Hoffman reviendra rapidement

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Mike Hoffman fait désormais partie des joueurs dont l'état de santé sera «évalué au jour le jour».

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Avant de quitter la côte du Pacifique pour rentrer tranquillement vers l'est du continent, les Sénateurs d'Ottawa avaient une bonne nouvelle à communiquer.

Mike Hoffman fait désormais partie des joueurs dont l'état de santé sera «évalué au jour le jour». Ça reste plutôt vague, comme diagnostic, mais cela signifie au strict minimum qu'il ne devrait pas s'absenter trop longtemps.

L'ailier ontarien, meilleur buteur de son équipe, a donné une belle frousse à ses entraîneurs ainsi qu'à ses coéquipiers, lundi soir à San Jose, lorsqu'il a foncé à pleine vitesse dans un des poteaux du filet des Sharks. Sous la force de l'impact, il a même perdu son casque.

On a craint une nouvelle commotion cérébrale. Ou une fracture de la clavicule. Hoffman a déjà subi une blessure du genre quand il jouait dans la Ligue américaine.

On peut au moins affirmer sans risquer de se tromper qu'il s'agit d'une blessure dans la région supérieure du corps.

En renfort

S'il rate le prochain match des Sénateurs, jeudi soir au New Jersey, Dave Cameron ne se cassera pas la tête. Zack Smith viendra le remplacer.

«Nous avons utilisé Smitty à l'aile gauche dans un trio offensif quand Milan Michalek était blessé, plus tôt cette saison. Ce poste ne lui est donc pas étranger», fait valoir l'entraîneur-chef.

Qui plus est, le niveau de confiance du plombier de 26 ans doit être assez élevé, ces jours-ci.

Il a mis fin lundi à une séquence de 11 parties sans point. Sa contribution à l'attaque a fait toute la différence. Elle a ultimement permis aux Sénateurs de quitter la Californie avec une récolte de quatre points - sur une possibilité de six.

Un gros deuxième effort lui a permis d'obtenir un tir de pénalité durant une infériorité numérique.

Il n'a pas raté la chance qu'on lui a donnée. Quand il s'est présenté seul devant le gardien Alex Stalock, il a marqué le but égalisateur.

«Surpris de voir Smitty marquer? Pas trop. Je sais qu'il possède un bon lancer. Il n'hésite pas à nous faire subir ses bons lancers durant les séances d'entraînement. Si seulement on pouvait l'emmener à être plus précis avec ses lancers à l'entraînement, tout serait parfait», commente Craig Anderson.

Un but, des doutes

Smith ne semblait pas autant confiant. À moins d'un mètre du filet, il a choisi d'appliquer les freins dans le but de pousser Stalock à se compromettre. La feinte a duré une fraction de seconde. Or, le règlement de la LNH est clair lors des tirs de pénalité. Le patineur qui se présente seul devant le gardien a le droit d'effectuer des arrêts ou des changements brusques de direction à condition que la rondelle demeure constamment en mouvement.

Les arbitres ont pris le temps de revoir la séquence sur vidéo avant de confirmer que Smith avait bel et bien marqué.

«Quand je me suis présenté au centre de la patinoire pour le lancer de pénalité, je me suis demandé ce que je pouvais faire. Comme vous le savez, mon répertoire de feintes est assez limité. En plus, la glace à San Jose est plutôt molle. Ça ne me laissait pas beaucoup de choix», confie le joueur.

«Quand les arbitres révisaient la séquence sur vidéo, tout le monde me disait que le but serait accordé. Tout le monde semblait convaincu. J'étais probablement la seule personne, sur notre banc, qui doutait.»

«Et les officiels ont pris leur temps, ce qui ne m'a vraiment pas rassuré.»

L'ambiance a aidé Anderson

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Craig Anderson aimerait remercier les très bruyants fans de San Jose pour leur coup de pouce.

Le gardien des Sénateurs ne savait pas trop à quoi s'attendre, lundi soir, durant la séance de tirs de barrage.

Il ne regarde presque pas de matches de hockey à la télé. Il accorde encore moins d'importance aux équipes de la côte ouest, qu'on voit plus souvent qu'autrement en fin de soirée.

En outre, il ne savait pas du tout qui était ce Joonas Donskoi que l'entraîneur-chef Peter DeBoer a désigné parmi ses trois tireurs.

«Je serai franc. Je n'avais jamais entendu parler de lui, a reconnu Anderson. Cela dit, quand j'ai entendu la réaction de la foule quand il s'est présenté au centre de la patinoire, j'ai compris qu'il devait avoir un talent spécial.»

Donskoi, jeune attaquant finlandais de 23 ans, ne fait effectivement pas partie des joueurs les plus dangereux des Sharks en situation de jeu. Toutefois, si on lui donne tout le temps et l'espace dont il a besoin, il peut effectuer des feintes spectaculaires.

«La foule lui a réservé un accueil plus chaleureux qu'à Joe Pavelski. J'ai deviné qu'il n'essaierait pas de décocher un lancer. Il y avait trop d'électricité dans l'air pour cela.»

Donskoi a effectué une superbe feinte. Anderson l'a stoppé de justesse du bout de sa jambière.

Ce fut, possiblement, son plus bel arrêt de la soirée.

Perfection et chance

Anderson a été parfait, stoppant les trois tirs des Sharks durant le concours d'échappées. «J'ai été un peu chanceux. La qualité de la glace n'était pas la meilleure. Ça favorisait les gardiens au détriment des patineurs. Ça vient en quelque sorte compenser pour toutes ces soirées où je me sentais très bien et durant lesquelles j'ai alloué trois lancers sur trois buts durant la fusillade.»

Le gardien des Sénateurs a été parfait durant les tirs de barrage, mais il n'a pas livré sa meilleure performance de la saison dans les 65 minutes qui les ont précédés.

«Ça n'a pas été le meilleur match de notre équipe, point. Mais nous avons trouvé un moyen d'obtenir les deux points. À cette période de l'année, c'est l'essentiel», dit-il.

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