sa courte rencontre avec le représentant du Droit, on l'a senti émotif.

Il dit qu'il a récemment été obligé de revoir ses priorités. Au lieu de travailler dans le but d'effectuer un retour au jeu cette saison, il cherche simplement à retrouver la santé.

«Je ne veux surtout pas que cette blessure me sorte du hockey. J'ai composé avec des tas de problèmes de santé tout au long de ma carrière. C'est terriblement frustrant d'être confronté à quelque chose que je ne peux contourner. C'est mon corps qui décide. Mon cerveau ne peut prendre le dessus et l'obliger à jouer.»

«La pression que je m'imposais au début de la saison était juste trop lourde. C'était comme un long tour dans les montagnes russes. Une bonne journée suivie d'une mauvaise. Une bonne, puis une autre mauvaise. C'était exténuant. C'est pourquoi j'ai senti le besoin de prendre un peu de recul.»

Phillips demeure néanmoins profondément attaché aux Sénateurs, la seule organisation de la Ligue nationale de hockey dans laquelle il a évolué dans les 20 dernières années. Il était d'ailleurs venu prêter main-forte au propriétaire Eugene Melnyk, dans les consultations publiques entourant le développement des plaines LeBreton, lorsque nous l'avons rencontré.

«Je trouve son projet épatant.»

Il écoule présentement avec les thérapeutes et les médecins de l'équipe la dernière année de son contrat. S'il doit officiellement accrocher ses patins d'ici au 1er juillet prochain, il aura toujours l'impression d'un peu appartenir au club de la capitale.

«Les dirigeants de l'équipe m'ont vraiment bien traité au cours de la dernière année. Ils ne m'ont jamais placé devant un ultimatum. Ils n'ont jamais essayé de m'imposer une pression supplémentaire. Ils m'ont simplement encouragé à faire ce qui est bon pour moi.»

Le match du 5 février 2015 fut le 1179e de la carrière de Phillips. Durant cette soirée, il a établi un nouveau record à titre de joueur qui a enfilé l'uniforme des Sénateurs le plus souvent.

Il a inscrit 288 points durant sa carrière. Il a marqué le dernier de ses 71 buts le 27 novembre 2013, à Washington.

Turris vise un retour après la pause

Phillips n'était pas tout seul à seconder M. Melnyk mercredi. Chris Neil et Kyle Turris ont aussi choisi de passer une partie de la soirée à la rencontre de consultation publique qui se déroulait au Musée de la guerre.

Turris est blessé, lui aussi. Au «bas du corps». Il a raté les quatre dernières parties.

Il a néanmoins laissé entendre qu'il pourrait revenir au jeu immédiatement après la pause du Match des étoiles.

«On verra bien comment je me sentirai avant le départ de l'équipe pour Pittsburgh», a-t-il déclaré.

Il aura alors bénéficié de deux semaines complètes de repos.

Aucun répit pour McCormick et Puempel

Matt Puempel en mars dernier, alors qu'il célèbrait... (Sean Kilpatrick, Archives PC) - image 3.0

Agrandir

Matt Puempel en mars dernier, alors qu'il célèbrait son premier but dans la LNH

Sean Kilpatrick, Archives PC

Plusieurs joueurs profiteront une fois de plus de la pause du Match des étoiles de la LNH pour se réfugier dans des destinations ensoleillées. À Ottawa, Max McCormick et Matt Puempel n'auront pas cette chance.

Les deux recrues visiteront Rochester, Toronto et Binghamton dans les prochains jours. McCormick et Puempel ont été cédés à la Ligue américaine, mercredi.

Leur séjour dans les mineures pourrait être de courte durée. «Je crois que l'organisation veut juste leur offrir une chance de continuer à jouer à un haut niveau. En jouant un rôle plus important dans les prochains matches, ils pourraient gagner un peu en confiance», explique Luke Richardson.

L'entraîneur-chef des Senators garde toujours un oeil sur ses anciens joueurs.

Quand il voit McCormick à la télévision, il est assez satisfait. «Je crois que Max s'est bien débrouillé jusqu'ici. Il transmet son énergie, il complète toujours ses mises en échec. Ses lancers sont bons, aussi, ce qui n'est pas à dédaigner. Un bon attaquant défensif crée généralement des revirements. Après un revirement, il est toujours pratique de pouvoir créer une chance de marquer avec un bon tir», estime l'entraîneur.

Sans McCormick et Puempel, les Sénateurs n'alignent qu'une dizaine d'attaquants en santé.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer