Un quart de seconde trop tard

Erik Karlsson a marqué en première période. Son... (Fred Chartrand, PC)

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Erik Karlsson a marqué en première période. Son coéquipier Jean-Gabriel Pageau aurait eu besoin d'une seconde de plus pour faire de même à la fin du match.

Fred Chartrand, PC

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Trop peu, trop tard. Juste une fraction de seconde trop tard, mais trop tard quand même.

Jean-Gabriel Pageau croyait bien qu'il avait marqué le but égalisateur en toute fin de troisième période, mardi. Tandis que les officiels révisaient la séquence sur vidéo, il célébrait avec ses coéquipiers.

En fin de compte, il aurait fallu que la rondelle franchisse la ligne des buts un quart de seconde plus tôt. Les Sénateurs d'Ottawa ont donc été battus 3-2 par les Sabres de Buffalo.

» Le sommaire du match (NHL.com)

«J'étais content de me retrouver sur la patinoire comme ça en fin de match. C'était une belle marque de confiance de l'entraîneur. C'est juste de valeur... Une seconde de plus au tableau et ça y était», a résumé le Gatinois après la partie.

C'était trop peu, trop tard aussi parce que les Sénateurs ont attendu la troisième période pour se mettre en marche.

Ils ont obtenu 22 de leurs 36 tirs au but dans les 20 dernières minutes de jeu.

«Je commence à peine à trouver mes points de repère. Ça fait du bien de gagner, surtout ici, dans un building où j'ai plein d'amis», a dit Robin Lehner, après avoir signé sa première victoire dans l'uniforme des Sabres.

Le Suédois n'a visiblement pas trop marqué l'imaginaire des partisans des Sénateurs.

Le Centre Canadian Tire n'était pas rempli à capacité pour son grand retour en ville. On comptait tout juste 16 815 fans dans les gradins lorsque le match a débuté.

La pire foule en deux mois.

Lorsque les Sénateurs ont finalement décidé de souligner sa présence en le montrant au tableau indicateur, quelques centaines d'entre-eux - à peine - ont applaudi poliment.

Le grand gardien suédois a porté l'étiquette de «gardien d'avenir» de l'organisation pendant six ans. Durant cette période, il n'a gagné que 30 parties dans la LNH. Les fans n'ont donc pas eu trop de mal à s'en détacher...

Les amateurs de hockey qui ont choisi de rester à la maison ont, en revanche, raté une belle occasion de voir à l'oeuvre le jeune prodige Jack Eichel pour une première fois.

En fait, ce n'est pas tout à fait vrai. Le premier choix des Sabres au dernier repêchage avait disputé un match hors-concours à Kanata en septembre. Ça ne comptait pas vraiment.

Alors que la deuxième moitié de saison débute, il semble prendre son envol.

Il avait récolté cinq points à ses quatre dernières parties avant de débarquer dans la capitale. Il a profité de sa visite pour ajouter deux autres buts à sa fiche. Il a marqué le deuxième, puis le troisième de son équipe.

Evander Kane a été l'autre joueur à déjouer Craig Anderson dans cette partie.

Erik Karlsson et Bobby Ryan ont inscrit les buts du club perdant.

Le gardien titulaire n'a pas toujours très bien paru dans cette partie. Au moins, il pourra se dire qu'il n'était pas tout seul.

Jared Cowen disputait un quatrième match consécutif et il sait fort bien à quoi s'en tenir. S'il n'est pas heureux à Ottawa, il lui reste un mois pour impressionner les dirigeants des 29 autres clubs avant la date limite des transactions.

Les trois premières parties n'avaient pas été très bonnes. Celle de mardi fut carrément sa pire.

Frustré, Cameron réfléchit...

Dave Cameron commence à tirer des conclusions.

D'abord, en regardant le match de mardi, l'entraîneur-chef des Sénateurs a constaté l'évidence. «Nous avons attendu de tirer de l'arrière avant de nous mettre à jouer comme il faut.»

«C'est frustrant. Je pense que nous pouvons dire que je suis frustré.» À la pause du Match des étoiles, l'équipe de Cameron occupe le 12e rang du classement de l'Association Est. Elle se trouve à trois points d'une place en séries.

Trois points, c'est peu. Les Sénateurs peuvent facilement rêver de jouer du hockey de printemps. Sauf que...

«Notre manque de constance me pousse à réfléchir. Après 50 matches, nous avons une bonne idée de l'équipe que nous avons sous la main. Et dans mon équipe, je commence à me dire que certains joueurs ne sont tout simplement pas capables de jouer au niveau de la LNH soir après soir.»

C'est une déclaration lourde de sens.

Pourtant, l'équipe de Cameron n'a presque pas changé dans les 12 derniers mois. Les joueurs qui sont à sa disposition cet hiver sont ceux qui brûlaient la LNH à pareille date l'an dernier.

«L'an dernier, c'était un échantillon. Un tout petit échantillon», précise-t-il.

«Des tas de joueurs de hockey peuvent connaître du succès pendant de courtes périodes dans la LNH. Il est plus difficile de connaître du succès à long terme. Certains de nos joueurs sont en train de nous démontrer qu'ils ne peuvent pas connaître du succès à long terme.»

Cameron n'a pas nommé de joueurs en particulier durant sa conférence de presse d'après-match, mais il a reconnu que son message s'adresse particulièrement aux plus jeunes.

«Certains ont intérêt à nous prouver qu'ils ont ce qu'il faut pour rester dans la ligue... Et pour appartenir à une organisation gagnante dans la ligue.»

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