Craig Anderson se dresse face aux Bruins

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Anderson a stoppé 38 rondelles pour conduire son équipe à une victoire de 3-1 dans un Centre Canadian Tire rempli à capacité.

Fred Chartrand, PC

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Un autre match de 40 lancers? Pas de problème.

En fait, Craig Anderson n'a pas affronté 40 tirs, dimanche, au Centre Canadian Tire. Presque. Les Bruins de Boston ont dirigé 39 rondelles vers son filet.

Le gardien de but des Sénateurs d'Ottawa s'est bien acquitté de ses tâches, encore une fois. Il en a stoppé 38 pour conduire son équipe à une victoire de 3-1 dans un Centre Canadian Tire rempli à capacité.

>> Sommaire du match (NHL.com)

IIl va sans dire qu'il s'agit d'une grosse victoire. Dans une section Atlantique où le classement est plus serré que jamais, il est crucial de remporter les matches de quatre points. Grâce aux prouesses d'Anderson, les Sénateurs se sont rapprochés à un petit point des Red Wings de Détroit, du Canadien de Montréal et de la première position.

Et Anderson est prêt à recommencer. Il n'est pas fatigué. Du moins, c'est ce qu'il dit.

«Ce n'est vraiment pas si pire que ça», a-t-il juré après la partie.

«Les Bruins décochaient des lancers d'à peu près partout en début de soirée. Tous ces lancers ont peut-être faussé les données un peu. En troisième, nous avons bien réussi à fermer le jeu. Nous ne leur avons pas accordé de véritables chances de marquer en fin de match. C'est la véritable raison qui nous a permis de gagner cette partie.»

Anderson a effectué 108 arrêts à ses trois dernières parties. Les Sénateurs demeurent l'équipe de la LNH qui alloue le plus grand nombre de lancers.

Anderson persiste et signe. Tout va bien. Il voit la rondelle. Il n'a pas l'intention de se tuer à la tâche.

«On y va un match à la fois. Des fois, les statistiques peuvent être trompeuses. C'est pourquoi nous passons autant de temps à décortiquer nos matches sur vidéo. Nous ne jouons pas mal. À mon avis, contre les Bruins, nous avons joué un fort match», insiste-t-il.

Son entraîneur n'oserait pas le contredire. «Je ne me plaindrai jamais de l'effort qui est fourni sur la patinoire. Nos joueurs travaillent fort», dit Dave Cameron.

Mais...

«J'aimerais parfois qu'on gère mieux la rondelle dans notre territoire. Comme ça, nous aurions moins à courir après.»

La faute à Krejci

Mark Stone a marqué deux buts dans cette victoire. Il a inscrit son deuxième dans un filet désert en fin de troisième. Ça lui fait trois buts à ses deux dernières parties.

Mika Zibanejad a inscrit l'autre but des Sénateurs. Celui de la victoire.

C'est l'ancienne vedette des Olympiques de Gatineau David Krejci qui a privé Anderson de réussir son troisième blanchissage de la saison.

Et c'était serré. Les juges vidéo ont passé un bon bout de temps à regarder la séquence sur tous les angles avant de trancher. La rondelle venait tout juste de franchir la mince ligne rouge lorsque Anderson l'a immobilisée sous sa jambière.

«Moi, je n'étais pas certain, mais je présume qu'ils avaient suffisamment de preuves à leur disposition pour déterminer que c'était un but», a conclu Anderson.

«Je n'allais certainement pas rouspéter. Je savais que je ne pouvais pas gagner ce combat. Je voulais juste me concentrer sur le prochain tir.»

Blessé au «bas du corps», Krejci n'a pas joué en troisième période.

Stone, en toute candeur

Brad Marchand est considéré comme un récidiviste selon... (Photo La Presse Canadienne) - image 3.0

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Brad Marchand est considéré comme un récidiviste selon la convention collective.

Photo La Presse Canadienne

Mark Stone aurait pu passer pour un génie créatif. Il a plutôt joué la carte de l'honnêteté. Il a été chanceux, sans plus.

Vers la fin d'une première période où les Sénateurs ont été dominés par leurs adversaires, l'ailier droit se trouvait derrière le filet, la rondelle sur son bâton.

Il a réussi à marquer le premier but du match en lançant la rondelle sur le patin du défenseur Dennis Seidenberg, qui était dans l'enclave.

«Je serai franc. C'était la fin de notre deuxième supériorité numérique. Nous n'avions pas obtenu grand-chose durant la première. Je cherchais juste une façon de placer la rondelle dans l'enclave... Je voulais faire une passe à Bobby, mais Bobby n'était pas dans l'enclave. C'était un jeu absolument pourri qui a connu une conclusion joyeuse», résume celui qui a disputé un fort match dans l'ensemble. Il a encore été l'auteur de cinq revirements provoqués.

Ryan n'était pas dans l'enclave pour capter la passe de Stone. Il a cependant préparé le but de Mika Zibanejad en fin de deuxième période. Il est ainsi devenu le deuxième joueur de l'histoire des Sénateurs à inscrire au moins un point dans 15 matches consécutifs à domicile.

Le premier joueur à réussir cet exploit? Dany Heatley.

Les Sénateurs, de façon générale, se débrouillent mieux à la maison depuis un certain temps. Ils ont remporté sept de leurs huit dernières parties au Centre Canadian Tire.

«Nous jouons avec plus d'émotion. Notre building n'est pas le plus bruyant de la ligue. Nous trouvons un moyen de l'animer», croit Mark Borowiecki.

Le défenseur a été à l'origine de la supériorité numérique qui a permis à Stone d'ouvrir la marque au premier tiers.

«C'est simple. Un club qui veut jouer longtemps doit s'assurer de gagner la moitié de ses matches sur la route. Il doit ensuite remporter la majorité de ses matches à la maison. C'est ce que nous visons.»

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