La frustration de Mike Hoffman

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Mike Hoffman n'a pas apprécié du tout que son entraîneur Dave Cameron le retire de son trio.

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(TAMPA, Floride) Les caméras de télévision qui l'ont montré en gros plan ont révélé le malaise. Mike Hoffman venait de marquer le but qui allait devenir celui de la victoire, en troisième période du match de mardi. Il aurait dû être heureux, fier de lui, tout souriant. Il avait plutôt l'air en beau fusil.

Que s'est-il passé, M. Hoffman?

«Eh bien... Je n'étais pas certain d'avoir marqué. Je n'ai pas vu tout de suite la rondelle dans le fond du filet», a répondu le joueur, une quinzaine d'heures plus tard.

Il n'était pas trop convaincant. Le reste de sa réponse nous laisse croire qu'il n'arrivait pas à se croire lui-même.

«J'étais un peu frustré. Je crois que c'était de la frustration justifiée.»

«On m'avait retiré de mon trio plus tôt dans le match...»

Et voilà. C'est confirmé. Hoffman, l'attaquant le plus dangereux de la LNH dans les trois dernières semaines, avait le feu au derrière contre son entraîneur.

Dave Cameron a séparé les trois membres de son premier trio parce qu'il le jugeait trop dangereux défensivement. Il a donc remplacé Hoffman par Mark Borowiecki, un défenseur qui dépannait à l'attaque le temps d'une soirée.

Cameron ne regrette pas d'avoir agi ainsi. Quand il a pris sa décision, les Sénateurs tiraient de l'arrière. Ils sont revenus de l'arrière par la suite pour vaincre les Panthers.

Jeudi, ils auront maintenant l'opportunité de compléter leur balayage de la Floride, quand ils rendront visite au Lightning de Tampa Bay au Amalie Arena.

Aux directeurs généraux des tavernes qui le critiquent sur toutes les tribunes depuis mardi, l'entraîneur-chef répond ceci: «Y a-t-il un seul trio, dans toute la LNH, qui demeure intact pendant 82 parties? Je ne crois pas. Voulez-vous bien m'expliquer, alors, pourquoi la mutation de Mike Hoffman constitue un sujet aussi chaud?»

Cameron est bien conscient qu'il ne peut pas échapper aux critiques, mais...

«Il y a bien un truc que j'ai déjà dit dans le passé. Je vais le répéter. Un beau jour, le poste d'entraîneur-chef des Sénateurs sera une fois de plus disponible. Je ne sais pas trop quand cela va se produire. J'espère que ça ne sera pas bientôt. Mais le jour où je quitterai, tous ceux qui voudront me succéder n'auront qu'à soumettre leur candidature.»

Cameron souligne que, même s'il a marqué 11 buts à ses 11 dernières parties, Hoffman demeure un jeune joueur de deuxième année. Il doit continuer à travailler dans le but de s'améliorer.

«Des moments de frustration, il va en vivre d'autres. Mike, comme tous les autres joueurs, doit apprendre à composer avec la frustration», commente l'entraîneur.

Les lacunes en défensive n'ont pas empêché Cameron de reformer son premier trio. Hoffman devrait entreprendre le match de jeudi à la gauche de Kyle Turris et Bobby Ryan.

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Pour ceux que ça intéresse, Hoffman a - un peu - retrouvé sa bonne humeur.

Difficile de juger. Même dans une très bonne journée, il ne rayonne pas beaucoup.

«C'est un nouveau jour. Je ne peux plus rien faire à propos de ce qui s'est produit hier. Comme toujours, je vais apprendre de mes erreurs, mettons. Demain sera une autre nouvelle journée. Je vais essayer de profiter au maximum de l'opportunité qui me sera offerte», a-t-il récité.

«On a gagné. La victoire passe avant tout. Il y a 23 joueurs dans le vestiaire. Je joue pour eux et ils jouent pour moi», a-t-il complété.

Curtis Lazar «en arrache»

La recrue Curtis Lazar... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit) - image 3.0

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La recrue Curtis Lazar

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Mike Hoffman n'est pas le seul joueur qui a passé une mauvaise soirée, mardi.

Curtis Lazar a réchauffé le banc en troisième période. «J'en arrache. Je le sais», a reconnu bien humblement celui qui n'a pas marqué à ses 13 derniers matches.

Il pourrait facilement se cacher derrière des excuses. Dave Cameron l'utilise à toutes les sauces depuis le début de la saison. Lazar aimerait avoir un rôle plus défini. Au centre, de préférence. «Je ne suis pas un ailier gauche. J'aimerais évoluer à la position qui m'a permis d'atteindre la LNH, c'est évident.»

Il pourrait sans doute obtenir une meilleure opportunité de jouer au centre s'il effectuait un séjour dans les mineures.

À pareille date, l'an dernier, les Sénateurs l'ont libéré pour lui permettre de passer le temps des Fêtes au Championnat mondial junior. Serait-il possible que le scénario se répète? Pourrait-il cette fois-ci passer Noël et le jour de l'An à Binghamton?

«Personne ne m'a rien dit à cet effet au sein de l'organisation. Les seuls commentaires que j'ai entendus proviennent de l'extérieur, dit Lazar. Moi, je sais que ma place est ici. Je dois tout simplement prouver que je suis capable de jouer dans la LNH soir après soir.»

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