Coulés par les pénalités

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L'ailier des Bruins Jimmy Hayes a inscrit un tour du chapeau contre les Sénateurs, mardi.

Charles Krupa, AP

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(BOSTON, Massachusetts) Pour gagner au TD Garden, les équipes de la Ligue nationale de hockey ont une règle toute simple à observer. Elles doivent éviter à tout prix le banc des pénalités.

Les Sénateurs d'Ottawa ont ignoré cette règle toute simple, mardi soir. Ils ont payé le prix. Ils ont encaissé quatre buts alors qu'ils se défendaient à court d'un homme. Ils ont subi un revers de 7-3.

Ils ont donc encaissé un sixième revers consécutif sur la route et ils sont les artisans de leur propre malheur.

>> Sommaire du match (NHL.com)

C'est écrit noir sur blanc dans tous les documents de statistiques. Les Bruins possèdent le meilleur jeu de puissance dans la LNH. Ils produisent à un rythme supérieur à 27%. Ils sont encore plus dangereux à la maison, où leur taux de succès frise les 33%.

Ils n'ont pas badiné, mercredi. Ils ont profité de leurs deux premières attaques massives de la soirée pour marquer leurs deux premiers buts. Ils ont rajouté leur troisième dans une troisième période où les Sénateurs se débattaient pour revenir dans la partie.

Les sept buts des Bruins ont été marqués par trois joueurs.

Le plombier Jimmy Hayes a complété son tour du chapeau dans la dernière seconde de jeu. Littéralement.

Patrice Bergeron et Matt Beleskey ont chacun réussi un doublé.

Craig Anderson fulminait en quittant la glace. Il n'avait pas alloué plus de trois buts dans un match depuis le 28 novembre.

«Je ne sais pas trop comment expliquer ce qui s'est passé, pourquoi nous avons encaissé quatre buts à quatre contre cinq. Faudra revoir la vidéo», dit Kyle Turris.

Les Sénateurs avaient réussi à museler l'attaque massive des Bruins, dimanche, à Kanata.

Il faut cependant spécifier que les Bruins jouaient ce match à l'étranger sans Torey Krug.

Or, Krug était de retour dans la formation débutante, mardi. Sa blessure au «bas du corps» subie au retour du congé de Noël n'est finalement pas si sérieuse.

Dans une ligue où les unités spéciales prennent autant de place, un quart-arrière brillant peut faire une grosse différence.

Krug a récolté deux mentions d'aide dans ce match. En préparant le deuxième but de Bergeron au troisième tiers, il a inscrit son 100e point en carrière dans la LNH.

«Andy ne méritait pas que ça se termine comme ça. Le score le fait mal paraître et il a plutôt bien joué», croit Mika Zibanejad.

Chris Neil a marqué le premier but des Sénateurs. Il a mis un terme à une séquence de 29 parties sans marquer.

Il a terminé la soirée avec un tour du chapeau à la Gordie Howe.

Mike Hoffman a été l'autre joueur à déjouer Tuukka Rask dans un match où Dave Cameron a décidé de jongler avec ses effectifs.

À l'attaque, l'entraîneur en avait surtout contre Zibanejad. Le Suédois, qui a connu une première moitié de saison en dents de scie, s'est retrouvé au centre du quatrième trio. Jean-Gabriel Pageau a complété la soirée entre Hoffman et Bobby Ryan.

Un autre coup «à la Marchand»

Borowiecki a trouvé un joueur prêt à jeter... (Maddie Meyer, Getty Images/AFP) - image 3.0

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Borowiecki a trouvé un joueur prêt à jeter les gants pour évacuer sa frustration: Zdeno Chara.

Maddie Meyer, Getty Images/AFP

Brad Marchand a mis le feu. Zdeno Chara s'est chargé de l'éteindre.

À mi-chemin en première période, mardi, l'agitateur des Bruins a livré une des mises en échec sournoises qui le caractérisent.

Cette fois, sa victime fut Mark Borowiecki. Après avoir été frappé aux genoux, le défenseur des Sénateurs a mis du temps à se relever.

«Ce n'est pas compliqué. Marchand, on le connaît. On le connaît très bien, même. Il s'est forgé une réputation à travers la ligue parce qu'il distribue des coups comme celui-là. En voilà juste un autre», croit Kyle Turris.

Au premier entracte, dans la galerie de la presse, on supputait déjà sur les chances que Marchand soit suspendu. Certains, citant des «sources», affirmaient que le Bureau de la sécurité des joueurs était déjà sur le dossier.

Il pourrait donc être suspendu et rater la Classique hivernale de la LNH. Cette perspective n'a pas calmé Borowiecki. Il cherchait à frapper à peu près tous les joueurs qui portaient un chandail noir.

Le joueur qui a écopé du plus grand nombre de pénalités majeures cette saison chez les Sénateurs a finalement trouvé un joueur prêt à jeter les gants pour évacuer sa frustration.

C'était Zdeno Chara.

Ça n'a pas duré longtemps. À son premier combat en près de deux ans, le géant slovaque aurait pu détruire le courageux défenseur d'Ottawa.

Borowiecki, pour une rare fois, n'a pas voulu rencontrer les journalistes après la rencontre.

«Les dirigeants de la ligue s'occuperont de ce dossier. Ils prendront la décision qui s'impose», croit Erik Karlsson.

Une autre rixe impliquant une demi-douzaine de joueurs a éclaté dans la dernière minute de la partie. Une rixe totalement inutile. Les Sénateurs étaient battus, ils n'avaient aucune chance de revenir dans ce match.

En plus, Marchand était assis au banc des joueurs, bien loin de l'action.

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