Turris comprend la frustration de Drouin

Jonathan Drouin doit se sentir bien seul, ces jours-ci, à Syracuse, dans la... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Etienne Ranger, LeDroit

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Jonathan Drouin doit se sentir bien seul, ces jours-ci, à Syracuse, dans la Ligue américaine.

Combien de gens peuvent vraiment le comprendre? Combien sont déjà passés par là?

Eh bien, Kyle Turris comprend.

À quelques détails près, l'histoire de Drouin est pareille à la sienne.

Drouin a été le troisième joueur sélectionné au repêchage amateur de 2013, par le Lightning de Tampa Bay. Turris a été sélectionné au même rang, six ans plus tôt, par les Coyotes de Phoenix.

Tout comme Drouin, Turris a eu l'impression d'être mal utilisé par l'organisation qui l'a repêché. Tout comme Drouin, Turris a fini par demander une transaction, afin d'aller poursuivre son développement ailleurs.

Turris peut aujourd'hui offrir un conseil de vétéran. Il suggère à Drouin de s'armer de patience.

«Parce que tout finit par s'arranger.»

L'agent de Drouin, Allan Walsh, a récemment fait connaître les intentions de son client. Mécontent d'avoir été laissé de côté dans la moitié des matches du Lightning, cette saison, le jeune prodige a exigé un changement.

«Je le comprends, assure Turris. C'est frustrant. Il est jeune. Il veut simplement qu'on lui donne une chance d'aider son équipe. Il veut se rendre utile, mais il veut aussi qu'on lui donne la chance de devenir le joueur qu'il peut devenir.»

«Je n'ai qu'un conseil à donner. Il doit continuer à travailler fort. Il a peut-être l'impression que les choses tournent au ralenti en ce moment, mais il doit continuer à travailler fort.»

«Toute cette expérience fera de lui un meilleur joueur. Ça le fera grandir. La controverse et les épreuves, ça forge le caractère.»

Turris a été un peu plus patient que Drouin.

Il a passé trois saisons complètes à se promener entre Phoenix et San Antonio, dans la Ligue américaine, avant d'exiger à la direction des Coyotes une transaction. Il avait 22 ans lorsqu'il s'est joint aux Sénateurs.

Drouin vient d'entreprendre sa deuxième campagne dans la LNH. Il a 20 ans.

Passage à vide

«Je suis immensément reconnaissant envers l'organisation des Sénateurs, qui m'a donné l'opportunité que je recherchais», dit celui qui fait partie du trio de leadership à Ottawa.

Si tout continue de bien se passer pour lui, s'il évite les blessures, il fracassera un record d'équipe dans un peu moins d'un mois. Le 2 février prochain, au CONSOL Energy de Pittsburgh, il devrait enfiler son maillot des Sénateurs dans un 312e match consécutif.

Turris est souvent cité comme un modèle de constance chez les Sénateurs.

Jeudi matin, par exemple, un journaliste a demandé à Dave Cameron s'il s'inquiétait du rendement de son centre numéro un, qui n'avait marqué qu'un seul but à ses 12 dernières rencontres.

L'entraîneur-chef a répondu qu'il n'était pas trop inquiet.

«Si je ressentais le besoin de lui lancer un message, je le ferais», a-t-il déclaré.

«Je suis plutôt insatisfait du rendement de toute mon équipe. Je ne cible pas un joueur en particulier. Kyle fait partie d'un groupe de joueurs qui doit m'en donner davantage. Il ne manque certainement pas de compagnie.»

Turris n'est pas davantage préoccupé. Il rappelle que son équipe s'est améliorée défensivement dans les dernières semaines. «Nous avons juste manqué de chance autour des filets adverses. Ça devrait rapidement rentrer dans l'ordre.»

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