Il y a assez de buts dans la LNH, croit Ryan

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Bobby Ryan profite de ses bons moments et démontre peu de pitié pour le début de saison difficile de certaines vedettes de la LNH.

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(BOSTON, Massachusetts) À l'approche de la mi-saison, Bobby Ryan parvient à se maintenir parmi les meilleurs marqueurs de la Ligue nationale de hockey. Il est un peu trop loin de son compatriote Patrick Kane pour viser le trophée Art-Ross, mais il peut certainement se permettre de rêver au top-10.

Le joueur le mieux payé chez les Sénateurs d'Ottawa ne comprend pas tous ces gens qui se plaignent du manque d'attaque dans le circuit Bettman.

«J'imagine qu'on ne peut jamais contenter tout le monde. Moi, personnellement, je ne vois rien de mal avec le hockey d'aujourd'hui. J'aime les prolongations à trois contre trois. J'aime les tirs de barrage. Ne touchons plus à rien», s'exclame-t-il.

Ryan a fait cette déclaration durant une conversation un peu brouillonne avec quelques journalistes, lundi.

Il était question des vedettes qui ont connu un faux départ. De son pote Ryan Getzlaf qui a marqué son deuxième but de la saison dimanche. Il s'agit en fait de son premier «vrai» but. Le premier avait été marqué dans un filet désert, le 16 novembre dernier.

«Quand les vedettes en arrachent, les gens paniquent. Sidney Crosby n'est pas dans la course au championnat des marqueurs. Les gens ne trouvent pas cela normal. Ce n'est pourtant pas compliqué. Il a des problèmes à régler. Tous les joueurs traversent des séquences moins glorieuses. Personne n'y échappe. Nous ne pouvons pas commencer à modifier tous les règlements juste parce qu'un joueur traverse une léthargie. Si c'était le cas, il aurait fallu réécrire une grande partie du livre des règlements juste pour moi la saison dernière...»

On sent que Ryan n'oubliera pas de sitôt la fin de la saison 2014-2015. Sa fiche de 1-5-6 dans les 20 dernières parties du calendrier régulier l'a sensiblement embarrassé. Il y fait souvent référence.

Son solide rendement dans la première moitié de 2015-2016 ne change rien. Il affiche un optimisme prudent quant à ses performances.

On lui a par exemple parlé de l'obscur record d'équipe qu'il a égalé la fin de semaine dernière.

En préparant le but gagnant de son coéquipier Mika Zibanejad, dimanche, il a obtenu un point dans un quinzième match consécutif à domicile. Dans toute l'histoire des Sénateurs, un seul autre joueur a connu une aussi longue séquence glorieuse.

Dans ses belles années, Dany Heatley a connu une séquence de 15 parties d'affilée avec au moins un point à Kanata.

«Je suis vaguement au courant. J'ai lu sur Twitter. Vive les réseaux sociaux. Mais quand ça porte généralement malheur de parler ouvertement de ces choses. Je vous offrirai donc une réponse toute simple. Cette séquence de matches avec un point est assez cool, mais elle ne compte pas vraiment à mes yeux.»

À l'étranger

De toute façon, les Sénateurs joueront leur prochain match à l'étranger.

Pour demeurer dans la course au premier rang dans la section Atlantique, ils devront trouver un moyen de gagner un match au TD Garden de Boston.

Dans un passé pas si lointain, au début de l'automne, les Sénateurs gagnaient sur la route et ils perdaient à la maison.

Les choses ont changé. Ils ont perdu sept de leurs huit dernières parties à l'extérieur.

«Il ne sera pas facile de retrouver le chemin de la victoire à Boston. Les Bruins se sont fait surprendre par les Sabres de Buffalo à leur dernier match chez eux. Ils seront doublement prêts cette fois», croit-il.

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Chris Neil n'a qu'un but cette saison, rien pour déranger l'homme fort des Sénateurs.

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Neil ne panique pas

Il en faudrait bien plus pour gâcher le temps des Fêtes de Chris Neil.

Le vieil homme fort des Sénateurs a marqué son premier - et unique - but de la saison le 22 octobre. Ça fait deux mois et une semaine, très précisément.

Durant cette période, il a disputé 29 parties sans déjouer un seul gardien.

«C'est long. C'est difficile», admet celui écoule la dernière année de son contrat.

«C'est difficile parce que je continue à faire bien des choses correctement. En travaillant comme je dois travailler, j'ai permis à mes partenaires de trio de marquer des buts. En m'installant devant le filet adverse, j'ai permis à certains défenseurs de marquer des buts. Durant tout ce temps, ma séquence sans but se poursuit. Que voulez-vous que je vous dise? C'est ça qui est ça», a-t-il balancé au représentant du Droit, lundi.

«J'aimerais juste qu'un lancer de la pointe dévie contre mon gros derrière un de ces quatre. Parfois, c'est ainsi qu'un gars comme moi réussit à sortir d'une léthargie», a-t-il ajouté avec un grand sourire.

Neil garde le moral parce qu'il a déjà vu neiger. Vérification faite, il a traversé deux autres séquences de 30 parties sans marquer dans les quatre dernières années.

«À travers ces séquences, j'ai toujours opéré de la même manière. J'ai toujours offert le même effort durant les matches et durant les séances d'entraînement. C'est ce qui m'a permis de m'en sortir chaque fois. C'est aussi ce qui m'a permis de connaître une aussi longue carrière», rappelle-t-il.

Neil n'est plus candidat au titre de joueur le plus robuste chez les Sénateurs. Il appartient désormais à Mark Borowiecki. Le défenseur numéro six a obtenu pratiquement deux fois plus de mises en échec que n'importe lequel de ses coéquipiers depuis le début de la saison.

Quand les Sénateurs gagnent un match grâce à la robustesse, comme ce fut le cas dimanche, le vétéran trouve quand même le moyen de mettre l'épaule à la roue.

«La robustesse n'a certainement pas été notre point faible dimanche. Si nous avons un truc sur lequel nous devons travailler, c'est la façon dont nous jouons dans notre territoire», a martelé Dave Cameron dans sa courte conférence de presse de lundi.

«Nous en avons parlé abondamment avant de sauter sur la glace, dimanche. La robustesse faisait partie intégrante de notre plan de match, a rappelé Neil. Les Bruins disputaient un deuxième match en autant de soirs. Il fallait leur faire sentir dès le départ que ce serait un match difficile pour eux.»

Le quatrième trio des Sénateurs a fait sa part, surtout durant la première moitié du match, celle dans laquelle les Bruins avaient un peu d'énergie en réserve. Neil, Shane Prince et Max McCormick ont effectué quelques bonnes présences durant lesquelles ils ont coincé leurs adversaires dans le fond de leur territoire.

Neil avait d'ailleurs de bonnes choses à dire au sujet de McCormick.

Fraîchement arrivé de Binghamton, le jeune agitateur a complété sept mises en échec. Il s'agit d'un sommet chez les Sénateurs.

«Max a joué samedi soir à Bingo. Il est arrivé à Ottawa aux petites heures du matin. Après avoir dormi quelques heures, il s'est levé pour jouer un match avec nous à 17h. Sa performance contre les Bruins a été remarquable. C'est le genre de performance qui me laisse croire qu'il connaîtra une belle carrière dans notre ligue», résume-t-il.

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