McGrattan, dur-à-cuire devenu sage

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Brian McGrattan a trouvé son bonheur à San Diego dans la Ligue américaine de hockey.

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(ANAHEIM, Californie) Même si on lui répète constamment que le métier de dur-à-cuire sur patins est en voie d'extinction, Brian McGrattan s'accroche. Il survit. Il continue de gagner sa vie grâce au hockey.

On a retracé l'ancien policier des Sénateurs en Californie. Parfaitement heureux de son sort. Il a participé jusqu'ici à tous les matches des Gulls de San Diego, nouveau club école des Ducks dans la Ligue américaine.

«Je suis fier d'être toujours là», a-t-il confié au Droit.

«Moi, j'ai eu droit à une bonne dizaine d'années dans la LNH. Durant cette décennie, j'en ai croisé, des bons joueurs qui n'ont pas pu rester plus d'une demi-saison dans la grande ligue. Je me compte vraiment chanceux. En plus, je n'ai pas emprunté le chemin le plus facile. Je me suis battu pendant longtemps contre moi-même. J'ai lutté contre mes dépendances à l'alcool et aux drogues.»

À 34 ans, le colosse de 235 livres se dit maintenant libéré. Au début décembre, il s'est branché sur Twitter pour annoncer qu'il était sobre depuis sept ans.

«Ça restera probablement la plus grande réussite de toute ma vie», affirme celui qui a disputé 317 parties dans la LNH.

Il a joué 305 autres parties dans la Ligue américaine, où il détient toujours un record impressionnant. Il a passé 551 minutes au banc des pénalités durant sa dernière saison chez les Senators de Binghamton, en 2004-2005.

«Il m'a fallu beaucoup de force pour constamment revenir au jeu après avoir combattu mes problèmes. Dans les dernières années, j'ai pu jouer avec d'autres joueurs comme Jordin Tootoo et Rich Clune, et les aider à surmonter des problèmes similaires aux miens. Je ne joue peut-être plus dans la LNH, mais les dirigeants de la Ligue m'invitent régulièrement à parler de mon expérience lors de camps de recrues. Je me considère donc toujours un leader. C'est une grande fierté», explique-t-il.

Un rôle différent

McGrattan ne risque pas de fracasser son record de minutes de pénalité cette saison. Dans les mineures comme dans les majeures, on ne jette plus les gants autant qu'avant. Le vétéran a donc jeté les gants moins de cinq fois depuis le début de la saison.

En revanche, il produit. Un peu. Avant le match de mercredi, contre le Barracuda de San Jose, il totalisait cinq buts et trois mentions d'aide.

Dans sa meilleure saison chez les pros, toujours à Binghamton, il avait inscrit une vingtaine de points.

Rêve-t-il toujours à la LNH?

«Bien, oui... Un peu. Ce serait un bonus de pouvoir y retourner. Même si c'était pour un court séjour de deux semaines ou d'un mois. Mais ce ne sera pas la fin du monde si ça ne se produit pas. Je ne suis quand même pas mal tombé, ici, à San Diego.»

«Nous vivons à moins de 500 pieds de la plage. La saison est plus courte dans la division Pacifique de la Ligue américaine. Nous allons jouer seulement 68 parties cette saison. Ça me laisse du temps en masse pour me consacrer à ma famille. Pour dire vrai, je serais vraiment content si je pouvais obtenir un nouveau contrat avec l'organisation des Ducks et compléter ma carrière ici.»

«Dans la Ligue nationale, une seule gaffe pouvait me faire passer le reste de la partie sur le banc. À San Diego, j'effectue mes présences régulières. On m'utilise un peu durant les infériorités numériques. J'ai même effectué quelques présences dans l'attaque massive.»

«Vraiment, ça pourrait difficilement mieux aller.»

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