Hammond retient l'attention

Andrew Hammond... (Archives, La Presse)

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Andrew Hammond

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Alors qu'une année complètement folle se termine, Andrew Hammond n'a pas trop de mal à tourner la page.

Il sait fort bien que la prochaine année pourrait être tout aussi chargée.

Le personnage le plus important de 2015 dans l'entourage des Sénateurs d'Ottawa a pu se recharger les batteries durant les mois d'automne. Avec son statut bien défini de gardien de buts numéro deux et cette commotion cérébrale subie à l'entraînement, il n'a joué que six matches jusqu'à maintenant.

L'hiver 2016 pourrait lui emmener beaucoup plus de travail.

«Je sais que nous aurons beaucoup de matches à jouer en janvier. Beaucoup de matches à l'étranger, de surcroît. Il y aura des passages éprouvants, des séquences de deux matches en deux soirs, d'autres de trois parties en quatre soirs... Dans ce genre de situations, une équipe doit pouvoir miser sur deux gardiens qui peuvent jouer», confiait-il récemment.

«Je ne serais pas capable de quantifier le tout. Je ne m'avancerai pas en vous donnant le pourcentage de matches auxquels je voudrais participer. Mais je sais que le plus important s'en vient. Pour la course aux séries, je devrai être prêt. Je me concentrerai là-dessus, j'imagine.»

À pareille date, l'an dernier, Hammond vivotait à Binghamton. Il présentait une fiche perdante. Ses statistiques n'étaient pas terribles. Personne à Ottawa - ou presque - ne connaissait le gardien de buts numéro trois des Sénateurs par son surnom.

C'est dire combien tout peut changer en 12 mois.

Hammond rigole quand on lui pose la question.

«Différent? Ma vie n'est pas si différente. Je suis sincère. Je n'ai pas l'impression que tout a changé. Vous avez peut-être l'impression que je vous raconte des histoires, mais je vous assure que ma vie n'est pas vraiment différente.»

Sauf pour le salaire. Un joueur qui écoule son premier contrat dans la Ligue américaine gagne la plupart du temps moins de 75 000 $US par saison.

En tant que joueur à temps complet dans la LNH, Hammond touchera son premier million cette saison.

Sauf pour la célébrité. À pareille date l'an dernier, il s'est offert quelques jours de congé dans un hôtel des Poconos parce que c'était assez près de Binghamton et y passer inaperçu.

Cette année, s'il veut vraiment passer un petit Noël tranquille, il devra probablement se réfugier dans un endroit comme celui-là. À Ottawa, tout le monde le connaît.

La pression doit avoir changé, aussi. Dans la pause de Noël 2014, le Burglar cherchait le bouton «Reset». «Je voulais absolument trouver une façon de recommencer ma saison. Finalement, je n'ai jamais obtenu cette opportunité. Quand j'ai été rappelé par les Sénateurs, j'ai perdu ma chance de relancer ma saison dans la LNH. En bout de ligne, ce que j'ai obtenu était encore mieux. C'était une chance de prendre un nouveau départ, tout simplement.»

Les préoccupations de Hammond sont un peu différentes. L'an dernier, s'il tenait à se redresser à Binghamton, c'est qu'il cherchait à mériter son prochain contrat. Il voulait prolonger sa carrière dans le hockey professionnel.

En 2016, avec le classement qui se resserre dans la section Atlantique, il souhaite avant tout obtenir une nouvelle chance de participer aux séries de la coupe Stanley.

«Il n'y a pas de meilleur objectif, croit-il. Un joueur veut participer à des matches importants. Plus l'enjeu est important, plus les matches sont amusants. Je n'ai pas eu la chance de participer à des tonnes de courses aux séries dans ma jeunesse, mais je les ai toujours bien aimées.»

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