Karlsson fier de son rendement

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Erik Karlsson a bloqué 56 tirs depuis le début de la présente campagne.

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Erik Karlsson se fiche bien des statistiques individuelles. Du moins, c'est ce qu'il a toujours soutenu.

Une séquence de neuf matches consécutifs avec au moins un point? Vraiment? Je n'avais pas pris le temps de compter, argue-t-il.

Une lutte pour le sommet du classement des marqueurs? La possibilité d'être le premier défenseur depuis 1992 à connaître une saison de 100 points? On verra bien en temps et lieu.

Contre toutes attentes, on a finalement trouvé une statistique dont il est fier. Dont il accepte de parler ouvertement.

Les lancers bloqués.

Le capitaine des Sénateurs a bloqué 56 tirs depuis le début de la saison.

Ça lui permet de se maintenir parmi les 15 meneurs dans la LNH.

«C'est quelque chose que j'ai appris à faire. Plus je bloque des tirs, plus je suis confiant. J'imagine que j'ai été chanceux jusqu'ici. Un de ces jours, la rondelle finira bien par me frapper dans un endroit où je suis moins bien protégé. En attendant, c'est un élément que j'ai pu ajouter à mon jeu et qui fait de moi un défenseur plus responsable défensivement. Ça me permet d'aider davantage l'équipe», observe-t-il.

Karlsson est le meneur de son équipe. Les Sénateurs, de façon générale, bloquent plus de tirs que dans le passé.

Ils ont entrepris la semaine au cinquième rang dans la LNH. Il s'agit d'une amélioration marquée. Dans les cinq saisons précédentes, ils n'avaient pas pu faire mieux qu'une 19e position.

Il faut remonter jusqu'en 2009-10 pour trouver une édition des Sénateurs qui n'avait pas peur de se lancer devant des morceaux de caoutchouc volcanisé. À l'époque, l'équipe était menée par le très brave Anton Volchenkov.

«Je n'étais pas conscient que nous faisions partie des équipes dominantes au chapitre des tirs bloqués, mais c'est une très bonne chose, s'exclame le partenaire de Karlsson à la ligne bleue, Marc Méthot. Ça faisait partie de notre plan de match avant le début de la saison. Dans tous nos meetings, on se faisait répéter qu'on ne bloquait pas assez.»

Méthot, tout comme son patron Dave Cameron, souligne cependant que derrière cette statistique flatteuse se cache un problème.

«En ce qui me concerne, le verre est à la fois à moitié vide et à moitié plein. Il est à moitié plein parce qu'il faut du courage pour bloquer autant de lancers. Il est à moitié vide parce que si nous ne passions pas autant de temps dans notre territoire, nous n'aurions pas à bloquer autant de lancers», fait valoir l'entraîneur-chef.

Les Sénateurs ont effectivement entrepris la semaine au 30e rang dans la LNH avec leurs 34 lancers accordés par match, en moyenne, en 2015-16.

«Tu sais que tu diriges une équipe courageuse quand tes joueurs figurent parmi les meneurs au chapitre des lancers bloqués. Dans le bon vieux temps, on trouvait peut-être deux ou trois joueurs par équipe qui possédaient de vrais bons lancers menaçants. De nos jours, tout le monde lance fort», souligne Cameron.

Ce dernier peut compter sur un bon lieutenant. Son adjoint Jason Smith était un spécialiste des lancers bloqués quand il jouait. Il s'assure aujourd'hui que les directives transmises durant les rencontres d'équipe soient respectées.

«Il crie souvent après les autres de se tasser pour mieux se placer dans les corridors de tirs. J'essaie de le faire naturellement parce que je n'aime pas trop quand il me crie après», dit Karlsson, à moitié sérieux.

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