Jared Cowen sous les projecteurs

Jared Cowen était un peu anxieux à l'idée de retrouver son poste dans la... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Jared Cowen était un peu anxieux à l'idée de retrouver son poste dans la formation débutante des Sénateurs, après avoir regardé neuf matches de suite sur la galerie de la presse.

«Je ne dirais pas que je suis plus nerveux que d'habitude. Il y a toujours plein de gens qui nous regardent. En fait, il y aura peut-être plus de spectateurs attentifs que d'habitude ce soir, mais ça m'importe peu», a-t-il déclaré quelques heures avant le début de la partie.

Ce que ça veut dire?

Cette déclaration pourrait avoir plusieurs significations. Le défenseur de 24 ans parlait possiblement des nombreux dépisteurs professionnels qui suivent l'équipe pas à pas depuis quelques semaines.

Sept formations étaient représentées, jeudi, au Prudential Center.

Les Flames de Calgary faisaient partie du groupe. Ils ont suivi les Sénateurs partout sur la côte ouest américaine, la semaine dernière.

Cowen n'a pas exigé ouvertement de quitter Ottawa. Et, s'il l'avait fait, il n'en parlerait pas ouvertement avec les médias.

Toutefois, le marché des transactions s'anime à travers la Ligue nationale de hockey. Après avoir passé neuf autres matches dans les gradins, le gros défenseur originaire de la Saskatchewan a certainement le droit de s'imaginer qu'il ne fait plus partie des plans des Sénateurs.

«Tout ce qu'on m'a dit, c'est de continuer à me comporter comme un pro. On m'a demandé de continuer à faire mon travail comme si rien n'était, jour après jour. C'est ce que j'ai fait. Je me suis mêlé de mes affaires. J'ai fait à peu près tout ce qu'on m'a demandé», dit-il.

Tout cela ne veut pas nécessairement dire qu'il est heureux de son sort.

«Je ne vous mentirai pas. Il m'arrive de ressentir une certaine frustration. Il m'arrive de me fâcher. Mais je ne suis pas le premier joueur à passer par-là. J'en ai vu d'autres passer à travers des épreuves similaires à la mienne en gardant la tête haute. Je veux m'inspirer de ces joueurs.»

«Durant les dernières semaines, j'ai essayé de faire preuve de créativité. J'ai fait des exercices différents, des choses que je fais habituellement durant la saison morte. Ce sont des petites choses qui feront de moi un meilleur joueur. Si je n'avais pas ça, j'aurais peut-être fait du surplace.»

Quelle valeur?

Quelle serait la valeur de Cowen sur le marché des transactions?

On pourrait facilement établir un lien avec Jared Tinordi. Ils évoluent à la même position. Ils ont pratiquement le même âge et le même gabarit. Ils ont tous les deux été repêchés en première ronde. Cowen est plus expérimenté, mais Tinordi commande un salaire beaucoup moins important.

Quand le Canadien de Montréal a décidé de se défaire de son ancien premier choix, le directeur général Marc Bergevin n'a pas reçu des tonnes d'offres mirobolantes. Il s'est finalement résigné à le laisser partir pour une bouchée de pain. Il a même rendu service aux Coyotes de l'Arizona, en acceptant le contrat du tristement célèbre bagarreur John Scott.

Si Bryan Murray se décide de passer à l'action, il y a fort à parier qu'il devra se contenter de peu.

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