Murray a de quoi se tenir occupé

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Bryan Murray a rencontré les journalistes avant de prendre l'avion pour Montréal.

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(MONTRÉAL) Avant de quitter la Floride, vendredi matin, Bryan Murray s'est accordé un dernier petit moment de répit sous les palmiers.

Le directeur général en a profité pour s'entretenir avec les journalistes qui suivent les Sénateurs dans leurs déplacements.

Durant la conversation d'une bonne quinzaine de minutes, il a survolé une série de dossiers qui devraient le tenir occupé durant les mois d'hiver.

Voici quelques-uns des éléments les plus intéressants qui ont été abordés.

Une division de plus en plus compétitive

Les Sénateurs réussissent à se maintenir parmi le trio de tête de la section Atlantique, avec le Canadien de Montréal et les Red Wings de Détroit.

Il s'agit d'une position enviable, puisque les détenteurs des trois premières places obtiennent un accès direct aux séries éliminatoires.

Il sera toutefois difficile d'y demeurer, avec de sérieux prétendants - les Bruins de Boston et le Lightning de Tampa Bay - qui reprennent du poil de la bête.

«Nous avions déterminé dès le départ que Montréal et Tampa Bay constitueraient les deux équipes à battre. Ça nous semblait évident. À Boston, Claude Julien a fait un super boulot. Il a bien su composer avec les nombreux changements qui ont été apportés à sa formation. Je ne sais pas trop comment c'est possible, mais Détroit réussit à se maintenir dans la course, année après année», analyse le directeur général.

Murray ne peut quand même pas trop s'attarder à la compétition.

«La bonne nouvelle, c'est que nous jouons mieux qu'en début de saison. Nous travaillons plus fort. Nous travaillons ensemble. Je crois que nos joueurs ont toujours travaillé fort. Mais ils travaillent mieux ensemble maintenant.»

Du renfort après Noël?

Difficile pour un directeur général d'améliorer son équipe au beau milieu d'une saison. «Le plafond salarial complique la tâche de tout le monde. La parité est si grande que nous avons tous un peu peur d'aider un club rival. Il n'a jamais été aussi difficile de compléter une transaction», dit l'homme de hockey d'expérience.

Le renfort devrait en principe venir de l'interne. Milan Michalek devrait recommencer à s'entraîner avec ses coéquipiers vers la fin de la semaine prochaine.

Murray demeure optimiste de revoir l'autre éclopé, Clarke MacArthur, effectuer un retour au jeu dans la deuxième moitié du calendrier régulier.

«Pour les blessures aussi sérieuses que la sienne, il faut s'armer de patience. Ce qui m'encourage, c'est que Clarke est devenu le joueur qu'il est aujourd'hui en travaillant. Quand il recommencera à patiner, il se remettra peut-être plus rapidement qu'un autre joueur qui s'appuierait davantage sur ses habiletés naturelles.»

Chris Phillips a-t-il joué son dernier match?

Les nouvelles sont moins bonnes pour Chris Phillips.

«D'ici la fin du mois de décembre, nous devrons nous asseoir avec lui et discuter sérieusement. Sera-t-il capable de nous fournir une date approximative pour son retour au jeu?»

Le vétéran défenseur combat des maux de dos persistants. Il n'a pas joué depuis maintenant 10 mois.

«Dans la LNH, les joueurs sont rapides. Il n'est pas facile de revenir au jeu et de contribuer aux succès d'une équipe après une si longue absence...»

Il faudra bientôt négocier avec Hoffman

Mike Hoffman... (Christian Petersen, Archives Getty Images/AFP) - image 3.0

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Mike Hoffman

Christian Petersen, Archives Getty Images/AFP

«Je ne veux surtout pas m'embarquer sur le terrain», a répondu sèchement Murray lorsqu'il a été question de l'épineux dossier de Mike Hoffman.

Puisqu'il a obtenu son dernier contrat au terme d'une séance d'arbitrage, il a été impossible de négocier avec le dangereux ailier gauche dans les derniers mois. La fenêtre pour discuter d'une éventuelle prolongation s'ouvrira officiellement le 1er janvier.

«Plusieurs joueurs de notre organisation pourraient obtenir leur autonomie avec compensation l'été prochain. Mike fait partie de ce groupe. Nous allons finir par nous entendre avec lui, que ce soit en janvier ou en avril. Mais nous n'allons certainement pas commencer à en parler avec vous régulièrement.»

La direction des Sénateurs reconnaît que Hoffman a fait beaucoup de chemin dans les 12 derniers mois. Il est devenu un joueur plus complet.

«Il aurait quand même pu couvrir le joueur numéro 51 de plus près jeudi soir», note cependant Murray, cinglant.

En laissant filer Valteri Filppula, Hoffman lui a permis de marquer le deuxième but du Lightning.

Alfredsson, personnage influent

Daniel Alfredsson célébrait vendredi son 43e anniversaire de naissance. Il a signé son nouveau contrat de «conseiller spécial des opérations hockey» le 18 septembre dernier. Ça fera bientôt trois mois. Dans plusieurs entreprises, les nouveaux employés doivent être évalués au terme d'une période probatoire de trois mois.

«Vous savez ce qui me plaît chez Alfie? Les succès de notre équipe lui tiennent toujours autant à coeur», dit le patron.

«L'autre chose que je remarque, c'est qu'il aime vraiment aider les joueurs sur une base individuelle. Il a tout plein d'idées. En ce sens, il réfléchit et se comporte un peu comme un entraîneur.»

Alfredsson refuse de s'engager. Il ne sait toujours pas si son avenir se dessine dans le coaching ou dans la gestion.

«Il pourrait certainement faire les deux, croit Murray. Je l'encourage quand même souvent à rencontrer les joueurs individuellement. Il est tellement respecté. Il parvient à capter l'attention de certains joueurs qui n'écoutent pas grand-monde.»

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