«Il fait bon travailler à Ottawa»

Dave Cameron dirigeait son premier match derrière le... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Dave Cameron dirigeait son premier match derrière le banc des Sénateurs, le 11 décembre 2014, face aux Kings.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Dave Cameron et Bryan Murray ont partagé un lunch en tête-à-tête, lundi, sur le bord d'une plage en Floride.

C'était possiblement un repas d'affaires. Peut-être aussi un repas pour célébrer.

Le directeur général des Sénateurs d'Ottawa célébrait son anniversaire de naissance la fin de semaine dernière. Il a soufflé 73 bougies samedi.

Cameron fêtera mardi une première année complétée à titre d'entraîneur-chef d'une formation de la Ligue nationale de hockey.

Le 8 décembre 2014, les Sénateurs se relevaient d'un autre week-end laborieux. Murray avait relevé Paul MacLean de ses fonctions.

On lui avait alors demandé de ne pas chercher un successeur à l'extérieur de l'organisation; d'accorder une promotion à l'interne.

Alors, un an plus tard, c'était une bonne décision?

On mesure généralement la compétence d'un entraîneur en fonction des succès obtenus par son équipe sur la patinoire. Au cours des 365 derniers jours, les Sénateurs de Cameron ont joué exactement 82 parties. Ils ont conservé un dossier de 46-23-13. Ils ont donc accumulé 105 points.

Durant la même période, dans la LNH, seulement quatre formations ont fait mieux.

Plusieurs entraîneurs seraient pleinement satisfaits d'occuper le cinquième rang du classement général dans la meilleure ligue au monde.

«Nous essayons toujours de faire grandir l'équipe. Notre combat demeure le même. Nous sommes toujours à la recherche de la constance», a-t-il répondu, récemment, quand on lui a demandé à quel point son équipe avait évolué dans la dernière année.

«Quand je regarde mon équipe, je vois toujours les mêmes choses. Je vois un groupe d'hommes qui se bat pour trouver la constance dans leur jeu. C'est pourquoi il est important de gérer les attentes. Nous n'avons pas connu une séquence de rêve le printemps dernier parce que nous avons dominé chaque partie. Nous avons gagné tous ces matches parce que nous avons travaillé fort. Nos gardiens ont effectué de gros arrêts quand c'était le temps. Nous avons marqué des buts dans des situations critiques. Nous avons profité de bonds favorables. Les Dieux du hockey étaient souvent de notre côté», résume-t-il.

«Les choses n'ont pas changé cette année. Par moments, nous sommes bons. Par moments, nous nous fions beaucoup trop à nos gardiens. Mais tout cela est parfaitement normal. Dans la LNH, on trouve peut-être cinq équipes d'élite qui jouent de la même façon soir après soir. Toutes les autres équipes sont dans le même panier. Comme nous, elles essaient de survivre et d'avancer un peu plus chaque jour.»

Cameron se défend bien d'être le juge le plus sévère des performances de son équipe. «Je suis le plus réaliste», croit-il.

L'ancien joueur marginal - il a joué 168 parties dans la LNH au début des années 1980 - est quand même capable d'apprécier un peu ce qui lui arrive. Il a été patient. Il a gagné sa vie dans le coaching pendant près de 20 ans dans des niveaux inférieurs avant d'obtenir sa chance au plus haut niveau.

«Je n'ai jamais renoncé à mon rêve d'accéder à un poste d'entraîneur-chef dans la LNH, mais je ne m'étais jamais fixé de date butoir pour y parvenir. J'avais une approche réaliste à ce niveau aussi. J'étais bien conscient que 30 jobs sont disponibles. Plusieurs entraîneurs de talent n'atteignent jamais ce niveau.»

«Il fait bon de travailler à Ottawa. Les mauvaises journées sont rares ici.»

Un environnement de travail «plus productif»

Depuis maintenant un an, le bureau de l'entraîneur-chef au Centre Canadian Tire est désert.

Dave Cameron a refusé de s'installer dans la pièce qui a été occupée par six de ses prédécesseurs. Il a conservé son vieux pupitre, dans un bureau plus vaste dans lequel s'entassent tous les adjoints.

«C'est plus pratique. Si je veux discuter d'un sujet qui touche spécifiquement les défenseurs, je n'ai qu'à m'adresser à Jason Smith. Je n'ai pas besoin de le faire venir à mon bureau. Même chose pour le jeu de puissance avec André Tourigny. C'est plus productif», explique-t-il.

C'est la grosse différence qu'on a tôt fait de remarquer. Tandis que Paul MacLean n'aimait pas déléguer, Cameron fait constamment appel aux gens qui l'entourent. Il invite régulièrement des gens de l'extérieur de l'organisation à travailler avec ses joueurs.

«Je lisais récemment un reportage dans le Sports Illustrated. Il était question d'une équipe de football universitaire très dominante. L'entraîneur avait demandé à un chanteur de hip hop de livrer un discours à ses joueurs. Je comprends pourquoi. Quand je répète trop souvent les mêmes choses, mes joueurs lèvent les yeux au ciel. Quand un étranger leur dit la même chose, ils boivent ses paroles...»

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