Ryan, de marqueur à passeur?

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Bobby Ryan a marqué 28 points dont 19 passes en 29 matches cette saison.

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(MONTRÉAL) Les Sénateurs d'Ottawa ont fait l'acquisition de Bobby Ryan dans une transaction en large partie parce qu'il a connu quatre saisons de 30 buts avant de fêter son 25e anniversaire de naissance.

Le directeur général Bryan Murray lui a consenti un généreux contrat de 50 millions $US en déclarant qu'il pouvait atteindre un niveau supérieur; qu'il pouvait marquer encore plus de buts dans son avenir.

Ryan livre la marchandise. Malgré un départ lent, il a récupéré son titre d'attaquant numéro un à Ottawa dans les dernières semaines et produit à un rythme d'un point par match. Mais il récolte deux fois plus de mentions d'aide que de buts.

Mercredi, l'entraîneur-chef Dave Cameron a servi cette réflexion qui porte à réfléchir. «Vous avez tous l'air de croire que Bobby est un marqueur naturel. Or, j'ai l'impression que c'est le contraire. Il est d'abord et avant tout un fabricant de jeux. Sur la patinoire, il est LE joueur qui va réussir à trouver ses coéquipiers quand ils sont disponibles.»

Jeudi, Ryan lui a donné raison. Grâce à une superbe passe transversale vers Cody Ceci, il a permis à son équipe d'éviter l'affront du blanchissage face au Lightning de Tampa Bay.

«C'est vrai. Quand j'ai quitté les rangs juniors, j'étais un passeur. C'était mon modus operandi», concède l'ailier droit.

«Quand je suis arrivé à Anaheim, on m'a demandé de jouer avec Ryan Getzlaf et Corey Perry. Ces deux-là étaient encore plus habiles pour passer la rondelle que moi. Je suis devenu un tireur.»

«Ici, c'est différent. On me demande de jouer avec des joueurs qui possèdent de bons lancers comme Hoff, Turrey et - dans une certaine mesure - Mika. Je suis fier de dire que je suis capable de m'adapter au jeu de mes coéquipiers. En ce moment, mon travail consiste à les alimenter. Ça me convient. Je me fiche un peu du nombre de buts que je vais marquer cette saison. Tant que les points sont au rendez-vous...»

Survivre à la deuxième moitié

Il n'est pas anormal que Bobby Ryan joue du gros hockey en décembre. Ce fut le cas l'an dernier aussi. «C'est généralement à cette période de l'année que je décolle», dit-il.

En 2014-2015, il a connu deux mois magiques, durant lesquels il était un des quatre ou cinq attaquants les plus efficaces de la Ligue nationale de hockey.

Ça s'est gâché par la suite.

Personne n'a oublié la désastreuse fin de campagne. Tandis que le Hamburglar multipliait les miracles, Ryan peinait à contribuer avec un but et quatre mentions d'aide dans les 20 dernières parties de la saison régulière.

Ryan n'a pas oublié. Même s'il aimerait bien oublier.

«Les mois de décembre et janvier sont généralement ceux où j'atteins ma vitesse de croisière. J'ai connu des années où j'ai été capable de maintenir cette vitesse jusqu'à la fin. Il y a eu d'autres années où ça s'est moins bien terminé.» Ryan utilise le savant mot «abomination» pour décrire son printemps 2015.

«La seule chose que je peux faire, en ce moment, c'est de ne plus y penser. Je vais me présenter à l'aréna chaque jour. Vous avez le droit de me poser des questions difficiles, à savoir comment je compte m'y prendre pour ne pas que le scénario se répète. Je vais essayer de trouver les réponses. Je vais surtout essayer de conserver une attitude positive. C'est essentiel.»

Ryan pense à la Coupe du monde

Il s'agit sans doute de la plus grosse gifle encaissée par Bobby Ryan depuis son arrivée à Ottawa. Les dirigeants de USA Hockey l'ont écarté de l'équipe olympique qui s'est rendue à Sotchi. Pour ajouter l'insulte à l'injure, les dirigeants de la formation lui ont reproché son manque d'engagement dans un grand reportage publié sur le site d'ESPN. Ryan a été insulté.

Deux ans plus tard, il est prêt à enterrer la hache de guerre. Si on a besoin de lui pour la Coupe du monde, en septembre prochain, il répondra présent. «Ça me ferait plaisir. Comme tous les athlètes professionnels, je suis orgueilleux. Je veux me mesurer aux meilleurs de ma profession. Au hockey, les occasions d'affronter les meilleurs sont plutôt rares», dit le médaillé d'argent des Jeux de Vancouver.

À la veille du 30e match de la saison régulière, Ryan était le deuxième meilleur marqueur parmi les joueurs américains de la LNH. Il arrive derrière le meilleur pointeur du circuit, un certain Patrick Kane.

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