Cameron veut moins de dentelle

Mark Stone s'amenait seul devant le gardien. Mais... (Sean M. Haffey, Getty Images/AFP)

Agrandir

Mark Stone s'amenait seul devant le gardien. Mais il a tenté une passe à un coéquipier. Dave Cameron aurait préféré qu'il tire. Stone, lui, assure qu'il a pris la meilleure décision.

Sean M. Haffey, Getty Images/AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(LOS ANGELES) Il y a, comme qui dirait, divergence d'opinion.

Dans le vestiaire, après le match de mercredi, Mark Stone cherchait des solutions. Qu'aurait-il pu faire mieux, ou différemment, pour empêcher son équipe d'encaisser un autre revers sur la route?

Faire les choses plus simplement, peut-être? Ne pas constamment se lancer à la recherche du jeu parfait?

«Non», répond-il avec un vif hochement de tête.

Pourtant, en deuxième période, il s'est présenté à quelques mètres du filet des Ducks d'Anaheim. Il aurait obtenu une bonne chance de marquer s'il avait simplement choisi de lancer. Il a tenté une passe de plus (de trop?) de l'autre côté de l'enclave, vers Mika Zibanejad. Ce dernier n'a jamais eu la chance de compléter la manoeuvre.

Six ou sept secondes plus tard, à l'autre bout de la patinoire, Andrew Cogliano a marqué le premier but de la soirée.

Stone s'entête à penser qu'il a fait la bonne chose. Si c'était à refaire, il prendrait la même décision.

«J'essayais simplement de compléter le bon jeu. Quand j'ai levé la tête, j'ai tout de suite vu Mika. Je me suis dit qu'il avait une meilleure chance de marquer que moi. La seule chose qui n'a pas fonctionné, c'est la passe. Je n'ai pas été capable de l'exécuter correctement.»

Il y a bel et bien divergence d'opinion. Parce que le patron immédiat de Stone chez les Sénateurs d'Ottawa croit que l'équipe ne «génère pas assez de lancers à cinq contre cinq».

Il a clairement identifié son premier trio formé de Bobby Ryan, Kyle Turris... et Stone.

«Nous sommes constamment à la recherche de la chance de marquer de première qualité. Nous essayons de faire dans la dentelle. Le problème, c'est que la plupart des équipes de la LNH se défendent en protégeant le centre de la patinoire. Quand nous choisissons de compléter une passe supplémentaire, nous leur allouons un peu plus de temps pour qu'ils complètent leurs replis défensifs.»

Cameron peut compter sur l'appui de ses adjoints dans ses efforts pour faire passer son message.

«Notre défi, à l'heure actuelle, consiste à convaincre tous nos joueurs qu'ils sont capables de marquer des buts. Ils sont tous capables de compléter le travail», assure l'entraîneur adjoint Rick Wamsley.

«Il faut aussi les convaincre qu'il y a des chances de qualité à la portée de ceux qui sont prêts à foncer au filet pour s'emparer des retours.»

Point de convergence

Stone et ses entraîneurs peuvent quand même s'entendre sur un truc.

Les deux hommes veulent trouver une façon de stimuler leur attaque. Le statu quo n'est simplement pas acceptable.

Les Sénateurs ont remporté un seul de leurs 10 derniers matches à l'étranger. Durant ces 10 parties, ils ont marqué un grand total de 13 buts.

«Il est impossible de gagner des matches dans cette ligue en marquant seulement un but», concède l'ailier droit manitobain. Stone a lui même été limité à deux petits points - un but et une mention d'aide - durant ces 10 parties.

Fut un temps, en début de saison, où presque tous ces joueurs figuraient parmi les 20 meilleurs marqueurs de la Ligue nationale de hockey.

Ils n'ont pas perdu leurs habiletés du jour au lendemain. Cameron en convient. Selon lui, ce sont les autres équipes qui se sont adaptées aux vedettes d'Ottawa.

«En début de saison, les défensives sont un peu moins serrées. Les petits jeux compliqués ne fonctionnent plus à cette période de l'année. Il ne faut pas s'entêter.»

Curtis Lazar soulagé

Au moins, le seul joueur qui a réussi à déjouer Frederik Andersen mercredi était un joueur qui en avait grand besoin.

Curtis Lazar n'avait pas marqué un seul but depuis le 10 novembre. Le gamin de 20 ans se compte chanceux. Pour marquer, il a profité d'une bourde monumentale de Ryan Getzlaf. «Je l'ai vu ralentir en zone neutre. Je voyais bien qu'il s'apprêtait à décocher une passe. Quand la rondelle s'est retrouvée sur mon bâton, je me suis raidi un peu. J'ai vite compris que j'allais m'échapper», raconte celui qui fait le voeu de marquer quelques buts de plus en 2016. Lazar a d'ailleurs obtenu quelques chances de marquer supplémentaires après coup.

Dans le match contre les Ducks, l'ancien premier choix a également été victime d'une rude mise en échec du jeune défenseur Josh Manson. «J'aimerais d'ailleurs le remercier. Il m'a replacé le dos», ricane-t-il. Lazar a également bien rempli ses missions défensives. «Les Ducks ont choisi d'envoyer leurs grosses vedettes contre notre trio de jeunes. Les jeunes ont bien répondu», juge Cameron.

Hammond revient

Andrew Hammond... (Paul Chiasson, Archives PC) - image 4.0

Agrandir

Andrew Hammond

Paul Chiasson, Archives PC

Andrew Hammond est de retour en Californie. En fait, on dit qu'il était déjà en ville mercredi soir. «L'affaire personnelle» dont il devait s'occuper l'aura donc tenu à l'écart de son travail pendant un peu plus de 48 heures.

Pourrait-on le voir en action dès samedi, alors que les Sénateurs rendront visite aux Kings de Los Angeles? Le Burglar avait vaincu Jonathan Quick et blanchi les doubles champions de la coupe Stanley, au Staples Center, l'année dernière. Pourrait-on assister à un match revanche? «C'est possible. La décision appartient à Davey. C'est lui qui gagne le gros salaire. Moi, je suis payé strictement pour le conseiller», a indiqué Rick Wamsley, jeudi.

Puisque Hammond est de retour, le jeune Chris Driedger a été cédé aux Senators de Binghamton.

Conor Allen s'amène

Les Sénateurs ont complété une transaction mineure, jeudi. Ils ont fait l'acquisition du défenseur des ligues mineures.

Pour obtenir ses services, ils ont cédé un autre joueur de la Ligue américaine, Patrick Mullen, aux Predators de Nashville. «Conor Allen est un joueur de caractère. Il est quand même doté de certaines habiletés techniques», a laissé entendre le dg adjoint Pierre Dorion.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer