La pire période de l'année, la pire défaite de l'année

Les Sénateurs ont alloué 27 lancers en 20... (Graham Hughes, PC)

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Les Sénateurs ont alloué 27 lancers en 20 minutes, un nouveau record de médiocrité. Dans les circonstances, Anderson s'en est plutôt bien tiré.

Graham Hughes, PC

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(MONTRÉAL) Craig Anderson est un homme assez stable. Les accès de colère, il ne connaît pas. Depuis son arrivée à Ottawa, il y a bientôt cinq ans, il n'avait jamais pété les plombs comme ça.

Certains diront que c'était pleinement justifié. Les Sénateurs ont disputé leur pire période de mémoire récente, samedi soir, au Centre Bell. Ils ont été complètement, mais complètement déclassés par les Canadiens de Montréal au premier tiers.

Ils ont alloué 27 lancers en 20 minutes, ce qui constitue un nouveau record de médiocrité.

Dans les circonstances, Anderson s'en est plutôt bien tiré. Grâce à lui, son équipe tirait de l'arrière par seulement deux buts au premier entracte.

Toutefois, quand il a encaissé son deuxième but, dans la dernière minute avant la pause, il a explosé.

«J'étais frustré. C'est frustrant de ne pas bien jouer. C'est frustrant de perdre. L'équipe ne jouait pas bien. D'ordinaire, je suis assez bon pour garder mon calme. Je perds rarement les pédales», insiste-t-il.

Anderson a réussi à contenir sa colère pendant le quart d'heure passé entre coéquipiers, dans le vestiaire. «Tout le monde comprenait la situation dans laquelle on se trouvait. Il n'aurait servi à rien de commencer à se crier après. Si j'avais parlé, je n'aurais que remué le fer dans la plaie.»

Anderson se contenait, mais il ne se calmait pas.

Quand il a encaissé deux buts dans les sept premières minutes du second engagement, il a compris que sa soirée était à l'eau.

Dave Cameron est arrivé au même constat, au même moment.

Même si les arbitres ont refusé le quatrième but du Canadien parce que Max Pacioretty avait poussé la rondelle dans le fond du filet avec son gant, la décision de l'entraîneur-chef était prise.

Il a retiré Anderson au profit de Chris Driedger.

«Je ressentais tout plein d'émotions contradictoires à ce moment-là, mais je crois que Dave a pris la bonne décision. Mon langage corporel ne devait pas être le meilleur.»

«Quand tu perds ton calme comme ça, il est parfois préférable de quitter le match et de se contenter d'un rôle de spectateur.»

Après le changement de gardien, l'allure du match a changé. Les Sénateurs ont encaissé un revers à moitié honorable de 3-1 dans une soirée où ils auraient facilement pu se faire massacrer.

Cameron était d'humeur massacrante lorsqu'il s'est présenté devant les journalistes, en fin de soirée, il avait les traits tirés et il n'était pas d'humeur à dépenser trop de salive.

Il a servi sa plus longue réponse quand est venu le temps de commenter la colère de son vétéran gardien.

«Ne seriez-vous pas choqués à sa place? Craig avait entièrement raison de se fâcher. Nous avons tellement mal défendu notre territoire...»

Assez de cadeaux

Anderson a réussi à se calmer assez rapidement. Il n'était déjà plus en colère au moment de quitter la métropole.

Les Sénateurs avaient congé d'entraînement, dimanche. Il a souhaité à tous ses coéquipiers de profiter un peu du soleil. «J'espère que nous allons profiter de la journée pour penser à autre chose qu'au hockey.»

Il a quand même un souhait à formuler pour la suite des choses.

«Je me suis fâché après le deuxième but parce que j'ai l'impression qu'il aurait été tout simple de sortir la rondelle de notre territoire. Nous étions à six pouces d'y parvenir. Nous leur avons plutôt donné un but sur un plateau d'argent. Nous devons cesser de faire des cadeaux à nos adversaires.»

Hammond réussit son test à Binghamton

Hammond doit en principe regagner Ottawa en début... (Bruce Bennett, Archives AFP/Getty Images) - image 3.0

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Hammond doit en principe regagner Ottawa en début de semaine.

Bruce Bennett, Archives AFP/Getty Images

On ne peut pas dire que le Hamburglar a brûlé la Ligue américaine, ce week-end.

Andrew Hammond a encaissé deux revers en autant de soirs, devant le filet des faibles Senators de Binghamton. Dans ces deux parties, il a encaissé huit buts.

La bonne nouvelle, c'est qu'il a réussi à jouer deux parties complètes. Après un mois d'absence, c'est déjà très bien. Aux dernières nouvelles, il n'a pas éprouvé d'ennuis de santé durant la fin de semaine. Il aurait donc réussi à se défaire pour de bon de la commotion cérébrale qu'il a subie en stoppant des rondelles avec son crâne.

Il y a bien un autre point positif. Hammond a gardé son meilleur hockey pour la fin. Samedi, dans son deuxième match, il a encaissé ses quatre buts dans la première période. Face aux toujours compétitifs Bears de Hershey, il a réussi une quinzaine d'arrêts consécutifs dans les 40 dernières minutes de jeu.

Hammond doit en principe regagner Ottawa en début de semaine. Il pourrait même être en uniforme lors de la visite des Kings de Los Angeles, lundi soir, au Centre Canadian Tire.

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