Cameron change de devise

La persévérance des Sénateurs sera rapidement mise à... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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La persévérance des Sénateurs sera rapidement mise à l'épreuve, alors qu'ils affronteront des équipes de pointe dans les prochaines semaines.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Dave Cameron a usé un mot à outrance durant la première moitié de la saison 2015-2016: constance. La plupart du temps, c'était pour déplorer le manque de constance de son équipe.

La première moitié du calendrier régulier a pris fin jeudi pour les Sénateurs d'Ottawa, quand ils ont disputé leur 41e partie contre les Panthers de la Floride.

Avec leur fiche de 19-16-6 et leurs 44 points accumulés, les hommes de Cameron sont à peu près là où on les attendait. Ils se battent pour une des dernières places disponibles pour les séries dans l'Association Est.

Alors que la deuxième moitié du calendrier se met en branle, on sent que l'entraîneur-chef est mûr pour se donner un nouveau mot-clé.

Il aimerait désormais parler de persévérance.

Cameron se dit encouragé de l'effort fourni par ses joueurs depuis une dizaine de jours. «Nos quatre dernières parties m'ont plu», affirme-t-il.

Quatre matches, c'est un échantillon intéressant. Assez gros pour lui donner envie de croire que le meilleur est à venir.

«Du moins, c'est ce que j'espère.»

«La meilleure chose que je peux retenir de nos quatre dernières parties, c'est que nous avons été animés par un sentiment d'urgence, commente le coach. Maintenant, il faut trouver un moyen de maintenir ce sentiment d'urgence sans se brûler. C'est à ce moment précis que la persévérance devient un concept important. Vous me comprenez?»

«Un jour, j'ai entendu une très belle définition de ce mot. La persévérance, c'est le travail qu'on décide d'abattre quand on est déjà fatigués de tous les travaux que nous avons déjà effectués. Ce sera notre principal défi à compter de maintenant.»

La persévérance des Sénateurs sera très rapidement mise à l'épreuve. Difficile de concevoir un départ plus ardu pour la deuxième moitié du calendrier.

Les Sénateurs accueilleront samedi les Bruins de Boston au Centre Canadian Tire. Il s'agit d'un match qu'ils peuvent difficilement perdre, contre des rivaux qui ont disputé trois matches de moins qu'eux.

Vingt-quatre heures plus tard, ils se rendront à Washington pour se frotter à la meilleure équipe de toute la Ligue nationale de hockey.

Ils traverseront ensuite les États-Unis d'est en ouest pour entreprendre la toujours pénible tournée de la Californie.

Au retour, pour compléter un très long périple d'une douzaine de jours, ils rendront visite aux Devils du New Jersey.

«Chaque match vaut deux points», répond Cameron quand on lui demande comment il compte aborder cette séquence «casse-gueule».

«C'est la seule façon d'aborder ce qui nous attend. Nous ne pouvons pas commencer à regarder trop loin. Nous allons nous concentrer sur notre prochain match. C'est tout. Pour les Sénateurs, il n'y a pas d'adversaires faciles. Chaque match est équivalent. Nous allons essayer de soutenir notre sentiment d'urgence. Nous allons persévérer. On verra bien où ça va nous mener.»

Anderson devant le filet

Cameron a identifié son gardien de but pour la visite des Bruins. Il misera sur son vétéran Craig Anderson.

Ça laisse croire que le Hamburglar Andrew Hammond pourrait obtenir son prochain départ dimanche, dans la capitale américaine.

Sinon, il ne devrait pas y avoir de changement à la formation des Sénateurs. «Même si nous avons perdu jeudi, j'ai bien aimé notre façon de jouer. Je ne ressens donc pas la pression d'apporter des changements», dit Cameron.

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