Les Sénateurs flottent sur un nuage

Les Sénateurs ont inscrit quatre buts en troisième... (Mark J. Terrill, AP)

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Les Sénateurs ont inscrit quatre buts en troisième période dont le but vainqueur, alors qu'il restait moins de sept minutes à la rencontre.

Mark J. Terrill, AP

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(SAN JOSE) Les séances d'entraînement dominicales sont plutôt rares pour les Sénateurs d'Ottawa. Fans finis du football de la NFL, la plupart des joueurs préfèrent passer le jour du Seigneur bien assis devant leurs téléviseurs.

Ce dimanche, Dave Cameron avait convié ses poulains à une légère séance de patinage, sur la patinoire du SAP Center de San Jose. Même si ça faisait en sorte que tout le monde devait rater un gros match éliminatoire, personne ne se plaignait.

Les Sénateurs flottaient encore sur leur nuage, au lendemain de leur victoire obtenue grâce à une remontée tardive à Los Angeles. «Réussir une remontée dans cette ligue, c'est difficile. Sur la route, c'est encore plus difficile. Contre les Kings, c'est pratiquement impossible. Ça se sent, nous sommes tous fiers de ce que nous venons d'accomplir», a lancé André Tourigny.

L'entraîneur adjoint semblait lui-même marcher d'un pas plus léger.

L'adjoint québécois de Dave Cameron doit entre autres superviser l'attaque massive.

Or, le jeu de puissance des Sénateurs a marqué un gros but au Staples Center. Le but de la victoire. Celui qui a permis de couronner la remontée alors qu'il restait moins de sept minutes à écouler au troisième tiers.

Il était temps.

L'entraîneur adjoint des Sénateurs, André Tourigny... (Archives Le Nouvelliste) - image 2.0

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L'entraîneur adjoint des Sénateurs, André Tourigny

Archives Le Nouvelliste

Dans les huit parties précédentes, l'attaque massive d'Ottawa avait inscrit seulement deux buts en 25 tentatives. Les problèmes des gros attaquants passent beaucoup par leur incapacité à capitaliser dans les unités spéciales.

«On sentait que la frustration commençait à grimper chez certains, reconnaît Tourigny. Nous étions frustrés parce que nous avions l'impression de bien jouer. Notre contrôle de la rondelle était bon. Nos entrées de zone étaient correctes. Il y avait beaucoup d'éléments positifs à identifier dans notre jeu. Toutefois, à la fin de la journée, nous évoluons dans la LNH. Dans la LNH, il faut marquer des buts. Samedi, enfin, nous avons marqué un gros but dans un moment clé.»

Ce but a permis aux Sénateurs de faire un bond appréciable au classement.

Avant le match de samedi, leur attaque massive occupait le 23e rang dans la LNH. Vingt-quatre heures plus tard, on la trouvait en 19e position.

«Je ne sais vraiment pas de quoi vous parlez. La dernière fois que j'ai regardé les documents de statistiques, nous étions cinquièmes», lance Tourigny en riant.

Cette boutade en dit cependant long sur les ennuis des Sénateurs.

Ils sont capables du meilleur comme du pire.

«C'est un work in progress. Au début de l'année, j'ai dit à Dave que l'objectif premier de notre jeu de puissance serait de faire basculer le momentum de notre côté. Il était difficile pour moi de fixer des objectifs quantifiables. Je venais d'arriver. Je ne connaissais pas tous les joueurs de notre équipe. Je ne voulais pas nous ajouter la pression de terminer dans le top-10 ou le top-5. Je veux y aller une étape à la fois.»

Pourtant, pas besoin de connaître les Sénateurs de fond en comble pour comprendre qu'ils misent sur le meilleur quart-arrière dans la LNH.

Erik Karlsson est soutenu par quatre attaquants qui figuraient parmi les 25 meilleurs marqueurs de la ligue il n'y a pas si longtemps.

«Nous avons récemment placé nos deux unités en compétition, révèle Tourigny. Celle qui joue le mieux a la chance d'entreprendre la prochaine supériorité numérique sur la glace. Ça crée un beau petit défi.»

Un but attendu depuis longtemps

Jean-Gabriel Pageau... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 4.0

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Jean-Gabriel Pageau

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Jean-Gabriel Pageau a lui aussi marqué un gros but samedi. C'était son 10e de la saison.

«Ça faisait un bout de temps que je voulais le marquer, celui-là», admet le Gatinois, qui n'avait pas fait «bouger les cordages» depuis environ un mois.

Pageau aurait difficilement pu s'illustrer à un meilleur moment.

Les Sénateurs venaient de s'approcher à un seul but des Kings. Une vingtaine de secondes plus tard, en appliquant de la pression sur la défensive adverse, il a réussi à provoquer le revirement qui a mené au but égalisateur.

«Ça faisait longtemps que je voulais le scorer, mais je ne me concentre pas trop là-dessus. Je me dis qu'en travaillant fort, de bonnes choses arriveront.»

Pageau est bien plus fier du travail accompli par son trio en défensive depuis son arrivée en Californie.

Samedi, il a limité Anze Kopitar à une seule mention d'aide. Le Slovène avait inscrit 15 points dans les neuf parties précédentes.

Un défi similaire l'attend avec Joe Thornton, qui produit à un rythme fou depuis un mois.

«Ce n'est pas toujours facile pour un petit centre de couvrir un gros centre, mais j'y vais chaque soir et je fais de mon mieux. On verra ce que ça va donner contre les Sharks.»

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