Les Sénateurs en crise d'identité

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Bobby Ryan ne s'inquiète pas trop des récents insuccès de l'équipe.

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(LOS ANGELES) Toujours un plaisir pour Bobby Ryan de visiter la Californie.

Mardi, les Sénateurs d'Ottawa se sont entraînés dans un aréna de banlieue où il a connu de belles années de hockey mineur. «Quelques-unes de nos bannières de championnat sont toujours suspendues au plafond», assure-t-il.

Avant de sauter sur la glace, il a pu serrer la pince de quelques membres de son fan club. Ce sont les mêmes partisans des Ducks d'Anaheim qui reviennent le voir chaque année.

Ryan serait un peu plus heureux si seulement il produisait davantage.

Il ne représente pas un cas unique. Tous les gros canons des Sénateurs ont ralenti dans les cinq dernières semaines.

Ça explique en grande partie, sinon en totalité les récents ennuis de l'équipe.

Du 8 octobre au 8 décembre, l'équipe marquait en moyenne 3,21 buts par match. Depuis le 10 décembre, la moyenne de buts marqués s'élève à 1,97. Pas besoin d'une calculatrice scientifique pour comprendre.

L'attaque connaît une nouvelle baisse dans la Ligue nationale de hockey. Il s'est marqué 5,2 buts par partie durant la première moitié de la saison.

Dans le contexte, une équipe qui marque trois buts va gagner la plupart de ses matches. Celle qui ne peut marquer plus de deux buts doit s'attendre à perdre plus souvent qu'à son tour.

Ryan est convaincu qu'il s'agit d'une situation temporaire. «On dirait qu'on a perdu notre identité. Ce n'est pas un problème exclusif à notre équipe. Dans une saison de 82 parties, toutes les équipes passent par là. Tout le monde vit des hauts et des bas. Nous traversons une séquence creuse, mais nous allons nous en sortir.»

Pour ajouter du poids à ce qu'il dit, l'ailier américain évoque le cas de son ancienne formation.

Les Ducks ont passé la première moitié de la saison au grand complet à chercher leur identité perdue.

Le mois d'octobre n'était pas arrivé qu'on les voyait déjà en grande finale de la Coupe Stanley. Ils occupaient mardi le 25e rang du classement général et présentaient la pire fiche offensive de tout le circuit.

«Ils sont coincés dans les montagnes russes, eux aussi. Je vous le dis, toutes les équipes passent par là», assure Ryan.

La constance de Cameron

Même si les choses ne fonctionnent pas à son goût, Dave Cameron se montre patient.

Son équipe vient de se faire déclasser à Washington. À sa place, d'autres entraîneurs multiplieraient les changements dans le but de bousculer les joueurs.

Pas lui. Contre les Ducks, il pourrait fort bien envoyer dans la mêlée les mêmes trios d'attaquants et les mêmes duos défensifs qui n'ont pas été de taille face aux Capitals.

«Je ne suis pas trop du type jongleur», a indiqué l'entraîneur, maussade, après la séance d'entraînement de mardi.

«J'ai modifié mes trios au beau milieu du match à Washington. Je n'avais pas le choix d'essayer quelque chose, on tirait de l'arrière 5-1. Là, tout est rentré dans l'ordre. La meilleure chose à faire, c'est de réunir les vieux trios.»

Les Sénateurs comprennent cependant que la patience du coach aura éventuellement ses limites.

«La ligne est mince, croit Kyle Turris. Un jour, le coach finira bien par effectuer des changements. Il nous connaît mieux que quiconque. Il choisira le bon moment.»

Turris, un petit cachottier?

Kyle Turris... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit) - image 3.0

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Kyle Turris

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Kyle Turris ne dit peut-être pas tout.

Le 5 dernier, le centre numéro un des Sénateurs a sauté sur la patinoire du Centre Canadian Tire pour prendre part à son 26e match de la saison. Il avait déjà inscrit 22 points.

Ce soir-là, sur la glace, Turris a été victime d'un accident qui aurait pu avoir de sérieuses conséquences. Quand le joueur des Islanders de New York Casey Cizikas lui est tombé dessus, sa cheville droite a plié dans le mauvais sens.

Turris n'a pas raté un seul match, mais il n'a plus été le même. Il a inscrit seulement huit points à ses 17 dernières rencontres.

Traîne-t-il une blessure? «Non, assure-t-il. Nous avons tous des problèmes en ce moment. Je suis comme tout le monde. J'essaie de trouver des façons d'aider davantage mon équipe. Il y a bien une solution quelque part.»

Plus tard, dans sa rencontre avec les médias, Turris racontait à la blague qu'il comptait acheter un billet de la loterie américaine Powerball. Le gros lot de son prochain tirage s'élève à 1,5 milliard $US.

S'il gagne, mettra-t-il un terme à sa carrière de joueur? «J'adore le hockey... Mais mon corps n'aime pas ça autant que moi», a-t-il répondu.

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