Le choix de Bryan Murray

Le directeur général des Sénateurs, Bryan Murray, devra... (Sean Kilpatrick, Archives PC)

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Le directeur général des Sénateurs, Bryan Murray, devra bientôt se prononcer sur son avenir au sein de l'organisation.

Sean Kilpatrick, Archives PC

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Avant longtemps, Bryan Murray devra prendre une décision. Quel rôle compte-t-il jouer chez les Sénateurs à l'avenir?

Son patron des 13 dernières années tient à ce qu'un truc soit bien clair. «S'il veut rester, il peut rester. La décision lui appartient.»

Eugene Melnyk a toujours affiché une confiance aveugle envers Murray. Dans les bonnes comme les moins bonnes années, il a toujours soutenu son directeur général.

Rien ne nous permet de croire que ça va bientôt changer.

Or, en vertu du contrat qu'il a signé en janvier 2014, l'homme de Shawville devra prendre une décision importante.

Selon ce contrat, d'une durée de quatre ans, Murray doit quitter son poste de DG à la conclusion de la saison 2015-16. Il pourra ensuite continuer à faire partie de l'organisation à titre de conseiller spécial jusqu'en 2018.

Lorsque ce pacte arrivera à échéance, il sera âgé de 76 ans.

M. Melnyk n'entend pas lui ajouter de pression inutilement. «Bryan connaît très bien son affaire. Il sait exactement où se situent nos échéanciers. S'il décide de choisir lui-même son successeur, il pourra déterminer la date de son entrée en poste.»

On comprend entre les lignes que le propriétaire s'attend à être fixé au début de la saison morte.

«Il y a beaucoup de choses à préparer. Je pense notamment au repêchage amateur et aux transactions estivales. Chaque année, il faut gérer notre budget», dit-il.

«Si Bryan décide d'accorder une promotion à quelqu'un qui fait déjà partie de notre organisation, ce sera différent. Notre prochain DG aurait l'avantage de déjà très bien connaître nos méthodes de gestion. Si Bryan décide de recruter à l'extérieur, il faudra se prendre d'avance. À Ottawa, nous avons une façon bien à nous de faire les choses. On ne gère pas les Sénateurs comme on gère les équipes dans les plus gros marchés», insiste-t-il.

Selon le site GeneralFanager.com, la masse salariale des Sénateurs serait légèrement supérieure à 61 millions $ US, cette saison. Seulement huit formations de la LNH posséderaient une masse salariale inférieure.

La santé de Murray pourrait dicter la suite des choses. L'homme d'expérience combat vaillamment depuis plusieurs mois un cancer du côlon de stade IV.

La maladie ne l'a pas trop limité dans l'exercice de ses fonctions jusqu'à maintenant.

Eugene Melnyk a beaucoup d'empathie pour son vieux complice. Il a lui-même connu de sérieux ennuis de santé en 2015.

Six mois après avoir subi une greffe du foie, le propriétaire des Sénateurs assure qu'il se porte merveille.

«Ça ne pourrait pas aller mieux, claironne-t-il. Je ne me souviens pas d'une époque, dans ma vie, où je me suis senti aussi bien qu'aujourd'hui. Je déborde d'énergie.»

Cette expérience marquante a changé sa façon de voir les choses. Il a répété vendredi qu'il ressent plus que jamais un sentiment d'urgence. Il ne voudrait pas attendre trop longtemps avant de réaliser son rêve de remporter la coupe Stanley.

Il juge par ailleurs que les Sénateurs possèdent tous les ingrédients nécessaires pour «faire un bon bout de chemin en séries».

Paradoxalement, il parvient à garder la tête plus froide devant les petits obstacles qui se dressent sur son chemin. «Dans le passé, il pouvait m'arriver de bougonner pendant cinq jours consécutifs après une simple défaite. Maintenant, je gère tout cela beaucoup mieux», assure-t-il.

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