Une famille très compétitive

La nouvelle peste des Sénateurs, Max McCormick, aime... (Archives, La Presse Canadienne)

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La nouvelle peste des Sénateurs, Max McCormick, aime le hockey parce qu'il peut se défouler sur la glace.

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Max McCormick a la mèche très courte.

Les partisans des Sénateurs découvrent depuis maintenant deux semaines ce trait de caractère qui définit le jeune plombier. Ils commencent à comprendre pourquoi le jeune attaquant a mérité le surnom de Dexter - en l'honneur du tueur à gages du petit écran - quand il évoluait à Binghamton.

Il y a du bon. Et il y a du moins bon.

Dimanche, à Washington, la peste a écopé d'une pénalité mineure supplémentaire après avoir sauté à pieds joints dans le piège qui lui était tendu par le géant des Capitals, Tom Wilson.

McCormick, lui, compose avec cette réalité depuis bientôt 24 ans. Ce trait de caractère est imprimé dans son ADN.

«Je viens d'une famille ultra compétitive», a-t-il révélé au Droit, récemment.

«Mon père est aussi compétitif que moi. Mon grand-père l'est tout autant. Mon oncle, c'est la même chose. On joue au football, au golf, au ping pong... Ça finit toujours de la même manière. Tout le monde veut gagner, coûte que coûte. Ça peut devenir très intense.»

C'est sans doute pourquoi le membre le plus déterminé du clan a fini par trouver sa place, dans la vie, sur une patinoire.

Au ping pong, dans un élan de frustration, un joueur peut difficilement s'en prendre physiquement à son adversaire.

Le hockey tolère toujours certaines agressions.

«Ce sport me permet de me défouler, dit celui qui évolue à la gauche de Jean-Gabriel Pageau depuis quelques parties. Des fois, quand les esprits s'échauffent, on peut en venir aux coups. Je n'ai jamais reculé devant une bagarre. Je suis même de ceux qui croient qu'on peut transmettre de l'énergie à ses coéquipiers en jetant les gants devant un adversaire.»

Un joueur de la vieille école, quoi.

McCormick a grandi à Green Bay, dans le Wisconsin. Le monde connaît cette petite banlieue de Milwaukee pour une seule raison. Il s'agit du plus petit marché américain à soutenir une franchise de la NFL.

Les copains du petit Max étaient, bien évidemment, des mordus de football. Ils étaient fous des Packers.

«Moi, j'ai choisi de suivre mon oncle, Bob Findley, dans le hockey. Il a joué pour les Bobcats, un club de calibre junior A dans notre coin de pays. Je ne l'ai pas vu jouer. Il a pris sa retraite avant ma naissance. On m'a dit que son style de jeu ressemblait étrangement au mien. Il m'a transmis sa passion», raconte-t-il.

La famille McCormick n'est pas uniquement reconnue pour sa hargne.

Le jeune Max a hérité de qualités athlétiques indéniables.

Son père, Scott, jouait au football ainsi qu'au basket-ball à l'école secondaire. À l'université, il a bifurqué vers le bodybuilding.

À la même époque, sa mère Kris était une gymnaste accomplie.

«Ils ont en commun cette passion pour la nutrition. Depuis aussi loin que je me souviens, je me suis toujours nourri de trucs santé. Mon père me préparait des programmes d'entraînement quand j'étais petit. On ne m'a jamais obligé de m'entraîner, mais je savais que les programmes étaient disponibles pour moi si j'en avais besoin.»

«On m'avait aussi aménagé une salle spécialement pour que je puisse pratiquer mes lancers dans le sous-sol de notre maison familiale. J'avais des balles faites spécialement pour des exercices de maniement de bâton. Sans tout ce soutien de mes parents, je ne serais sans doute pas ici pour discuter avec vous aujourd'hui.»

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