Borowiecki se moque des fans «statisticiens»

Quand il a marqué son premier but en plus de 10 mois, la fin de semaine... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Quand il a marqué son premier but en plus de 10 mois, la fin de semaine dernière, Mark Borowiecki était de fort bonne humeur. Il s'est présenté devant les journalistes avec un large sourire, pour se mettre à parler de sa fiche «Corsi» qui venait instantanément de s'améliorer.

C'était un joli clin d'oeil aux nouveaux experts du hockey, les spécialistes des statistiques dites avancées.

Ces fans, qui se regroupent généralement dans les réseaux sociaux, passent des heures à régurgiter des chiffres. La petite, mais bien organisée communauté des stats avancées d'Ottawa semble convaincue que le numéro 74 des Sénateurs n'a pas sa place dans la LNH.

Ce n'était pas la première fois que Borowiecki utilisait les médias pour leur envoyer des messages. Dans un contact précédent avec les journalistes, à la fin du mois de décembre, il avait glissé un mot sur son «fan-club sur Internet» qui «souhaite le voir échouer et disparaître».

Les commentaires acerbes de certains blogueurs l'atteignent.

«Je ne consacre pas une seule minute de mon temps aux médias sociaux. Mais j'ai des amis qui les fréquentent. Mon épouse lit ce qu'on écrit à mon sujet. Mes parents aussi. Ils sont soumis aux commentaires de tous ces gens. Nous vivons à l'époque de la multiplication des experts», lance-t-il.

À 26 ans, l'ancien choix de cinquième ronde dispute sa deuxième saison complète dans la LNH. Dans le vestiaire des Sénateurs, il n'a pas mis de temps à se distinguer par sa grande franchise.

Hypocrisie sur le web

Comme la plupart des jeunes hommes de sa génération, il s'est brièvement aventuré sur Twitter avant de fermer définitivement son compte. C'est l'hypocrisie de certains internautes qui lui pue au nez.

«La bravoure de certains ne connaît pas de limites... Tant qu'ils sont bien cachés derrière leurs claviers», dit-il.

«Je suis persuadé d'avoir déjà rencontré, en personne, des gens qui me critiquent vertement sur Internet. Je leur ai probablement signé des autographes. Tout ça me fait bien rire.»

Heureux dans son rôle de défenseur numéro six, bien conscient qu'il ne pourra jamais remplacer Erik Karlsson dans l'attaque massive, Borowiecki est capable d'offrir une bonne analyse de son propre rendement.

Il estime jouer en ce moment son «meilleur hockey en carrière».

«Je n'ai pas connu un super début de saison. On me demandait de jouer du côté droit. J'avais du mal à m'adapter. J'ai travaillé fort avec Jason Smith. On m'a éventuellement renvoyé à gauche. Depuis, tout se passe pour le mieux.»

Décrocher pour s'amuser

Borowiecki peut se montrer très dur envers lui-même. «J'en ai passé, des nuits, allongé dans mon lit à trop analyser mes performances. À ce moment-là, je lisais les commentaires négatifs en ligne et ça ne faisait qu'empirer les choses. Ce n'était pas sain. J'apprécie davantage ma vie de joueur de hockey depuis le jour où j'ai décidé d'ignorer ces choses-là. Je m'amuse beaucoup plus. Quand j'ai disputé un mauvais match, je n'ai pas besoin qu'on me le dise. Je le sais.»

Quand il a décroché des réseaux sociaux, Borowiecki a été obligé de se trouver de nouveaux passe-temps. Il se découvre entre autres une passion pour la menuiserie. «Je réalise des petits projets. Rien de bien compliqué jusqu'à présent.»

«Je passe aussi du temps dehors avec nos trois gros chiens. Il y a beaucoup de choses à faire quand on n'a pas un téléphone collé dans la main 24 heures par jour.»

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