Une pensée pour Reeds

Un cancer a emporté l'entraîneur-adjoint des Sénateurs Mark... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Un cancer a emporté l'entraîneur-adjoint des Sénateurs Mark Reeds l'an dernier.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Avant de sauter sur la patinoire, lundi, les Sénateurs ont eu une petite pensée pour Mark Reeds. Ils étaient dans l'amphithéâtre où l'entraîneur a vécu sa dernière journée de travail.

En février 2015, tandis que son équipe accumulait les victoires sur la côte ouest américaine, M. Reeds ne se sentait pas très bien. Après quelques jours, voyant son ami faible et amaigri, Dave Cameron lui a conseillé de rentrer à la maison pour consulter des médecins.

À Ottawa, les spécialistes lui ont confirmé la nouvelle qu'il redoutait. Le cancer qu'il avait déjà vaincu était de retour. Cette fois, ses chances de victoire étaient nulles. Il a rendu l'âme quelques semaines plus tard, à la veille des séries éliminatoires.

«Un de mes derniers souvenirs de Mark est associé à San Jose», confie Erik Karlsson.

«J'étais en train de manger un burger avec quelques-uns de mes coéquipiers dans le petit casse-croûte situé à deux pas de notre hôtel. Il est entré, il s'est assis avec nous et nous avons partagé un dernier repas. Je crois qu'il a quitté l'équipe quelques heures plus tard. Ce sont des souvenirs qui me sont précieux. Peu importe ce qui m'arrive, à compter de maintenant, je ne pourrai jamais oublier cet homme.»

Le capitaine des Sénateurs n'est pas du genre sentimental. Le départ soudain de Reeds l'a profondément atteint. Un an plus tard, les plaies demeurent vives.

«J'ai travaillé avec lui pendant trois ou quatre ans. Il était responsable de notre brigade défensive quand j'ai remporté le trophée Norris pour la première fois, souligne-t-il. Mark m'a beaucoup aidé. Enfin... Même s'il y a plusieurs choses qu'il ne pouvait pas m'enseigner, mais il savait vraiment quoi faire pour m'aider à progresser.»

«C'était sa grande force. Il était très fier de tous nous aider. Il s'assurait que tout le monde comprenne le message des entraîneurs. Dans la vie de tous les jours, il était toujours agréable de lui parler. Il savait se faire comprendre.»

Il n'est pas le seul joueur qui semblait ébranlé, lundi.

Chris Neil, fidèle à son habitude, a enfilé son équipement pour prendre part à la séance de patinage d'avant-match. Le vétéran de 939 parties ne rate jamais une occasion de s'entraîner - même lorsque Cameron décrète que la participation des joueurs est facultative.

Durant ses quatre années à Ottawa, Reeds était plus souvent qu'autrement appelé à diriger les entraînements non-obligatoires.

«Reeder était un homme d'exception. Son niveau d'intensité était impressionnant, même pour moi. Il nous demandait constamment de livrer le meilleur de nous-mêmes. Il voulait qu'on porte autant attention aux petits détails que lui», dit l'homme fort.

Inséparables

Les joueurs n'étaient pas les seuls qui prenaient plaisir à côtoyer le frêle entraîneur adjoint chaque jour. À l'époque où Paul MacLean était l'entraîneur-chef des Sénateurs, Dave Cameron et Reeds étaient pratiquement inséparables.

Cameron a lui aussi pris deux minutes pour se souvenir de son copain, lundi.

«Mark m'a laissé le goût de vivre dans le moment présent, parce que demain n'est pas une certitude. Il avait l'habitude de nous dire qu'il ne fallait pas se plaindre parce qu'on vieillit. Vieillir est un privilège. Nous avons souvent eu cette conversation, lui et moi. Il nous disait de vivre dans le présent, d'être humbles et d'avoir du plaisir.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer