Pas de commotion, mais...

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Blessé à la tête mercredi soir, Lazar risque de rater la visite des Sharks.

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Curtis Lazar a tenu à rassurer tout le monde. Il n'a même pas attendu que la première question lui soit posée.

«Ce n'est pas ma tête. Je sais que tout le monde s'en fait à ce sujet parce que j'ai subi une commotion cérébrale un peu plus tôt cet automne. Laissez-moi donc rassurer tous ceux qui s'inquiètent. Ma tête serait prête à jouer vendredi», a-t-il déclaré.

Lazar pourrait quand même rater le match contre les Sharks. Il est quand même rentré de Washington légèrement blessé.

La nature exacte de sa blessure n'a pas été dévoilée. Il se permet cependant d'insister. Même si son crâne a encaissé le gros du choc lorsque le gros Tom Wilson l'a renversé, ses neurones n'ont pas été touchés.

«Je ne l'ai jamais vu venir! Il est arrivé dans mon angle mort», s'insurge-t-il.

«Si je vous poussais par derrière, votre tête encaisserait un choc aussi. Le corps humain est ainsi fait», a-t-il lancé au représentant du Droit.

«Mais tout est sous contrôle. Je suis chanceux. Le Seigneur m'a fait cadeau d'un cou robuste pour bien soutenir ma caboche

Lazar se croise les doigts. Il espère que les thérapeutes des Sénateurs lui donneront le droit d'affronter les Sharks. Les hockeyeurs, de façon générale, n'aiment pas rater les matches importants.

Retour au centre

Dans le cas de Lazar, il y a plus. Dave Cameron lui a donné la chance de retourner au centre, sa position naturelle, il y a quelques parties.

C'était comme si on lui avait permis de prendre un nouveau départ.

«C'est le jour et la nuit», lance-t-il, enthousiaste.

En début de saison, l'entraîneur des Sénateurs misait beaucoup sur le sens du hockey et sur la polyvalence de son plus jeune attaquant. Il l'utilisait à toutes les sauces, mais surtout dans un rôle d'ailier.

«Pourtant, quand je joue au centre, je vois tellement plus de choses qui se passent sur la patinoire. Je n'ai qu'à penser à la mention d'aide que j'ai obtenue sur un but de Mike Hoffman, récemment. J'ai fait cette passe parce que j'ai eu la chance de relancer l'attaque de notre équipe alors que nous étions en territoire défensif. Ça, c'est le style de hockey que j'aime jouer. Ça me permet d'exploiter mes forces. Jouer au centre me permet de patiner davantage. Ça peut ouvrir certaines portions de la patinoire pour mes coéquipiers.»

Cameron reconnaît que Lazar joue du meilleur hockey depuis qu'il évolue au centre. «Le rendement de notre quatrième trio, de façon générale, me comble depuis quelques rencontres», dit-il.

Et ce, même si le quatrième trio se trouvait sur la patinoire lors des deux buts marqués par Washington, mercredi.

Impossible pour l'instant de savoir si le quatrième trio demeurera intact en vue du match contre San Jose.

Borowiecki, attaquant ou défenseur?

Lazar ne serait pas l'unique joueur qui serait revenu amoché du court voyage dans la capitale américaine. Cameron a refusé d'identifier les autres.

Les joueurs n'ont pas trop l'air au courant non plus. Même le vaillant Mark Borowiecki ne sait pas trop s'il sera utilisé à l'attaque ou en défensive.

Il continue de faire comme si ça ne le dérangeait pas trop.

«J'essaie de mettre les choses en perspective. Je me dis que mon plus gros problème, en ce moment, c'est de ne pas savoir à quelle position j'évoluerai dans le prochain match pour mon équipe dans la LNH. Si c'est vraiment mon plus gros problème, c'est que la vie est vraiment belle. J'essaie de prendre ça comme un beau défi», résume-t-il.

Curtis Lazar a tenu à rassurer tout le... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 2.0

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Vilain Zack Smith

Zack Smith aura 2000 $ de moins que prévu pour faire son magasinage de dernière minute, la semaine prochaine.

Le centre du quatrième trio des Sénateurs a été mis à l'amende, jeudi. Le préfet de discipline de la LNH estime qu'il a plongé pour convaincre les officiels de pénaliser le capitaine du Lightning de Tampa Bay Steven Stamkos, dans un match disputé le 10 décembre dernier.

La somme d'argent qui lui sera prise sera versée au Fonds de dépannage d'urgence des joueurs. Smith ne s'est pas présenté devant les journalistes pour commenter l'affaire.

Son entraîneur l'a fait à sa place. «La Ligue a sa façon d'interpréter certains événements. Parfois, ma lecture des choses est passablement différente de la leur. Que je sois d'accord ou non avec le patron ne change pas grand-chose. Le patron, c'est le patron», a commenté Dave Cameron.

La LNH soutient que Smith avait reçu un avertissement pour un autre plongeon, plus tôt cet automne.

«Je me contenterai de vous dire que je n'encourage pas mes joueurs à plonger. Je ne l'ai jamais fait et je ne le ferai jamais», jure Cameron.

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